Poisson, fruits de mer et santé
Pourquoi manger du poisson et des fruits
de mer?
Le poisson et les fruits de mer constituent un élément important
d'une saine alimentation.
Le
Guide alimentaire canadien recommande aux Canadiens de consommer
au moins deux portions de poisson chaque semaine, ce qui représente
au moins 150 grammes de poisson cuit par semaine (c.-à-d. environ
cinq onces ou une tasse). Le Guide alimentaire recommande également
de privilégier le hareng, le maquereau, l'omble, les sardines,
le saumon et la truite. Ces types de poisson referment des quantités
particulièrement élevées d'acides gras oméga-3.
- De nombreux Canadiens ne respectent pas ces recommandations, et pourraient
ainsi se priver des avantages pour la santé liés à
la consommation de poissons et de fruits de mer.
- Le poisson et les fruits de mer, dont les mollusques et les crustacés,
sont très nutritifs et contiennent des protéines de qualité
supérieure et d'autres éléments nutritifs essentiels.
Le poisson et les fruits de mer se distinguent des autres aliments protéiques,
car ils dominent généralement au niveau des acides gras
oméga-3 à chaîne longue et ont une teneur plus faible
en graisses saturées et une teneur plus élevée en
sélénium minéral que la plupart des autres aliments.
En outre, le poisson et les fruits de mer constituent une source de vitamines
du complexe de vitamines B, de vitamine D et de minéraux, notamment
le fer, le zinc, le magnésium, le potassium, le cuivre et l'iode.
- Le poisson et les fruits de mer présentent des avantages importants
pour la santé. Une alimentation équilibrée qui
comporte divers poissons et fruits de mer contribue à la santé
cardiovasculaire chez les adultes, ainsi qu'à la croissance
et au développement normaux des nourrissons et des jeunes enfants.
Par exemple, on sait que l'acide gras oméga-3 à chaîne
longue DHA contribue au développement normal du cerveau, des
yeux et des nerfs.
La
consommation de poisson et de fruits de mer comporte d'autres avantages,
outre ceux liés aux acides gras oméga-3 à chaîne
longue et aux autres nutriments. Par exemple, lorsque ces produits
remplacent des aliments à teneur plus élevée
en graisses saturées, ils contribuent indirectement aux avantages
relatifs à la santé cardiovasculaire.
En outre, bien que les données factuelles ne soient pas concluantes,
les scientifiques tentent de déterminer si le poisson et les fruits
de mer et les acides gras oméga-3 qu'ils contiennent peuvent offrir
des avantages en lien avec d'autres états, notamment l'asthme,
le cancer, la dépression, la maladie d'Alzheimer et les troubles
du comportement. Les recherches en sont encore au stade exploratoire dans
un bon nombre d'autres domaines.
Pour en savoir davantage
Valeur nutritive du poisson et des
fruits de mer
Le poisson et les fruits de mer contribuent divers éléments
nutritifs à l'approvisionnement alimentaire canadien; en outre, ils
offrent des avantages importants touchant la santé. Ces produits
sont une excellente source de protéines de qualité supérieure;
de plus, ils sont riches en vitamines et en minéraux, et ils fournissent
des acides gras oméga-3. Ces éléments nutritifs exercent
de nombreuses fonctions métaboliques et jouent un rôle important
dans l'atteinte et le maintien d'une bonne santé. En outre, la plupart
des poissons et des fruits de mer ont une faible teneur en graisses saturées.

Protéines,
vitamines et minéraux
- Le poisson et les fruits de mer font partie du groupe des viandes
et substituts, et fournissent des protéines, des vitamines du complexe
de vitamines B et des minéraux, notamment du sélénium,
du fer, du zinc, du magnésium, du potassium, du cuivre et de l'iode.
Par exemple, presque tous les produits de la mer constituent une excellente
source de vitamine B12; en outre, ces produits comportent généralement
une teneur plus élevée en sélénium antioxydant
que les autres aliments du groupe des viandes et des substituts.
- Le poisson constitue la plus importante source de vitamine D à
l'état naturel dans l'alimentation des Canadiens.
- De nombreux poissons et fruits de mer sont également une source
de calcium : le saumon et les sardines non désossés en boîte
constituent une bonne source de calcium, tandis que d'autres produits,
notamment les palourdes, le crabe, les huîtres, le flétan
et le hareng, procurent cet élément nutritif.
Gras sains
- Le poisson et les fruits de mer constituent notre principale source
alimentaire d'acides gras oméga-3 à chaîne longue,
à savoir les EPA (acide eicosapentanoïque, 20:5n-3) et
DHA (acide docosahexanoïque, 22:6n-3).
-
Nous devons tirer des EPA et des DHA de notre alimentation, car notre
organisme en produit très peu. Nous ne pouvons transformer
qu'une quantité restreinte d'acides gras polyinsaturés
à chaîne longue du stade d'acide alpha-linoléique
au stade précurseur d'acide gras oméga-3, que l'on trouve
dans certaines huiles végétales (notamment les huile
de canola et de soja), les noix et la graine de lin moulue.
- Les EPA et les DHA jouent un rôle important dans la santé
cardiovasculaire, de même que dans le développement du
cerveau, des yeux et des nerfs.
- Les poissons huileux, notamment le maquereau, le hareng et le saumon,
représentent une excellente source d'acides gras oméga-3.
Teneur en acides gras oméga-3 (EPA et DHA) de certains poissons et fruits
de mer
| Type de poisson |
EPA + DHA (mg/100 g) |
| Moule bleue |
780 |
| Omble-chevalier |
750-900 |
| Hareng |
1800-2000 |
| Maquereau |
400-1850 |
| Huîtres |
440-1370 |
| Saumon |
450-2150 |
| Sardines |
980-1400 |
| Truite |
700-1100 |
| Thon |
270-1500 |
Les valeurs sont fondées sur les données
tirées du
Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2007b.
La
valeur nutritive varie quelque peu selon l'espèce,
la source et d'autres facteurs. |
- De nombreux produits de la mer - selon la manière dont ils sont
préparés - ont une teneur plus faible en gras complets
et en gras saturés que les autres aliments protéiques
d'origine animale.
- En remplaçant plus fréquemment les aliments d'origine
animale par des produits de la mer, les consommateurs peuvent réduire
leur apport global de gras complets et de gras saturés.
- Afin de veiller à ce que le profil en matière de gras
soit le plus sain possible, il faut préparer les produits de la
mer selon les méthodes de cuisson les plus faibles en gras, notamment
les grillades, le poisson poché ou la cuisson au four, plutôt
que la friture ou la pâte à frire.
Pour en savoir davantage
Notions élémentaires
sur les gras
Les
huiles et les matières grasses fournissent des calories et des
gras essentiels et aident l'organisme à assimiler les vitamines
liposolubles A, D, E et K. Le type de matière grasse est tout
aussi important pour la santé que la quantité consommée.
Les matières grasses se composent de trois molécules d'acides
gras liées à une ossature de glycérol. Il peut s'agir
d'acides gras saturés, trans ou insaturés (monoinsaturés
ou polyinsaturés). Cette classification est fondée sur la
présence ou l'absence de liaisons doubles dans la chaîne d'acides
gras (acides gras saturés), d'une liaison double (acides gras monoinsaturés)
ou plusieurs liaisons doubles (acides gras polyinsaturés). Les acides
gras polyinsaturés se subdivisent entre les acides gras n-3 (oméga-3)
et n-6 (oméga-6), selon la position de la première liaison
double par rapport à l'extrémité méthyle de
la chaîne carbonée. Un acide gras est désigné
« trans » lorsque les liaisons doubles sont configurées
selon une structure particulière. Sur le plan chimique, les acides
gras trans sont classés parmi les acides gras insaturés; toutefois,
ils se comportent davantage comme des acides gras saturés dans l'organisme.
Gras saturés et gras trans
Une
alimentation à faible teneur en gras saturés et en gras
trans contribue à réduire le risque de maladie cardiovasculaire.
Ce type de gras n'est pas essentiel dans l'alimentation. Selon les recommandations
nutritionnelles actuelles, c'est-à-dire les apports nutritionnels
de référence, les gens devraient tenter d'atteindre une
alimentation à faible teneur en gras saturés et maintenir
leur consommation de gras trans au niveau le plus faible possible, tout
en s'alimentant de façon appropriée sur le plan nutritionnel.
- On trouve les acides gras saturés dans les graisses animales
et dans les huiles végétales tropicales. Les viandes et
les produits laitiers contribuent environ 60 % des acides gras saturés
dans le régime alimentaire nord-américain.
- Les gras trans se trouvent principalement dans les margarines en bâton
et dans les aliments préparés à l’aide d’huile
partiellement hydrogénée ou de graisse alimentaire végétale,
notamment les pâtisseries, les beignets, les biscuits, les craquelins
et les aliments frits.
- L'industrie alimentaire remplace actuellement les huiles partiellement
hydrogénées par des huiles plus saines (notamment des huiles
à haute teneur en acide oléique) dans la préparation
des aliments prêts à manger et des aliments transformés.
Cependant, la préparation de certains aliments frits, de pâtisseries
et de produits de boulangerie (notamment les beignets, les biscuits et
les craquelins) exigent des graisses dures, par exemple, des huiles tropicales,
de la margarine ou de la graisse végétale à teneur
élevée en acides gras saturés. Ces aliments peuvent
donc contenir une quantité importante d'acides gras saturés.
Gras insaturés
Nous devons surtout consommer des aliments qui contiennent des gras insaturés,
notamment des huiles végétales, des margarines douces
non hydrogénées, des noix, des graines et des poissons
gras. Ces aliments constituent des sources importantes de gras « essentiels »
(acides gras polyinsaturés oméga-3 et oméga-6)
qui ne sont pas fabriqués par l'organisme et qui doivent provenir
de l'alimentation.
- Les acides gras monoinsaturés se trouvent dans les huiles végétales,
dans les huiles de noix et de graines, ainsi que dans les viandes et les
produits laitiers. La principale source alimentaire d'acides gras monoinsaturés
est l'acide oléique, que l'on trouve dans l'huile d'olive, dans
l'huile de canola, dans l'huile de tournesol midoléique et dans
d'autres huiles végétales dont la teneur est de moyenne
à élevée en acide oléique, ainsi que dans
l'arachide, la pistache, l'amande et l'avocat.
- Les acides gras polyinsaturés se trouvent dans les huiles végétales,
dans les huiles de noix et de graines, ainsi que dans le poisson et les
fruits de mer; les quantités d'acides gras oméga-3 et oméga-6
varient largement.
- Les acides gras oméga-6 se trouvent dans
certaines noix et graines, notamment l'huile de safran, de tournesol,
de maïs et de soja, ainsi que dans les margarines douces sans
gras trans.
- On trouve trois types principaux d'acides gras oméga-3
dans les aliments :
- Acide alpha-linoléique (ALA)
L'acide alpha-linoléique (ALA), principal acide gras oméga-3
alimentaire, constitue un gras « essentiel » dans le
régime alimentaire, car l'organisme humain ne peut pas
en produire. La graine de lin, l'huile de canola et l'huile de
soja ont une teneur élevée en ALA. Parmi les autres
sources, notons les noix, les œufs enrichis à l'oméga-3,
le soja, les graines de tournesol, certaines margarines molles
et la plupart des huiles végétales.
- Acide eicosapentaenoïque (EPA) et acide
docosahexaenoïque (DHA)
Les acides oméga-3 à chaîne longue EPA et DHA
jouent un rôle dans la santé cardiovasculaire. Les DHA
contribuent également au développement du cerveau, des
yeux et des nerfs. Bien que l'organisme puisse transformer les acides
gras oméga-3 à chaîne longue, la conversion en
EPA, et particulièrement en DHA, est limitée à
l'humain; ainsi, nous devons tirer les EPA et les DHA de notre alimentation.
Le poisson et les fruits de mer constituent la principale source alimentaire
d'acides gras EPA et DHA.
Acides gras polyinsaturés oméga-3 et oméga-6
| Type |
Nom |
Abréviation |
Structure |
Principales sources alimentaires |
| Oméga-3 |
acide alpha-linoléique* |
ALA |
18:3n-3 |
Noix, graine de lin moulue, huile de canola, huile de soja |
| |
acide eicosapentaenoïque |
EPA |
20:5n-3 |
Poissons gras, huiles de poisson |
| |
acide docosapentaenoïque |
DPA |
22:5n-3 |
Poissons gras, huiles de poisson |
| acide docosahexaenoïque |
DHA |
22:6n-3 |
Poissons gras, huiles de poisson |
| Oméga-6 |
acide linoléique* |
LA |
18:2n-6 |
Huile de maïs, huile de safran, huile de soja, huile de graine
de coton, huile de tournesol |
| |
acide gamma-linoléique |
GLA |
18:3n-6 |
huile d'onagre, huile de bourrache, huile de cassis |
| |
acide arachidonique |
AA |
20:4n-6 |
Viandes, volaille, œufs |
*acides gras essentiels à l'organisme humain, mais que celui-ci
ne peut synthétiser
Pour
en savoir davantage :
- Position of the American Dietetic Association and Dietitians of Canada:
Dietary Fatty Acids. J Am Diet Assoc 2007;107:1599-1611
www.dietitians.ca/news...
- Otten JJ, JP Hellwig JP, LD Meyers LD (éd.) : Dietary Reference
Intakes: The Essential Guide to Nutrient Requirements. Institute of
Medicine, Food and Nutrition Board. Washington, DC: National Academies
Press, 2006
www.nap.edu/catalog.php?record_id=11537
(en anglais seulement)
Valeur nutritive de certains types de poisson et de fruits de mer et d'autres
aliments d'origine animale
| Aliment |
Valeur nutritive (par portion de 100 grammes
cuite) |
| Énergie (kcal) |
Protéines (g) |
Gras totaux (g) |
Graisses saturées (g) |
Acides gras oméga-3 |
| DHA (g) |
EPA (g) |
ALA (g) |
| POISSON ET FRUITS DE MER |
|
|
|
|
|
|
|
| Poisson plat (limande-sole, sole, plie) (cuit au four ou grillé) |
117 |
24,16 |
1,53 |
0,363 |
0,258 |
0,243 |
0,016a |
| Flétan, Atlantique et Pacifique (cuit au four ou grillé) |
140 |
26,69 |
2,94 |
0,417 |
0,374 |
0,091 |
0,083a |
| Homard, Atlantique (bouilli ou vapeur) |
98 |
20,50 |
0,59 |
0,107 |
0,031 |
0,053 |
0,000a |
| Maquereau, Atlantique (cuit au four ou grillé) |
262 |
23,85 |
17,81 |
4,176 |
0,699 |
0,504 |
0,113a |
| Huîtres, Pacifique (bouilles ou vapeur) |
163 |
18,90 |
4,60 |
1,020 |
0,500 |
0,876 |
0,064a |
| Truite arc-en-ciel, d'élevage (cuite au four ou grillée) |
169 |
24,27 |
7,20 |
2,105 |
0,820 |
0,334 |
0,082a |
| Saumon, Atlantique, d'élevage (cuit au four ou grillé) |
206 |
22,10 |
12,35 |
2,504 |
1,457 |
0,690 |
0,113a |
| Saumon, Pacifique, rouge, sauvage (cuit au four ou grillé) |
216 |
27,31 |
10,97 |
1,917 |
0,700 |
0,530 |
0,062a |
| Crevettes, espèces mélangées (bouillies ou vapeur) |
99 |
20,91 |
1,08 |
0,289 |
0,144 |
0,171 |
0,012a |
| Crabe des neiges (bouilli ou vapeur) |
115 |
23,72 |
1,51 |
0,183 |
0,145 |
0,332 |
0,003a |
| Thon pâle en boîte (dans l'eau, égoutté,
non salé) |
116 |
25,51 |
0,82 |
0,230 |
0,223 |
0,047 |
0,000a |
| Thon blanc en boîte (dans l'eau, égoutté, non
salé) |
128 |
23,62 |
2,97 |
0,792 |
0,629 |
0,233 |
0,071a |
| BOEUF |
|
|
|
|
|
|
|
| Boeuf haché (maigre, grillé, bien cuit) |
252 |
28,03 |
14,65 |
5,827 |
0,000 |
0,000 |
0,052a |
| Rôti de boeuf (rôti de noix de ronde désossé,
3 mm, rôti) |
197 |
31,90 |
6,33 |
2,770 |
— |
— |
0,020 |
| Haut de surlonge (steak, 3 mm, grillé) |
195 |
28,10 |
8,22 |
3,430 |
— |
— |
0,030 |
| PORC |
|
|
|
|
|
|
|
| Jambon salaisonné (désossé, coupe régulière,
rôti) |
178 |
22,62 |
9,02 |
3,120 |
0,000 |
0,000 |
0,240a |
| Longe de porc (rôti de côte désossée) |
244 |
28,22 |
13,79 |
5,310 |
0,000 |
0,000 |
0,090 |
| Porc frais haché (moyen, rissolé) |
299 |
24,50 |
21,50 |
8,020 |
0,000 |
0,030 |
0,240 |
| VOLAILLE |
|
|
|
|
|
|
|
| Poitrine de poulet, chair et peau (rôtie) |
188 |
25,84 |
8,74 |
2,332 |
0,019 |
0,006 |
0,075a |
| Poitrine de poulet, chair seulement (rôtie) |
147 |
29,93 |
2,08 |
0,552 |
0,015 |
— |
0,015a |
| Dindon, chair seulement (rôti) |
170 |
29,32 |
4,97 |
1,640 |
0,040 |
0,000 |
0,040a |
| Dindon haché (cuit) |
235 |
27,36 |
13,15 |
3,390 |
0,030 |
0,000 |
0,150a |
Valeur nutritive de certains types de poisson et de fruits de mer et d'autres
aliments d'origine animale - à suivre...
| Aliment |
| Cholestérol (mg) |
Calcium (mg) |
Fer (mg) |
Magnésium (mg) |
Sélénium (µg) |
Zinc (mg) |
Vitamine B6 (mg) |
Vitamine D (µg) |
| POISSON ET FRUITS DE MER |
|
|
|
|
|
|
|
|
| Poisson plat (limande-sole, sole, plie) (cuit au four ou grillé) |
68 |
18 |
0,34 |
58 |
58,2 |
0,63 |
0,240 |
1,500 |
| Flétan, Atlantique et Pacifique (cuit au four ou grillé) |
41 |
60 |
1,07 |
107 |
46,8 |
0,53 |
0,397 |
4,800 |
| Homard, Atlantique (bouilli ou vapeur) |
72 |
61 |
0,39 |
35 |
42,7 |
2,92 |
0,077 |
— |
| Maquereau, Atlantique (cuit au four ou grillé) |
75 |
15 |
1,57 |
97 |
51,6 |
0,94 |
0,460 |
2,600 |
| Huîtres, Pacifique (bouilles ou vapeur) |
100 |
16 |
9,20 |
44 |
154,0 |
33,24 |
0,090 |
8,000 |
| Truite arc-en-ciel, d'élevage (cuite au four ou grillée) |
68 |
86 |
0,33 |
32 |
15,0 |
0,49 |
0,396 |
6,390 |
| Saumon, Atlantique, d'élevage (cuit au four ou grillé) |
63 |
15 |
0,34 |
30 |
41,4 |
0,43 |
0,647 |
6,800 |
| Saumon, Pacifique, rouge, sauvage (cuit au four ou grillé) |
87 |
7 |
0,55 |
31 |
37,8 |
0,51 |
0,219 |
22,600 |
| Crevettes, espèces mélangées (bouillies ou vapeur) |
195 |
39 |
3,09 |
34 |
39,6 |
1,56 |
0,127 |
tr |
| Crabe des neiges (bouilli ou vapeur) |
71 |
33 |
2,88 |
63 |
44,4 |
3,59 |
0,173 |
— |
| Thon pâle en boîte (dans l'eau, égoutté,
non salé) |
30 |
11 |
1,53 |
27 |
80,4 |
0,77 |
0,350 |
0,920 |
| Thon blanc en boîte (dans l'eau, égoutté, non
salé) |
42 |
14 |
0,97 |
33 |
65,7 |
0,48 |
0,217 |
2,000 |
| BOEUF |
|
|
|
|
|
|
|
|
| Boeuf haché (maigre, grillé, bien cuit) |
81 |
14 |
2,60 |
22 |
22,4 |
6,90 |
0,190 |
0,600 |
| Rôti de boeuf (rôti de noix de ronde désossé,
3 mm, rôti) |
66 |
7 |
2,02 |
26 |
25,7 |
6,76 |
0,290 |
0,600 |
| Haut de surlonge (steak, 3 mm, grillé) |
69 |
7 |
2,70 |
27 |
26,9 |
6,40 |
0,380 |
0,600 |
| PORC |
|
|
|
|
|
|
|
|
| Jambon salaisonné (désossé, coupe régulière,
rôti) |
59 |
8 |
1,34 |
22 |
19,8 |
2,47 |
0,310 |
0,300 |
| Longe de porc (rôti de côte désossée) |
81 |
6 |
1,10 |
26 |
40,3 |
3,10 |
0,480 |
0,500 |
| Porc frais haché (moyen, rissolé) |
88 |
11 |
1,10 |
25 |
35,4 |
2,90 |
0,270 |
0,700 |
| VOLAILLE |
|
|
|
|
|
|
|
|
| Poitrine de poulet, chair et peau (rôtie) |
76 |
12 |
1,26 |
20 |
— |
1,45 |
0,350 |
0,200 |
| Poitrine de poulet, chair seulement (rôtie) |
75 |
13 |
1,08 |
23 |
— |
0,78 |
0,540 |
0,200 |
| Dindon, chair seulement (rôti) |
76 |
25 |
1,78 |
26 |
36,8 |
3,10 |
0,460 |
0,300 |
| Dindon haché (cuit) |
102 |
25 |
1,93 |
24 |
37,2 |
2,86 |
0,390 |
1,000 |
Source : Fichier
canadien sur les éléments nutritifs, 2007b, mars 2008.
La valeur nutritive des aliments est une moyenne et varie légèrement
selon l'espèce, la source et d'autres facteurs.
a Total de 18,3 acides gras (y compris les oméga-3 [acide alpha-linoléique]
et les oméga-6 [acide gamma-linoléique])
— Aucune donnée disponible
tr trace
DHA acide docosahexaenoïque (22:6n-3)
EPA acide eicosapentaenoïque (20:5n-3)
ALA acide alpha-linoléique (18:3n-3)
Remarques
Les Canadiens respectent-ils
les recommandations?
Le
Guide
alimentaire canadien recommande aux Canadiens de consommer au moins
deux portions de poisson chaque semaine, ce qui représente
environ 150 grammes de poisson cuit (c.-à-d.
environ cinq onces ou une tasse) par semaine.
De nombreux Canadiens ne semblent pas atteindre les objectifs lorsqu'il
s'agit de poisson et de fruits de mer, et pourraient ainsi être privés
des avantages nutritionnels.
- Les Canadiens consomment environ 100 grammes de poisson
par semaine, soit 1,4 portion du Guide alimentaire.(1)
- Selon les rapports, la plupart des Canadiens (83 %) de 1 an à
55 ans consomment du poisson et des fruits de mer moins de deux fois par
semaine. En moyenne, l'ensemble de la population visée par l'enquête
consommait ce type de produits à cinq reprises sur une période
d'un mois, c'est-à-dire environ 1,25 fois par semaine.(2)
- Dans le cadre de l'Enquête sur la santé dans les collectivités
canadiennes, 93,6 % des Canadiens ont déclaré
qu'ils n'avaient pas mangé de poisson le jour de l'Enquête.(3)
- Les femmes de 14 à 18 ans, de même que les femmes et les
hommes de 71 ans ou plus, consomment moins de portions du groupe des viandes
et substituts - y compris le poisson et les fruits de mer - que le nombre
recommandé dans le Guide
alimentaire canadien en ce qui concerne leur groupe d'âge et
leur sexe.(4)
Renseignements découlant des données touchant la population
des États-Unis
Les données relatives à la population américaine -
souvent utilisées en l'absence de données canadiennes, compte
tenu des points communs sur le plan de l'approvisionnement alimentaire -
renforcent ces observations :
- Les quantités moyennes de poisson et de fruits de mer
consommées par l'ensemble de la population américaine, et
par plusieurs groupes démographiques particuliers, sont inférieures
aux niveaux recommandés par nombre de groupes qui font autorité,
y compris les apports recommandés par l'American Heart Association,
dans le cadre de la prévention des maladies cardiovasculaires.(5)
- Les quantités moyennes d'acides gras oméga-3 à
chaîne longue (EPA et DHA) consommées par l'ensemble
de la population américaine, et par plusieurs groupes particuliers,
sont également inférieures aux niveaux recommandés
par de nombreux groupes référentiels (~250 à
500 mg/jour).(6)
Par
exemple, selon les données tirées de l'enquête
nationale de 1999-2002 sur la santé et la nutrition des États-Unis :
- les apports alimentaires moyens parmi la population américaine
sont évalués à 35 mg d'EPA et 68 mg
de DHA par jour, ce qui représente un total de 103 mg/jour;
- aucun groupe d'âge et ni l'un ni l'autre des sexes n'atteignait
un apport moyen combiné de 200 mg par jour, en ce qui concerne
les EPA et les DHA.
Références et précisions
- Statistique Canada : Statistiques sur les aliments 2006. No de cat.
21-020-XIF. 28 mai 2007
http://www.statcan.ca/bsolc/francais/bsolc?catno=21-020-X&CHROPG=1
L'estimation offerte est fondée sur les données de Statistique
Canada selon lesquelles les Canadiens ont consommé environ
5,3 kilogrammes de poisson par personne, en 2006. Ce chiffre
est basé sur les données rajustées relatives
à la consommation apparente par personne, qui tiennent compte
des pertes estimatives pendant la transformation ou l'entreposage,
ainsi que du rajustement expérimental selon les pertes au niveau
de détail ou de consommation, ou des aliments non consommés,
afin d'évaluer plus précisément la consommation
réelle.
- Santé Canada : Examen des données de consommation actuelles
pour les consommateurs canadiens et nouvelles recommandations. Santé
Canada, Bureau d’innocuité des produits chimiques, 2004.
(Annexe IV du rapport de Santé Canada intitulé Évaluation
des risques pour la santé liés au mercure présent
dans le poisson et bienfaits pour la santé associés
à la consommation de poisson, 2007.)
www.hc-sc.gc.ca/fn-an/pubs/mercur/merc_fish_poisson_f.html#appd
Les données proviennent d'une vaste enquête nationale
de Market Facts datant de 1991 et menée pour le compte de Santé
et Bien-être social Canada. Même s'il s'agit de renseignements
dépassés, ils représentaient la source d'information
la plus récente et exhaustive sur la consommation de poisson
au Canada lorsque Santé Canada a examiné les données
disponibles, en 2004.
- Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes,
cycle 2.2, Nutrition (2004) : portions moyennes et répartition
des portions de poisson, Canada, 2004, Santé Canada, communication
personnelle, octobre 2007.
L'ESCC 2.2 constitue le premier recueil de données nationales
sur l'alimentation et les apports nutritionnels des Canadiens en 35
ans. Les enquêtes fondées sur les souvenirs des personnes
dans un délai de 24 heures ne saisissent pas la fluctuation
normale de l'alimentation individuelle et tiennent compte uniquement
des aliments consommés le jour même; plus de personnes
sont susceptibles d'avoir consommé du poisson pendant une semaine
ou un mois.
- Garriguet D: Nutrition : Résultats de l'Enquête sur la
santé dans les collectivités canadiennes - Vue d'ensemble
des habitudes alimentaires des Canadiens 2004, Statistique Canada.
No de catalogue : 82-620-MIF No 2, 2006
http://www.statcan.ca/francais/research/82-620-MIF/2006002/findings_f.htm
Dans ce rapport de recherche de Garriguet, la comparaison est fondée
sur le Guide alimentaire de 1992; cependant, dans le présent
document, les données sont examinées du point de vue
de la quantité en grammes et comparées avec les recommandations
quantitatives actuelles du Guide alimentaire de 2007, en ce qui concerne
les viandes et les substituts.
- Nesheim MC, AL Yaktine (éd.) : Seafood Choices: Balancing
Benefits and Risks. Committee on Nutrient Relationships in Seafood
Selections to Balance Benefits and Risks, Institute of Medicine, Food
and Nutrition Board. Washington DC: National Academies Press, 2007
(www.nap.edu/catalog/11762.html),
pages 59-60
- Nesheim MC, AL Yaktine (éd.): Seafood Choices: Balancing Benefits
and Risks, page 49 (données liées à la NHANES de
1999 à 2002)