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Poisson, fruits de mer et santé

Pourquoi manger du poisson et des fruits de mer?

Le poisson et les fruits de mer constituent un élément important d'une saine alimentation.

Le Guide alimentaire canadien recommande aux Canadiens de consommer au moins deux portions de poisson chaque semaine, ce qui représente au moins 150 grammes de poisson cuit par semaine (c.-à-d. environ cinq onces ou une tasse). Le Guide alimentaire recommande également de privilégier le hareng, le maquereau, l'omble, les sardines, le saumon et la truite. Ces types de poisson referment des quantités particulièrement élevées d'acides gras oméga-3.

  • De nombreux Canadiens ne respectent pas ces recommandations, et pourraient ainsi se priver des avantages pour la santé liés à la consommation de poissons et de fruits de mer.
  • Le poisson et les fruits de mer, dont les mollusques et les crustacés, sont très nutritifs et contiennent des protéines de qualité supérieure et d'autres éléments nutritifs essentiels. Le poisson et les fruits de mer se distinguent des autres aliments protéiques, car ils dominent généralement au niveau des acides gras oméga-3 à chaîne longue et ont une teneur plus faible en graisses saturées et une teneur plus élevée en sélénium minéral que la plupart des autres aliments. En outre, le poisson et les fruits de mer constituent une source de vitamines du complexe de vitamines B, de vitamine D et de minéraux, notamment le fer, le zinc, le magnésium, le potassium, le cuivre et l'iode.
  • Le poisson et les fruits de mer présentent des avantages importants pour la santé. Une alimentation équilibrée qui comporte divers poissons et fruits de mer contribue à la santé cardiovasculaire chez les adultes, ainsi qu'à la croissance et au développement normaux des nourrissons et des jeunes enfants. Par exemple, on sait que l'acide gras oméga-3 à chaîne longue DHA contribue au développement normal du cerveau, des yeux et des nerfs.

    Le Guide alimentaire canadienLa consommation de poisson et de fruits de mer comporte d'autres avantages, outre ceux liés aux acides gras oméga-3 à chaîne longue et aux autres nutriments. Par exemple, lorsque ces produits remplacent des aliments à teneur plus élevée en graisses saturées, ils contribuent indirectement aux avantages relatifs à la santé cardiovasculaire.

    En outre, bien que les données factuelles ne soient pas concluantes, les scientifiques tentent de déterminer si le poisson et les fruits de mer et les acides gras oméga-3 qu'ils contiennent peuvent offrir des avantages en lien avec d'autres états, notamment l'asthme, le cancer, la dépression, la maladie d'Alzheimer et les troubles du comportement. Les recherches en sont encore au stade exploratoire dans un bon nombre d'autres domaines.

Pour en savoir davantage



Valeur nutritive du poisson et des fruits de mer

Le poisson et les fruits de mer contribuent divers éléments nutritifs à l'approvisionnement alimentaire canadien; en outre, ils offrent des avantages importants touchant la santé. Ces produits sont une excellente source de protéines de qualité supérieure; de plus, ils sont riches en vitamines et en minéraux, et ils fournissent des acides gras oméga-3. Ces éléments nutritifs exercent de nombreuses fonctions métaboliques et jouent un rôle important dans l'atteinte et le maintien d'une bonne santé. En outre, la plupart des poissons et des fruits de mer ont une faible teneur en graisses saturées.

chinook salmon



Protéines, vitamines et minéraux

  • Le poisson et les fruits de mer font partie du groupe des viandes et substituts, et fournissent des protéines, des vitamines du complexe de vitamines B et des minéraux, notamment du sélénium, du fer, du zinc, du magnésium, du potassium, du cuivre et de l'iode. Par exemple, presque tous les produits de la mer constituent une excellente source de vitamine B12; en outre, ces produits comportent généralement une teneur plus élevée en sélénium antioxydant que les autres aliments du groupe des viandes et des substituts.
  • Le poisson constitue la plus importante source de vitamine D à l'état naturel dans l'alimentation des Canadiens.
  • De nombreux poissons et fruits de mer sont également une source de calcium : le saumon et les sardines non désossés en boîte constituent une bonne source de calcium, tandis que d'autres produits, notamment les palourdes, le crabe, les huîtres, le flétan et le hareng, procurent cet élément nutritif.


Gras sains

  • Le poisson et les fruits de mer constituent notre principale source alimentaire d'acides gras oméga-3 à chaîne longue, à savoir les EPA (acide eicosapentanoïque, 20:5n-3) et DHA (acide docosahexanoïque, 22:6n-3).
    - Nous devons tirer des EPA et des DHA de notre alimentation, car notre organisme en produit très peu. Nous ne pouvons transformer qu'une quantité restreinte d'acides gras polyinsaturés à chaîne longue du stade d'acide alpha-linoléique au stade précurseur d'acide gras oméga-3, que l'on trouve dans certaines huiles végétales (notamment les huile de canola et de soja), les noix et la graine de lin moulue.
    - Les EPA et les DHA jouent un rôle important dans la santé cardiovasculaire, de même que dans le développement du cerveau, des yeux et des nerfs.
    - Les poissons huileux, notamment le maquereau, le hareng et le saumon, représentent une excellente source d'acides gras oméga-3.
  • Teneur en acides gras oméga-3 (EPA et DHA) de certains poissons et fruits de mer
    Type de poisson EPA + DHA (mg/100 g)
    Moule bleue 780
    Omble-chevalier 750-900
    Hareng 1800-2000
    Maquereau 400-1850
    Huîtres 440-1370
    Saumon 450-2150
    Sardines 980-1400
    Truite 700-1100
    Thon 270-1500
    Les valeurs sont fondées sur les données tirées du
    Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2007b
    . La
    valeur nutritive varie quelque peu selon l'espèce,
    la source et d'autres facteurs.
  • De nombreux produits de la mer - selon la manière dont ils sont préparés - ont une teneur plus faible en gras complets et en gras saturés que les autres aliments protéiques d'origine animale.
    - En remplaçant plus fréquemment les aliments d'origine animale par des produits de la mer, les consommateurs peuvent réduire leur apport global de gras complets et de gras saturés.
    - Afin de veiller à ce que le profil en matière de gras soit le plus sain possible, il faut préparer les produits de la mer selon les méthodes de cuisson les plus faibles en gras, notamment les grillades, le poisson poché ou la cuisson au four, plutôt que la friture ou la pâte à frire.

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Notions élémentaires sur les gras

bbq troutLes huiles et les matières grasses fournissent des calories et des gras essentiels et aident l'organisme à assimiler les vitamines liposolubles A, D, E et K. Le type de matière grasse est tout aussi important pour la santé que la quantité consommée.

Les matières grasses se composent de trois molécules d'acides gras liées à une ossature de glycérol. Il peut s'agir d'acides gras saturés, trans ou insaturés (monoinsaturés ou polyinsaturés). Cette classification est fondée sur la présence ou l'absence de liaisons doubles dans la chaîne d'acides gras (acides gras saturés), d'une liaison double (acides gras monoinsaturés) ou plusieurs liaisons doubles (acides gras polyinsaturés). Les acides gras polyinsaturés se subdivisent entre les acides gras n-3 (oméga-3) et n-6 (oméga-6), selon la position de la première liaison double par rapport à l'extrémité méthyle de la chaîne carbonée. Un acide gras est désigné « trans » lorsque les liaisons doubles sont configurées selon une structure particulière. Sur le plan chimique, les acides gras trans sont classés parmi les acides gras insaturés; toutefois, ils se comportent davantage comme des acides gras saturés dans l'organisme.


Gras saturés et gras trans

beef, fish, chickenUne alimentation à faible teneur en gras saturés et en gras trans contribue à réduire le risque de maladie cardiovasculaire. Ce type de gras n'est pas essentiel dans l'alimentation. Selon les recommandations nutritionnelles actuelles, c'est-à-dire les apports nutritionnels de référence, les gens devraient tenter d'atteindre une alimentation à faible teneur en gras saturés et maintenir leur consommation de gras trans au niveau le plus faible possible, tout en s'alimentant de façon appropriée sur le plan nutritionnel.

  • On trouve les acides gras saturés dans les graisses animales et dans les huiles végétales tropicales. Les viandes et les produits laitiers contribuent environ 60 % des acides gras saturés dans le régime alimentaire nord-américain.
  • Les gras trans se trouvent principalement dans les margarines en bâton et dans les aliments préparés à l’aide d’huile partiellement hydrogénée ou de graisse alimentaire végétale, notamment les pâtisseries, les beignets, les biscuits, les craquelins et les aliments frits.
  • L'industrie alimentaire remplace actuellement les huiles partiellement hydrogénées par des huiles plus saines (notamment des huiles à haute teneur en acide oléique) dans la préparation des aliments prêts à manger et des aliments transformés. Cependant, la préparation de certains aliments frits, de pâtisseries et de produits de boulangerie (notamment les beignets, les biscuits et les craquelins) exigent des graisses dures, par exemple, des huiles tropicales, de la margarine ou de la graisse végétale à teneur élevée en acides gras saturés. Ces aliments peuvent donc contenir une quantité importante d'acides gras saturés.

Gras insaturés

Nous devons surtout consommer des aliments qui contiennent des gras insaturés, notamment des huiles végétales, des margarines douces non hydrogénées, des noix, des graines et des poissons gras. Ces aliments constituent des sources importantes de gras « essentiels » (acides gras polyinsaturés oméga-3 et oméga-6) qui ne sont pas fabriqués par l'organisme et qui doivent provenir de l'alimentation.sardines

  • Les acides gras monoinsaturés se trouvent dans les huiles végétales, dans les huiles de noix et de graines, ainsi que dans les viandes et les produits laitiers. La principale source alimentaire d'acides gras monoinsaturés est l'acide oléique, que l'on trouve dans l'huile d'olive, dans l'huile de canola, dans l'huile de tournesol midoléique et dans d'autres huiles végétales dont la teneur est de moyenne à élevée en acide oléique, ainsi que dans l'arachide, la pistache, l'amande et l'avocat.
  • Les acides gras polyinsaturés se trouvent dans les huiles végétales, dans les huiles de noix et de graines, ainsi que dans le poisson et les fruits de mer; les quantités d'acides gras oméga-3 et oméga-6 varient largement.
    • Les acides gras oméga-6 se trouvent dans certaines noix et graines, notamment l'huile de safran, de tournesol, de maïs et de soja, ainsi que dans les margarines douces sans gras trans.
    • On trouve trois types principaux d'acides gras oméga-3 dans les aliments :
      - Acide alpha-linoléique (ALA)
      L'acide alpha-linoléique (ALA), principal acide gras oméga-3 alimentaire, constitue un gras « essentiel » dans le régime alimentaire, car l'organisme humain ne peut pas en produire. La graine de lin, l'huile de canola et l'huile de soja ont une teneur élevée en ALA. Parmi les autres sources, notons les noix, les œufs enrichis à l'oméga-3, le soja, les graines de tournesol, certaines margarines molles et la plupart des huiles végétales.
      - Acide eicosapentaenoïque (EPA) et acide docosahexaenoïque (DHA)
      Les acides oméga-3 à chaîne longue EPA et DHA jouent un rôle dans la santé cardiovasculaire. Les DHA contribuent également au développement du cerveau, des yeux et des nerfs. Bien que l'organisme puisse transformer les acides gras oméga-3 à chaîne longue, la conversion en EPA, et particulièrement en DHA, est limitée à l'humain; ainsi, nous devons tirer les EPA et les DHA de notre alimentation. Le poisson et les fruits de mer constituent la principale source alimentaire d'acides gras EPA et DHA.
Acides gras polyinsaturés oméga-3 et oméga-6
Type Nom Abréviation Structure Principales sources alimentaires
Oméga-3 acide alpha-linoléique* ALA 18:3n-3 Noix, graine de lin moulue, huile de canola, huile de soja
  acide eicosapentaenoïque EPA 20:5n-3 Poissons gras, huiles de poisson

 

acide docosapentaenoïque DPA 22:5n-3 Poissons gras, huiles de poisson
acide docosahexaenoïque DHA 22:6n-3 Poissons gras, huiles de poisson
Oméga-6 acide linoléique* LA 18:2n-6 Huile de maïs, huile de safran, huile de soja, huile de graine de coton, huile de tournesol
  acide gamma-linoléique GLA 18:3n-6 huile d'onagre, huile de bourrache, huile de cassis
  acide arachidonique AA 20:4n-6 Viandes, volaille, œufs

*acides gras essentiels à l'organisme humain, mais que celui-ci ne peut synthétiser

saumonPour en savoir davantage :

  • Position of the American Dietetic Association and Dietitians of Canada: Dietary Fatty Acids. J Am Diet Assoc 2007;107:1599-1611
    www.dietitians.ca/news...
  • Otten JJ, JP Hellwig JP, LD Meyers LD (éd.) : Dietary Reference Intakes: The Essential Guide to Nutrient Requirements. Institute of Medicine, Food and Nutrition Board. Washington, DC: National Academies Press, 2006
    www.nap.edu/catalog.php?record_id=11537 (en anglais seulement)

Valeur nutritive de certains types de poisson et de fruits de mer et d'autres aliments d'origine animale
Aliment Valeur nutritive (par portion de 100 grammes cuite)
Énergie (kcal) Protéines (g) Gras totaux (g) Graisses saturées (g) Acides gras oméga-3
DHA (g) EPA (g) ALA (g)
POISSON ET FRUITS DE MER
Poisson plat (limande-sole, sole, plie) (cuit au four ou grillé) 117 24,16 1,53 0,363 0,258 0,243 0,016a
Flétan, Atlantique et Pacifique (cuit au four ou grillé) 140 26,69 2,94 0,417 0,374 0,091 0,083a
Homard, Atlantique (bouilli ou vapeur) 98 20,50 0,59 0,107 0,031 0,053 0,000a
Maquereau, Atlantique (cuit au four ou grillé) 262 23,85 17,81 4,176 0,699 0,504 0,113a
Huîtres, Pacifique (bouilles ou vapeur) 163 18,90 4,60 1,020 0,500 0,876 0,064a
Truite arc-en-ciel, d'élevage (cuite au four ou grillée) 169 24,27 7,20 2,105 0,820 0,334 0,082a
Saumon, Atlantique, d'élevage (cuit au four ou grillé) 206 22,10 12,35 2,504 1,457 0,690 0,113a
Saumon, Pacifique, rouge, sauvage (cuit au four ou grillé) 216 27,31 10,97 1,917 0,700 0,530 0,062a
Crevettes, espèces mélangées (bouillies ou vapeur) 99 20,91 1,08 0,289 0,144 0,171 0,012a
Crabe des neiges (bouilli ou vapeur) 115 23,72 1,51 0,183 0,145 0,332 0,003a
Thon pâle en boîte (dans l'eau, égoutté, non salé) 116 25,51 0,82 0,230 0,223 0,047 0,000a
Thon blanc en boîte (dans l'eau, égoutté, non salé) 128 23,62 2,97 0,792 0,629 0,233 0,071a
BOEUF
Boeuf haché (maigre, grillé, bien cuit) 252 28,03 14,65 5,827 0,000 0,000 0,052a
Rôti de boeuf (rôti de noix de ronde désossé, 3 mm, rôti) 197 31,90 6,33 2,770 0,020
Haut de surlonge (steak, 3 mm, grillé) 195 28,10 8,22 3,430 0,030
PORC
Jambon salaisonné (désossé, coupe régulière, rôti) 178 22,62 9,02 3,120 0,000 0,000 0,240a
Longe de porc (rôti de côte désossée) 244 28,22 13,79 5,310 0,000 0,000 0,090
Porc frais haché (moyen, rissolé) 299 24,50 21,50 8,020 0,000 0,030 0,240
VOLAILLE
Poitrine de poulet, chair et peau (rôtie) 188 25,84 8,74 2,332 0,019 0,006 0,075a
Poitrine de poulet, chair seulement (rôtie) 147 29,93 2,08 0,552 0,015 0,015a
Dindon, chair seulement (rôti) 170 29,32 4,97 1,640 0,040 0,000 0,040a
Dindon haché (cuit) 235 27,36 13,15 3,390 0,030 0,000 0,150a

Valeur nutritive de certains types de poisson et de fruits de mer et d'autres aliments d'origine animale - à suivre...
  Aliment
Cholestérol (mg) Calcium (mg) Fer (mg) Magnésium (mg) Sélénium (µg) Zinc (mg) Vitamine B6 (mg) Vitamine D (µg)
POISSON ET FRUITS DE MER
Poisson plat (limande-sole, sole, plie) (cuit au four ou grillé) 68 18 0,34 58 58,2 0,63 0,240 1,500
Flétan, Atlantique et Pacifique (cuit au four ou grillé) 41 60 1,07 107 46,8 0,53 0,397 4,800
Homard, Atlantique (bouilli ou vapeur) 72 61 0,39 35 42,7 2,92 0,077
Maquereau, Atlantique (cuit au four ou grillé) 75 15 1,57 97 51,6 0,94 0,460 2,600
Huîtres, Pacifique (bouilles ou vapeur) 100 16 9,20 44 154,0 33,24 0,090 8,000
Truite arc-en-ciel, d'élevage (cuite au four ou grillée) 68 86 0,33 32 15,0 0,49 0,396 6,390
Saumon, Atlantique, d'élevage (cuit au four ou grillé) 63 15 0,34 30 41,4 0,43 0,647 6,800
Saumon, Pacifique, rouge, sauvage (cuit au four ou grillé) 87 7 0,55 31 37,8 0,51 0,219 22,600
Crevettes, espèces mélangées (bouillies ou vapeur) 195 39 3,09 34 39,6 1,56 0,127 tr
Crabe des neiges (bouilli ou vapeur) 71 33 2,88 63 44,4 3,59 0,173
Thon pâle en boîte (dans l'eau, égoutté, non salé) 30 11 1,53 27 80,4 0,77 0,350 0,920
Thon blanc en boîte (dans l'eau, égoutté, non salé) 42 14 0,97 33 65,7 0,48 0,217 2,000
BOEUF
Boeuf haché (maigre, grillé, bien cuit) 81 14 2,60 22 22,4 6,90 0,190 0,600
Rôti de boeuf (rôti de noix de ronde désossé, 3 mm, rôti) 66 7 2,02 26 25,7 6,76 0,290 0,600
Haut de surlonge (steak, 3 mm, grillé) 69 7 2,70 27 26,9 6,40 0,380 0,600
PORC
Jambon salaisonné (désossé, coupe régulière, rôti) 59 8 1,34 22 19,8 2,47 0,310 0,300
Longe de porc (rôti de côte désossée) 81 6 1,10 26 40,3 3,10 0,480 0,500
Porc frais haché (moyen, rissolé) 88 11 1,10 25 35,4 2,90 0,270 0,700
VOLAILLE
Poitrine de poulet, chair et peau (rôtie) 76 12 1,26 20 1,45 0,350 0,200
Poitrine de poulet, chair seulement (rôtie) 75 13 1,08 23 0,78 0,540 0,200
Dindon, chair seulement (rôti) 76 25 1,78 26 36,8 3,10 0,460 0,300
Dindon haché (cuit) 102 25 1,93 24 37,2 2,86 0,390 1,000

Source : Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2007b, mars 2008. La valeur nutritive des aliments est une moyenne et varie légèrement selon l'espèce, la source et d'autres facteurs.
a Total de 18,3 acides gras (y compris les oméga-3 [acide alpha-linoléique] et les oméga-6 [acide gamma-linoléique])
— Aucune donnée disponible
tr trace
DHA acide docosahexaenoïque (22:6n-3)
EPA acide eicosapentaenoïque (20:5n-3)
ALA acide alpha-linoléique (18:3n-3)

Remarques



Les Canadiens respectent-ils les recommandations?

linguini and shrimpLe Guide alimentaire canadien recommande aux Canadiens de consommer au moins deux portions de poisson chaque semaine, ce qui représente environ 150 grammes de poisson cuit (c.-à-d. environ cinq onces ou une tasse) par semaine.

De nombreux Canadiens ne semblent pas atteindre les objectifs lorsqu'il s'agit de poisson et de fruits de mer, et pourraient ainsi être privés des avantages nutritionnels.

  • Les Canadiens consomment environ 100 grammes de poisson par semaine, soit 1,4 portion du Guide alimentaire.(1)
  • Selon les rapports, la plupart des Canadiens (83 %) de 1 an à 55 ans consomment du poisson et des fruits de mer moins de deux fois par semaine. En moyenne, l'ensemble de la population visée par l'enquête consommait ce type de produits à cinq reprises sur une période d'un mois, c'est-à-dire environ 1,25 fois par semaine.(2)
  • Dans le cadre de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 93,6 % des Canadiens ont déclaré qu'ils n'avaient pas mangé de poisson le jour de l'Enquête.(3)
  • Les femmes de 14 à 18 ans, de même que les femmes et les hommes de 71 ans ou plus, consomment moins de portions du groupe des viandes et substituts - y compris le poisson et les fruits de mer - que le nombre recommandé dans le Guide alimentaire canadien en ce qui concerne leur groupe d'âge et leur sexe.(4)


Renseignements découlant des données touchant la population des États-Unis

Les données relatives à la population américaine - souvent utilisées en l'absence de données canadiennes, compte tenu des points communs sur le plan de l'approvisionnement alimentaire - renforcent ces observations :

  • Les quantités moyennes de poisson et de fruits de mer consommées par l'ensemble de la population américaine, et par plusieurs groupes démographiques particuliers, sont inférieures aux niveaux recommandés par nombre de groupes qui font autorité, y compris les apports recommandés par l'American Heart Association, dans le cadre de la prévention des maladies cardiovasculaires.(5)
  • Les quantités moyennes d'acides gras oméga-3 à chaîne longue (EPA et DHA) consommées par l'ensemble de la population américaine, et par plusieurs groupes particuliers, sont également inférieures aux niveaux recommandés par de nombreux groupes référentiels (~250 à 500 mg/jour).(6)

    chouderPar exemple, selon les données tirées de l'enquête nationale de 1999-2002 sur la santé et la nutrition des États-Unis :
    - les apports alimentaires moyens parmi la population américaine sont évalués à 35 mg d'EPA et 68 mg de DHA par jour, ce qui représente un total de 103 mg/jour;
    - aucun groupe d'âge et ni l'un ni l'autre des sexes n'atteignait un apport moyen combiné de 200 mg par jour, en ce qui concerne les EPA et les DHA.



Références et précisions

  1. Statistique Canada : Statistiques sur les aliments 2006. No de cat. 21-020-XIF. 28 mai 2007
    http://www.statcan.ca/bsolc/francais/bsolc?catno=21-020-X&CHROPG=1

    L'estimation offerte est fondée sur les données de Statistique Canada selon lesquelles les Canadiens ont consommé environ 5,3 kilogrammes de poisson par personne, en 2006. Ce chiffre est basé sur les données rajustées relatives à la consommation apparente par personne, qui tiennent compte des pertes estimatives pendant la transformation ou l'entreposage, ainsi que du rajustement expérimental selon les pertes au niveau de détail ou de consommation, ou des aliments non consommés, afin d'évaluer plus précisément la consommation réelle.

  2. Santé Canada : Examen des données de consommation actuelles pour les consommateurs canadiens et nouvelles recommandations. Santé Canada, Bureau d’innocuité des produits chimiques, 2004. (Annexe IV du rapport de Santé Canada intitulé Évaluation des risques pour la santé liés au mercure présent dans le poisson et bienfaits pour la santé associés à la consommation de poisson, 2007.)
    www.hc-sc.gc.ca/fn-an/pubs/mercur/merc_fish_poisson_f.html#appd

    Les données proviennent d'une vaste enquête nationale de Market Facts datant de 1991 et menée pour le compte de Santé et Bien-être social Canada. Même s'il s'agit de renseignements dépassés, ils représentaient la source d'information la plus récente et exhaustive sur la consommation de poisson au Canada lorsque Santé Canada a examiné les données disponibles, en 2004.

  3. Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, cycle 2.2, Nutrition (2004) : portions moyennes et répartition des portions de poisson, Canada, 2004, Santé Canada, communication personnelle, octobre 2007.

    L'ESCC 2.2 constitue le premier recueil de données nationales sur l'alimentation et les apports nutritionnels des Canadiens en 35 ans. Les enquêtes fondées sur les souvenirs des personnes dans un délai de 24 heures ne saisissent pas la fluctuation normale de l'alimentation individuelle et tiennent compte uniquement des aliments consommés le jour même; plus de personnes sont susceptibles d'avoir consommé du poisson pendant une semaine ou un mois.

  4. Garriguet D: Nutrition : Résultats de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes - Vue d'ensemble des habitudes alimentaires des Canadiens 2004, Statistique Canada. No de catalogue : 82-620-MIF No 2, 2006
    http://www.statcan.ca/francais/research/82-620-MIF/2006002/findings_f.htm

    Dans ce rapport de recherche de Garriguet, la comparaison est fondée sur le Guide alimentaire de 1992; cependant, dans le présent document, les données sont examinées du point de vue de la quantité en grammes et comparées avec les recommandations quantitatives actuelles du Guide alimentaire de 2007, en ce qui concerne les viandes et les substituts.

  5. Nesheim MC, AL Yaktine (éd.) : Seafood Choices: Balancing Benefits and Risks. Committee on Nutrient Relationships in Seafood Selections to Balance Benefits and Risks, Institute of Medicine, Food and Nutrition Board. Washington DC: National Academies Press, 2007 (www.nap.edu/catalog/11762.html), pages 59-60

  6. Nesheim MC, AL Yaktine (éd.): Seafood Choices: Balancing Benefits and Risks, page 49 (données liées à la NHANES de 1999 à 2002)