Poisson, fruits de mer et santé
Que dire de la salubrité du poisson et des fruits de mer?
Dans le domaine de la salubrité des poissons et des fruits de mer,
il y a beaucoup de questions à prendre en considération. Nous
avons tous un rôle à jouer, du milieu aquatique à l'assiette,
pour qu'il soit possible de consommer du poisson et des fruits de mer en
toute sécurité.
- Rôle des consommateurs
La cause la plus courante des maladies causées par la consommation
de poisson et de fruits de mer est la mauvaise manipulation ou une réfrigération
insuffisante par les consommateurs. À titre de consommateurs, nous
jouons tous un rôle capital dans la préservation de la salubrité
du poisson et des fruits de mer - quand nous les achetons, quand nous
les entreposons et quand nous les préparons.
- Rôle du gouvernement
Le gouvernement du Canada a adopté de nombreux programmes, politiques
et normes pour faire en sorte que le poisson et les fruits de mer disponibles
dans le commerce au Canada soient le plus sûrs possible - qu'il
s'agisse de produits intérieurs ou importés - en menant
des activités de surveillance, d'inspection, de recherche, d'évaluation
des risques pour la santé et d'élaboration de règlements.
Rôle des consommateurs dans
la salubrité du poisson et des fruits de mer
- Prévention des intoxications alimentaires -
Tout aliment contaminé par des bactéries, des virus
ou des parasites peut causer une intoxication chez les humains. Les
symptômes peuvent être confondus avec ceux de la grippe
intestinale et comprendre des nausées, des vomissements, des
crampes d'estomac, de la diarrhée et de la fièvre. La
cause la plus courante des intoxications alimentaires (également
appelées empoisonnements alimentaires) est une manipulation
inappropriée ou une réfrigération inadéquate
des aliments - cela arrive parfois dans les usines de transformation,
mais le plus souvent, cela se produit dans les restaurants ou dans
la cuisine des consommateurs.
Le
gouvernement du Canada a mis en place plusieurs programmes - comme
le Programme
canadien de contrôle de la salubrité des mollusques
et le Programme
de gestion de la qualité - pour veiller à ce que
le poisson et les fruits de mer soient exempts de micro-organismes
nocifs et de toxines d'origine naturelle. À la maison, les
consommateurs peuvent contribuer au maintien d'une grande qualité
du poisson et des fruits de mer en appliquant des techniques de manipulation
sûre des aliments.
- Sécurité de la pêche et de la récolte
récréatives - Les pêcheurs sportifs qui
aiment rapporter leurs prises à la maison doivent s'assurer
que les poissons sont adéquatement glacés et demeurent
constamment à des températures froides. Certaines espèces
(comme le maquereau et le thon) peuvent produire des niveaux élevés
d'histamine s'ils ne sont pas conservés à des températures
assez froides et leur consommation peut causer une intoxication
à l'histamine. Les gens qui consomment des poissons capturés
par des pêcheurs sportifs dans les eaux locales doivent aussi
consulter leur gouvernement provincial ou territorial pour obtenir
des renseignements sur la salubrité. Le site Web d'Environnement
Canada comporte des hyperliens vers les avis
provinciaux et territoriaux sur la consommation de poisson.
Ceux qui aiment récolter des mollusques (palourdes, huîtres,
moules) doivent éviter de le faire dans des aires de récolte
fermées ou non approuvées. Pêches et Océans
Canada et Environnement Canada surveillent les plans d'eau pour y déceler
les toxines naturelles qui peuvent être présentes dans les
mollusques, et des avertissements sont affichés lorsque les aires
de récolte sont fermées. Ces avertissements doivent être
respectés.
Conseils pour les groupes à risque
Intoxications alimentaires - Les personnes des groupes
à risque (femmes enceintes, nourrissons et enfants, adultes âgés
et personnes dont le système immunitaire est affaibli) doivent
veiller particulièrement à éviter les intoxications
alimentaires. Par exemple, les membres de ces groupes à risque
ne devraient jamais consommer des aliments crus d'origine animale, y
compris les poissons et les fruits de mer crus (mollusques crus, sushis,
sashimis et ceviche) et devraient prendre des précautions additionnelles
contre la listériose.
Exposition au mercure - Les personnes des groupes
à risque (femmes enceintes ou susceptibles de le devenir,
femmes qui allaitent et jeunes enfants) doivent suivre les consignes
de consommation de Santé Canada et les avis
régionaux aux consommateurs de pêche sportive.
- Prévention des réactions allergiques
- Au Canada, le poisson et les fruits de mer font partie des neuf allergènes
alimentaires les plus courants. Les personnes qui y sont allergiques peuvent
prendre des précautions pour prévenir les réactions
graves en évitant l'allergène en question et ses dérivés.
Cela comprend tout produit dont la liste d'ingrédients indique
qu'il « peut contenir » ou « peut contenir des traces »
de poisson, de crustacés ou de mollusques. Les personnes qui sont
allergiques à un type particulier de poisson ou de fruits de mer
peuvent aussi être allergiques à d'autres espèces
du même groupe - par exemple, une personne allergique aux crevettes
peut aussi être allergique au homard parce que les deux espèces
sont des crustacés. Les personnes allergiques à un type
de poisson ou de fruits de mer ne sont pas toujours allergiques aux autres;
par exemple, une personne allergique aux crustacés n'est pas toujours
allergique aux poissons ou aux mollusques. Cependant, toute personne sachant
qu'elle est allergique à un type de poisson ou de fruits de mer
devrait consulter un allergologue avant d'expérimenter.
Pour en savoir davantage
Sur ce site Web
Autres
ressources
Fiches d'information
sur les causes possibles des intoxications alimentaires
Sécurité
de la pêche et de la récolte récréatives
Allergies au poisson et aux fruits
de mer
Fiches d'information
sur les causes possibles des intoxications alimentaires
- « Causes des toxi-infections alimentaires », Agence canadienne
d'inspection des aliments, 2006
www.inspection.gc.ca/francais/fssa/concen/causef.shtml
- « Produits et risques spécifiques - Poisson et produits
de mer », Agence canadienne d'inspection des aliments
www.inspection.gc.ca/francais/fssa/concen/speciff.shtml#fispoi
- Clostridium botulinum (botulisme)
- « Faits concernant la salubrité des aliments :
Botulisme (Clostridium botulinum) », Agence canadienne d'inspection
des aliments, 2006
www.inspection.gc.ca/francais/fssa/concen/cause/botulismf.shtml
- « Mise en conserve/bouteille domestique du homard, des
clams (myes) et palourdes), des buccins et d'autres fruits de mer
au Canada Atlantique… Est-ce sans danger? », Agence canadienne
d'inspection des aliments, 2005
www.inspection.gc.ca/francais/fssa/concen/specif/botclamf.shtml
- Escherichia coli
- « La bactérie E. coli O157:H7 - Conseils pour préserver
la salubrité des aliments - Prévention des toxi-infections
alimentaires », Agence canadienne d'inspection des aliments,
2005
www.inspection.gc.ca/francais/fssa/concen/cause/ecolif.shtml
- Intoxication à l'histamine
- « Faits sur la salubrité des aliments : Intoxication
par des scombroïdes », Agence canadienne d'inspection des
aliments, 2001
www.inspection.gc.ca/francais/fssa/concen/cause/histamf.shtml
- Listeria monocytogenes
- « Faits sur la salubrité des aliments : Listeria »,
Agence canadienne d'inspection des aliments, 2001
www.inspection.gc.ca/francais/fssa/concen/cause/listeriaf.shtml
- « Listeria et salubrité des aliments », Votre
santé et vous, Santé Canada, 2006
www.hc-sc.gc.ca/iyh-vsv/food-aliment/listeria_f.html
- Norovirus
- « Les norovirus - Feuillet d'information », Agence de
la santé publique du Canada, 2005
www.phac-aspc.gc.ca/id-mi/norovirus_f.html
- Salmonelle
- « La bactérie Salmonelle : Conseils pour préserver
la salubrité des aliments - Prévention des toxi-infections
alimentaires », Agence canadienne d'inspection des aliments,
2005
www.inspection.gc.ca/francais/fssa/concen/cause/salmonellaf.shtml
- « Prévention de la salmonellose », Votre santé
et vous, Santé Canada, 2006
www.hc-sc.gc.ca/iyh-vsv/food-aliment/salmonella_f.html
- Salubrité des mollusques
- « Faits sur la salubrité des aliments : Intoxication
par phycotoxine amnestique », Agence canadienne d'inspection
des aliments, 2001
www.inspection.gc.ca/francais/fssa/concen/cause/aspdaf.shtml
- « Faits sur la salubrité des aliments : Intoxication
par phycotoxine paralysante (IPP) », Agence canadienne d'inspection
des aliments, 2007
www.inspection.gc.ca/francais/fssa/concen/cause/pspf.shtml
- « Marée rouge, intoxication par phycotoxine paralysante
(IPP) et récolte de mollusques salubres », Agence canadienne
d'inspection des aliments
www.inspection.gc.ca/francais/fssa/concen/cause/redrouf.shtml
- « L'innocuité des aliments et les coquillages bivalves
en Colombie-Britannique », Agence canadienne d'inspection des
aliments, 2003
www.inspection.gc.ca/francais/fssa/concen/speciff.shtml
- « Vibrio parahaemolyticus ». U.S. Centers for Disease
Control and Prevention, 2005
www.cdc.gov/ncidod/dbmd/diseaseinfo/vibrioparahaemolyticus_g.htm
(en anglais seulement)
- Staphylococcus aureus
- « Staphylococcal Food Poisoning », U.S. Centers for Disease
Control and Prevention
www.cdc.gov/ncidod/dbmd/diseaseinfo/staphylococcus_food_g.htm
(en anglais seulement)
Sécurité
de la pêche et de la récolte récréatives
Allergies aux poissons et aux
fruits de mer
- « Fruits de mer (poisson, crustacés et mollusques) - Un
des neuf allergènes alimentaires les plus courants » Agence
canadienne d'inspection des aliments, 2005
www.inspection.gc.ca/francais/fssa/labeti/allerg/fispoif.shtml
- « Sulfites - Un des neuf allergènes alimentaires les plus
courants qui entraînent des réactions indésirables
graves » Agence canadienne d'inspection des aliments, 2005
www.inspection.gc.ca/francais/fssa/labeti/allerg/sulphf.shtml
- « Les allergies alimentaires et les intolérances alimentaires »,
Santé Canada, 2007
www.hc-sc.gc.ca/fn-an/securit/allerg/index_f.html
- « Réactions allergiques sévères », Votre
santé et vous, Santé Canada, 2007
www.hc-sc.gc.ca/iyh-vsv/med/allerg_f.html
- « Rappels d'aliments et alertes à l'allergie », Agence
canadienne d'inspection des aliments (consultation des renseignements
et/ou abonnement aux avis par courriel)
www.inspection.gc.ca/francais/corpaffr/recarapp/recaltocf.shtml
- « Étiquetage des allergènes dans les aliments »,
Santé Canada, juillet 2007
www.hc-sc.gc.ca/fn-an/label-etiquet/allergen/index_f.html
Conseils pratiques
sur la salubrité du poisson et des fruits de mer
Comme pour n'importe quel type d'aliment, il est important de manipuler
de façon sûre les poissons et les fruits de mer afin de réduire
les risques d'intoxication alimentaire. Voici quelques conseils de base
concernant les pratiques sûres d'achat, de préparation et d'entreposage
des poissons et des fruits de mer.
Conseils pratiques sur la salubrité du poisson et des
fruits de mer
La salubrité des aliments à la maison - Vue d'ensemble
- Achetez du poisson et des fruits de mer
avec prudence
- Achetez toujours votre poisson et vos fruits de mer dans un commerce
digne de confiance, où les employés manipulent ces aliments
avec soin et peuvent répondre à vos questions.
- Vérifiez la date limite de vente et la date limite de consommation.
Si aucune date n'est indiquée, demandez au poissonnier dans
quel délai vous devez faire cuire l'aliment que vous achetez.
-Le poisson frais est brillant et luisant; ses écailles sont intactes.
L'œil doit être clair. L'aliment doit avoir une odeur fraîche
et douce. La chair des filets doit être tendre, élastique
au toucher et sans zones brunâtres.
- Conservez toujours le poisson et les
fruits de mer au froid
- Placez le poisson et les fruits de mer dans la partie la plus froide
du réfrigérateur, dans leur emballage original. Séparez
les produits crus des produits cuits.
- Consultez le tableau d'entreposage
des aliments, qui indique combien de temps les divers types de poisson
et de fruits de mer conservent leur fraîcheur au réfrigérateur
et au congélateur.
- Les mollusques vivants doivent le rester
- Les palourdes, les huîtres et les moules doivent se refermer hermétiquement
lorsqu'on les tape du doigt.
- Cuisez à fond le poisson et les
fruits de mer
- Jetez toujours les mollusques qui ne s'ouvrent pas à la cuisson.
- La meilleure façon de faire cuire le poisson est de le faire
cuire rapidement à chaleur élevée. Suivez la règle
des dix minutes par pouce : faites cuire un filet pendant dix minutes
pour chaque pouce (2,5 cm) d'épaisseur. Lorsqu'il est cuit,
le poisson doit se détacher facilement en flocons sous la fourchette.
- Gare à la contamination croisée
- Utilisez des ustensiles et des planches à découper
différents pour le poisson ou les fruits de mer crus et cuits.
- Veillez à ce que les jus crus n'entrent pas en contact avec les
autres aliments. Désinfectez les surfaces si une fuite s'est produite.
- En cas de doute, abstenez-vous!
- Des poissons ou des fruits de mer insalubres n'ont pas toujours une
mauvaise apparence ou une mauvaise odeur. En cas de doute, mieux vaut
faire preuve de prudence et jeter les aliments.
Pour en savoir davantage
Sur ce site Web
Autres ressources
Comment choisir le poisson et
les fruits de mer
Poisson
frais - Achetez du poisson frais uniquement s'il est adéquatement
réfrigéré ou glacé. Dans les étalages,
le poisson doit être disposé dans un comptoir couvert et
réfrigéré dont la température est contrôlée
ou sur une épaisse couche de glace fraîche qui ne fond
pas.
- Regardez : L'œil du poisson doit être clair
et légèrement bombé (sauf pour certains types
de poisson ayant naturellement les yeux ternes comme le doré
commun, également appelé doré jaune). Les branchies
doivent être rougeâtres, la peau humide et la chair
ferme et brillante.
Les filets frais présentent une couleur vive et brillante sans
zones sombres ou zones sèches en bordure. (Les filets de poisson
qui ont été congelés peuvent avoir perdu une
partie de leur lustre, mais sont tout à fait propres à
la consommation.)
- Touchez : La chair du poisson frais cède
légèrement sous la pression du doigt et reprend sa forme
aussitôt.
- Sentez : Le poisson frais n'a pas d'odeur forte,
aigre ou ammoniacale; il doit avoir une fraîche et douce odeur marine.
Poisson et fruits de mer congelés - Le poisson
et les fruits de mer congelés peuvent se gâter s'ils dégèlent
durant le transport ou s'ils sont laissés trop longtemps à
des températures chaudes. Voici ce qu'il faut surveiller :
- N'achetez pas de poisson ou de fruits de mer surgelés si l'emballage
est ouvert, déchiré ou écrasé aux contours.
- Évitez les emballages placés au-dessus de l'extrémité
supérieure du comptoir réfrigéré.
- Si l'emballage est transparent, recherchez des signes de givre ou de
cristaux de glace. Cela pourrait signifier que l'aliment est entreposé
depuis longtemps ou qu'il a dégelé, puis regelé.
Si c'est le cas, choisissez un autre produit.
Mollusques
et crustacés - Lorsque vous choisissez ces types de
fruits de mer, appliquez les consignes suivantes :
- Procurez-vous les mollusques auprès d'un commerce digne
de confiance
N'achetez des mollusques que de fournisseurs en qui vous avez confiance
ou qui les ont recueillis dans des aires de récolte ouvertes
et approuvées par le ministère des Pêches et des
Océans (MPO). Tout détaillant ou exploitant d'un service
alimentaire doit pouvoir présenter l'étiquette montrant
que les palourdes, les huîtres ou les moules proviennent d'une
aire de récolte ouverte et approuvée.
Les amateurs qui pratiquent la récolte récréative
des mollusques doivent veiller à utiliser seulement des aires de
récolte sûres et ouvertes. La manière la plus sûre
de procéder est d'appeler le bureau du MPO le plus proche pour
déterminer si une aire est « ouverte » ou « fermée »
à la récolte des mollusques bivalves. Les bureaux du MPO
sont indiqués dans les pages bleues de l'annuaire téléphonique
local.
Aire de récolte ouverte ou fermée?
Une aire « ouverte » est une aire de récolte sûre
qui fait l'objet d'une surveillance et d'essais et où la récolte
est légale. Lorsqu'une aire est officiellement « fermée »,
il est dangereux et illégal d'y récolter des mollusques.
- Jetez les mollusques dont la coquille est fendue ou brisée
Ne choisissez pas des palourdes, des huîtres ou des moules dont
la coquille est fendue ou brisée.
- Assurez-vous qu'ils sont vivants
Faites le « test du tapotement » : Les palourdes, les
huîtres et les moules vivantes se referment hermétiquement
lorsqu'on tape légèrement la coquille du doigt. Si elles
ne se referment pas, ne les achetez pas.
Vérifiez si les pattes bougent : Lorsque les crabes et homards
sont vivants, leurs pattes bougent au moins un peu. Ces fruits de mer
se gâtent rapidement après la mort; il est donc important
de choisir et de préparer uniquement des crabes et homards vivants.
Pour en savoir davantage
Comment entreposer le poisson et
les fruits de mer en sécurité
Pour que le poisson et les fruits de mer demeurent salubres jusqu'à
ce que vous les consommiez, placez-les sur de la glace ou réfrigérez-les
ou congelez-les dès que possible après l'achat. Suivez les
consignes qui suivent concernant la sûreté de l'entreposage.
- Si le poisson et les fruits de mer seront consommés dans
les deux jours suivant l'achat, entreposez-les dans le réfrigérateur.
- Emballez-les dans une pellicule plastique ou entreposez-les dans
un contenant hermétique.
- Réfrigérez les mollusques vivants dans des contenants
bien ventilés, recouverts d'une serviette de papier ou d'un linge
propre humide.
- Si les poissons et les fruits de mer ne seront pas consommés
dans les deux jours suivant l'achat, emballez-les hermétiquement
dans du papier pour congélation à l'épreuve de l'humidité
ou du papier d'aluminium, de manière à les protéger
contre les fuites d'air, et entreposez-les au congélateur.
Combien de temps peut-on conserver du poisson et des fruits de mer?
| Type |
Période sûre de conservation |
| Réfrigérateur 4° C (40° F) |
Congélateur* -18° C (0° F) |
| Poisson maigre (morue, plie, etc.) |
3 à 4 jours |
6 mois |
| Poisson gras (saumon, etc.) |
3 à 4 jours |
2 mois |
| Mollusques et crustacés (palourdes, crabe, homard) |
12 à 24 heures |
2 à 4 mois |
| Pétoncles, crevettes, mollusques et crustacés cuits |
1 à 2 jours |
2 à 4 mois |
Source : www.canfightbac.org/fr/default.aspx
*Remarque : Pour une meilleure saveur, consommez le poisson et les
fruits de mer congelés dans un délai d'un mois ou deux.
- Le poisson fumé se vend sous diverses formes - congelé,
réfrigéré avec une durée de conservation limitée,
produits de longue conservation. Les produits emballés sous vide
et prêts à consommer doivent être manipulés
avec un soin particulier à cause de la présence possible
de bactéries nuisibles qui prolifèrent dans un milieu sans
air (anaérobie). Respectez les consignes d'entreposage figurant
sur l'emballage et réfrigérez toute partie non consommée
du produit pendant une brève période uniquement (deux jours
maximum).
- Le scellage sous vide à la maison peut allonger le temps de conservation
des poissons et des fruits de mer réfrigérés, séchés
et surgelés. Toutefois, il faut prendre des précautions
à cause du risque d'apparition de bactéries pathogènes
dans un milieu sans air. Le scellage sous vide ne remplace pas la nécessité
d'utiliser l'autoclave ou le bain-marie pour les aliments mis en conserve
à la maison. Tout doit être maintenu propre pendant le processus
de scellage sous vide : les mains, les ustensiles, les planches à
découper et les comptoirs. Dans la mesure du possible, il faut
manipuler les aliments avec des cuillers ou des pinces propres ou par
tout moyen autre qu'avec les mains. On doit conserver les aliments scellés
sous vide au réfrigérateur ou au congélateur et l'on
doit laisser les aliments scellés sous vide congelés dégeler
au réfrigérateur.
Pour en savoir davantage
Comment préparer
et servir de façon sûre le poisson et les fruits de mer
- Dégelez-les de façon sûre
De nombreux produits de la mer surgelés, tels que les filets
et les darnes, peuvent être cuits sans avoir dégelé
si l'on prévoit un temps de cuisson additionnel. Si vous devez
dégeler du poisson ou des fruits de mer, appliquez l'une de
deux méthodes recommandées :
- Laissez-les dégeler au réfrigérateur :
il faut environ 18 heures par 500 grammes.
- Faites-les dégeler sous l'eau courante froide : cela nécessite
seulement environ une demi-heure par 500 grammes.
Évitez
la contamination croisée
Quand vous préparez du poisson ou des fruits de mer frais ou
dégelés, il est important d'empêcher les bactéries
des aliments crus et de leurs jus de contaminer les aliments prêts
à manger ou d'autres surfaces ou ustensiles utilisés
pour la préparation des aliments.
- Lavez-vous les mains à fond avec du savon et de l'eau chaude
avant et après la manipulation
de tout aliment cru.
- Manipulez et entreposez séparément les aliments crus
et cuits.
- Lavez et désinfectez à fond les couteaux, les contenants
et les planches à découper après avoir manipulé
du poisson ou des fruits de mer crus.
- Utilisez des plats et des ustensiles propres pour servir le poisson
ou les fruits de mer cuits, et non pas ceux qui ont été
utilisés pour les aliments crus.
- Faites-les cuire suffisamment
Il est important de bien faire cuire le poisson et les fruits de mer
pour détruire les parasites ou les bactéries nuisibles
qu'ils peuvent contenir.
- Pour le poisson : Prévoyez dix minutes
de cuisson par pouce d'épaisseur. Tournez le poisson à
mi-cuisson (sauf s'il a moins d'un demi-pouce d'épaisseur).
Ajoutez cinq minutes au temps de cuisson total si le poisson est cuit
en papillote ou en sauce. Le poisson correctement cuit se détache
facilement en flocons, sous la fourchette, et doit être opaque
et ferme.
- Pour les palourdes, les moules et les huîtres :
Certaines personnes - les femmes enceintes, les jeunes enfants, les
personnes âgées et celles dont le système immunitaire
est affaibli - ne doivent pas manger de mollusques
crus.
Pour faire cuire suffisamment les palourdes, huîtres et moules
dans leurs coquilles, appliquez l'une ou l'autre des méthodes
suivantes :
- faites-les bouillir jusqu'à ce que les coquilles s'ouvrent
et maintenez l'ébullition pendant cinq minutes additionnelles;
ou
- faites-les cuire à la vapeur jusqu'à ce que les coquilles
s'ouvrent, puis poursuivez la cuisson pendant neuf minutes additionnelles.
Jetez tout mollusque dont la coquille ne s'est pas ouverte pendant
la cuisson.
Pour faire cuire des huîtres écaillées (sans coquille),
il faut les faire bouillir pendant au moins trois minutes, les faire
frire pendant au moins dix minutes à 190°C ou les cuire au
four pendant au moins dix minutes à 230°C.
N'oubliez pas que la cuisson des mollusques bivalves ne détruit
pas les toxines naturellement présentes ou les autres contaminants.
C'est pourquoi il est important de s'assurer qu'ils ont été
récoltés dans une aire sûre.
- Évitez la zone de danger - entre 4°C et 60°C
- Suivez la règle des deux heures : Ne laissez jamais
du poisson ou des fruits de mer préparés, ou d'autres
aliments périssables ou des restes hors du réfrigérateur
pendant plus de deux heures; le délai doit être plus
court par temps chaud. Les bactéries qui peuvent causer des
maladies prolifèrent rapidement lorsque la température
se situe dans la zone de danger (entre 4°C et 60°C). Consommez l'aliment
rapidement après l'avoir fait cuire et réfrigérez
rapidement les restes.
- Les aliments froids doivent rester froids : Les aliments froids
doivent être maintenus à 4°C et les aliments congelés,
à -18°C.
- Les aliments chauds doivent rester chauds : Les aliments chauds
doivent être maintenus à une température de 60°C ou
plus.
Toute personne qui se sent malade après avoir mangé du poisson
ou des fruits de mer doit obtenir sans délai des soins médicaux.
Si l'intoxication s'avère grave, la rapidité du traitement
est cruciale. De plus, si l'intoxication est causée par un pathogène
préoccupant, le fait de le signaler rapidement peut aider à
déceler et à éliminer la source d'intoxication.
Qu'en est-il du poisson et des
fruits de mer crus?
La cuisson du poisson et des fruits de mer réduit au minimum les
risques d'intoxication alimentaire. Cependant, de nombreux plats populaires
- sushis, sashimis, ceviche, poisson fumé à froid, huîtres
crues - sont composés de poisson ou de fruits de mer crus.
Certaines personnes ne doivent pas manger du poisson ou des fruits
de mer crus
Certaines personnes sont exposées à des risques plus élevés
d'intoxication alimentaire et ne doivent pas manger du poisson ou des
fruits de mer crus ou partiellement cuits :
- les femmes enceintes;
- les jeunes enfants;
- les adultes âgés;
- les personnes dont le système immunitaire est affaibli;
- les personnes qui ont une acidité stomacale réduite.
Si vous mangez du poisson ou des fruits de mer crus :
- Un contrôle approprié de la température et des pratiques
sûres de manipulation des aliments sont très importants pour
réduire les risques d'intoxication alimentaire.
- N'oubliez pas que certaines espèces de poisson peuvent contenir
des parasites. La congélation tuera tous les parasites présents,
mais elle ne tuera pas tous les micro-organismes nuisibles. C'est pourquoi
il est plus sûr de manger du poisson et des fruits de mer cuits.
Les personnes qui ne sont pas sûres de leur niveau de risque devraient
se renseigner auprès de leur fournisseur de soins de santé.
À titre de précaution additionnelle contre la listériose,
les femmes enceintes, les adultes âgés et les personnes dont
le système immunitaire est affaibli doivent aussi éviter les
types de poisson ou de fruits de mer fumés, réfrigérés
et prêts à manger, à moins qu'ils ne soient inclus dans
un plat cuisiné tel qu'un ragoût. Ces types de poisson ou de
fruits de mer fumés et réfrigérés - saumon,
truite, corégone, morue, thon ou maquereau - sont habituellement
désignés comme étant « fumés », « salés »,
« saurs », « saumurés » ou « séchés »;
on peut les trouver dans la section des aliments réfrigérés
des marchés d'alimentation et des épiceries fines. Le poisson
et les fruits de mer fumés en conserve ou de longue conservation
ne sont pas affectés par la listériose et constituent donc
un choix sûr.
Pour en savoir davantage
Rôle du gouvernement
dans la salubrité du poisson et des fruits de mer -
Que fait le gouvernement pour veiller à ce que le poisson et les
fruits de mer soient le plus sûrs possible?
Santé
Canada, l'Agence
canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et Pêches
et Océans Canada (MPO) travaillent ensemble, en collaboration
avec l'industrie alimentaire, pour veiller à ce que notre approvisionnement
alimentaire soit sûr.
Politiques et normes relatives à la santé
- Santé Canada a la responsabilité d'établir des politiques,
de fixer des normes et de fournir des consignes et des renseignements sur
la salubrité et la valeur nutritive des aliments.
Système d'inspection et de contrôle - L'ACIA
fournit tous les services fédéraux d'inspection liés
à la salubrité des aliments et met en application les normes
relatives à la salubrité et à la qualité nutritive
des aliments établies par Santé Canada.
Le Canada a l'un des systèmes d'inspection et de contrôle
du poisson les plus respectés du monde. L'ACIA met en application
les politiques, les exigences et les normes d'inspection qui concernent
les produits du poisson, les établissements de transformation du
poisson et des fruits de mer agréés par le gouvernement fédéral,
les importateurs, les bateaux de pêche, ainsi que l'équipement
utilisé pour la manipulation, le transport et l'entreposage du poisson
et des fruits de mer. L'ACIA effectue des inspections rigoureuses des établissements
de transformation du poisson partout au Canada et analyse des échantillons
d'aliments afin d'y déceler les impuretés, les résidus
de médicaments, les contaminants ou les agents pathogènes.
Les normes de sécurité établies par Santé
Canada et mises en application par l'ACIA sont les mêmes, peu importe
le pays d'origine (le Canada ou un pays étranger) et la méthode
de production (poisson et fruits de mer sauvages ou d'élevage).
- Surveillance
des aires de récolte des mollusques -
L'ACIA assure une surveillance des aires de récolte afin de pouvoir
déceler rapidement les biotoxines présentes dans les mollusques.
Dans le cadre du Programme
canadien de contrôle de la salubrité des mollusques,
l'ACIA analyse régulièrement des échantillons de
mollusques prélevés dans des centaines d'endroits dans le
Canada atlantique, au Québec et en Colombie-Britannique. Lorsque
les niveaux de biotoxines sont inacceptables, elle avise le MPO, qui prend
des mesures immédiates afin de fermer les aires à la récolte.
Lorsqu'une aire est fermée, des avertissements sont affichés,
les médias sont avisés et des agents des pêches du
MPO font des patrouilles afin d'empêcher la récolte des mollusques.
- Garantie
de la traçabilité - L'ACIA prescrit que tout sac
d'huîtres, de palourdes ou de moules prélevées dans
les eaux canadiennes doit porter une étiquette indiquant le lieu,
la date et l'heure de la récolte afin qu'il soit possible de remonter
à l'aire précise de récolte en cas d'éclosion
d'intoxication alimentaire. Le maintien de la source et de l'identité
du lot est extrêmement important. Il ne peut y avoir aucun mélange
de mollusques ni aucune substitution d'étiquettes, et les étiquettes
doivent suivre le produit jusqu'au commerce de détail ou au service
alimentaire destinataire. Il s'agit d'un protocole international dont
le Canada est signataire et cela représente une autre facette du
Programme
canadien de contrôle de la salubrité des mollusques.
- Surveillance
des établissements de transformation - L'ACIA veille aussi
à ce que les installations de transformation du poisson et des
fruits de mer soient aménagées et exploitées selon
des normes rigoureuses et aient mis en place des systèmes efficaces
d'assurance de la qualité afin de protéger les consommateurs.
Les établissements qui exportent leurs produits ou les expédient
dans d'autres provinces doivent être agréés auprès
de l'ACIA et doivent élaborer et appliquer un plan de Programme
de gestion de la qualité (PGQ) fondé sur les principes
« Hazard Analysis Critical Control Points » (HACCP, Analyse
des dangers et maîtrise des points critiques). Le plan PGQ décrit
les mesures de contrôle que l'établissement de transformation
applique pour faire en sorte que les installations et les produits satisfassent
aux exigences fédérales de qualité et de salubrité.
Des inspecteurs de l'ACIA procèdent régulièrement
à des vérifications des PGQ pour vérifier s'ils sont
conformes aux exigences du Règlement sur l'inspection du poisson.
- Surveillance
de toutes les importations de poisson et de fruits de mer
- L'ACIA surveille les importations de produits de la mer et effectue
régulièrement des inspections dans le cadre du Programme
d'inspection des importations pour empêcher la commercialisation
de produits dangereux pour la santé, insalubres ou portant
des étiquettes trompeuses. Les produits importés doivent
satisfaire aux mêmes normes de qualité et de salubrité
établies par Santé Canada pour les produits intérieurs.
Lorsque des produits ne satisfont pas à ces normes, leur entrée
au pays est interdite : ils ne peuvent pas être distribués
aux consommateurs ni subir une transformation ultérieure au
Canada. Dans de tel cas, les produits sont également inscrits
à la Liste d'alerte des importations et les expéditions
suivantes des mêmes produits sont inspectées jusqu'à
ce que quatre expéditions consécutives soient jugées
conformes.
- L'ACIA applique une approche fondée sur les risques pour
déterminer la fréquence à laquelle les produits
importés doivent être inspectés. La fréquence
varie selon les risques relatifs à la salubrité des
aliments, les antécédents de conformité du produit,
les antécédents de conformité du transformateur
et le pays d'origine du produit.
- L'ACIA travaille aussi avec les autres gouvernements, y compris
le gouvernement de la Chine, pour veiller à ce que les produits
alimentaires importés au Canada satisfassent aux exigences
canadiennes en matière de salubrité.
- Le Canada a conclu des accords avec certains autres pays, notamment
les États-Unis, prévoyant que les pays doivent s'aviser
l'un l'autre s'ils décèlent des problèmes de salubrité
dans le poisson ou les fruits de mer qu'ils importent. L'ACIA effectue
également un suivi des problèmes relatifs à la salubrité
du poisson qui surviennent dans le monde entier.
Plus de détails sur le poisson et les fruits de mer
importés
Préoccupations des consommateurs
Certains consommateurs s'interrogent sur la salubrité
du poisson et des fruits de mer importés, particulièrement
en ce qui concerne l'utilisation de médicaments vétérinaires
non approuvés ou interdits. Ces préoccupations peuvent
amener des gens à éviter de consommer du poisson et des
fruits de mer. Voici les faits :
- Les normes de sécurité (chimique et bactériologique)
établies par Santé Canada sont les mêmes, que
le poisson ou les fruits de mer soient produits au pays ou importés.
- L'ACIA met ces normes en application. Le poisson ou les fruits de
mer importés qui ne satisfont pas aux normes canadiennes de
salubrité ou de qualité ne peuvent pas être distribués
aux consommateurs ni subir une transformation ultérieure au
Canada.
- Le poisson et les fruits de mer d'élevage, canadiens et importés,
sont soumis à des essais de dépistage des résidus
de médicaments. Tout médicament vétérinaire
utilisé doit être approuvé par Santé Canada.
Des limites maximales sont fixées pour les résidus de
chaque médicament et, pour qu'elles soient respectées,
les médicaments doivent être retirés pendant une
période appropriée consécutive au traitement
avant que le poisson ou les fruits de mer ne puissent être récoltés.
- Le gouvernement du Canada sait que des médicaments vétérinaires
non approuvés ou interdits peuvent être utilisés
dans certains pays qui exportent du poisson et des fruits de mer
au Canada. Le poisson et les fruits de mer en provenance de ces
pays font l'objet d'une surveillance minutieuse. Dans certains
cas, un pays entier peut être inscrit sur la Liste d'alerte
des importations, auquel cas 100 % des expéditions
en provenance de ce pays sont inspectées pour le dépistage
de résidus de médicaments.
- Surveillance
des niveaux de contaminants - Même si aucune quantité
de contaminants n'est souhaitable dans notre approvisionnement alimentaire,
Santé Canada détermine les niveaux d'exposition auxquels
les contaminants chimiques sont considérés comme dangereux
pour la santé humaine. Santé Canada établit des
normes concernant le niveau maximal admissible dans les aliments;
l'ACIA met ces normes en application.
- Afin d'établir les normes, Santé Canada estime l'exposition
actuelle des Canadiens aux contaminants en question, en surveillant
les concentrations de mercure et de diverses autres substances chimiques
dans les aliments lors de ses enquêtes annuelles de l'Étude
de la diète totale et en procédant à des
échantillonnages axés sur certains contaminants en particulier.
Santé Canada effectue des évaluations des risques pour
la santé humaine à mesure que de nouvelles données
sur les résidus chimiques et données toxicologiques
deviennent disponibles. Santé Canada examine aussi régulièrement
les nouvelles informations disponibles pour s'assurer que ses politiques,
normes et règlements maintiennent toujours avec efficacité
la salubrité des aliments au Canada.
- Tous les aliments vendus au Canada - y compris le poisson et les
fruits de mer, provenant du pays même ou de l'étranger,
sauvages ou d'élevage - doivent satisfaire aux normes rigoureuses
(limites maximales) relatives aux contaminants chimiques fixées
par Santé Canada. Ces normes permettent aux consommateurs
de profiter des bienfaits procurés par les aliments sans compromettre
leur santé et leur sécurité.
- L'ACIA met ces normes de sécurité en application :
elle effectue régulièrement des essais afin de déceler
des contaminants, notamment le mercure et les BPC, dans le poisson et
les fruits de mer nationaux et importés avant qu'ils ne parviennent
aux commerces de détail. Elle compare les résultats aux
normes établies par Santé Canada en ce qui concerne les
niveaux de contaminants. Il est interdit de vendre du poisson ou des fruits
de mer dont la concentration dépasse ces niveaux. L'ACIA présente
également des rapports sur les niveaux de référence
du mercure pour certaines espèces dans certains milieux aquatiques
précis.
Plus de détails sur les contaminants chimiques
Préoccupations des consommateurs
Certaines personnes s'interrogent sur la présence, dans le poisson
et les fruits de mer, de contaminants chimiques tels que le mercure et
des polluants organiques persistants, notamment les biphényles
polychlorés (BPC), les éthers diphényliques polybromés(EDPB),
les dioxines et les furanes. Ces préoccupations peuvent amener
certaines personnes à éviter carrément de consommer
du poisson et des fruits de mer. La réalité est la suivante :
la plupart des espèces de poisson et de fruits de mer ont une teneur
faible en mercure et en d'autres contaminants et, d'une façon générale,
les consommateurs n'ont pas à s'inquiéter d'être exposés
à des concentrations significatives de contaminants dans ces aliments.
Les propres études de surveillance et études scientifiques
du Canada, de même qu'un récent examen effectué par
un comité d'experts
de l'Institute of Medicine (organe indépendant qui relève
de la National Academy of Sciences des États-Unis), ont conclu
que les avantages pour la santé de la consommation de poisson l'emportent
largement sur les risques liés aux contaminants. Les gens qui mangent
au moins deux portions par semaine d'une gamme variée de poisson
retirent d'importants avantages pour la santé sans s'exposer à
un risque notable lié aux niveaux de mercure et d'autres contaminants
à l'état de traces dans ces aliments.
Il est possible de prendre des précautions pour réduire
au minimum l'exposition au mercure des membres des groupes à risque
(les femmes enceintes ou susceptibles de le devenir, les femmes qui allaitent
et les jeunes enfants) en suivant la consigne
de consommation de Santé Canada et les avis
régionaux concernant la pêche sportive. Les niveaux des
autres contaminants ne sont pas une préoccupation.
Mercure
En 2007, Santé Canada a publié une étude
exhaustive sur les risques et les avantages possibles de la consommation
de poisson en rapport avec la présence de mercure. À la
suite de cette étude, Santé Canada a mis en place des mesures
additionnelles visant à protéger les Canadiens contre les
risques éventuels, tout en les encourageant à suivre les
consignes relatives à la consommation de poisson données
dans le Guide
alimentaire canadien. Ces mesures comprenaient des normes mises à
jour concernant la teneur totale en mercure du poisson commercial vendu
au détail, de même qu'une consigne
de consommation visant à protéger encore davantage les
Canadiens.
- Une liste distincte d'espèces de poisson prédateur vendu
dans le commerce fait maintenant l'objet d'une nouvelle norme de 1,0
partie par million (ppm) de mercure total : thon frais et congelé,
requin, espadon, escolier, voilier et hoplostète orange. Cette
nouvelle norme s'ajoute à un avis
de consommation permettant de protéger davantage les Canadiens.
La liste de ces espèces pourra être mise à jour
à mesure que de nouveaux renseignements sur d'autres espèces
de poisson prédateur deviendront disponibles.
- D'autres types de poisson, notamment le thon en conserve, continuent
à devoir respecter la norme établie de longue date de
0,5 ppm de mercure total. La plupart des types de poisson vendus
au Canada ont des teneurs en mercure de beaucoup inférieures
à cette norme. Cependant, Santé Canada a établi
que certains Canadiens pourraient manger des quantités suffisamment
importantes de thon blanc en conserve pour que cela devienne une source
appréciable de mercure d'origine alimentaire; en général,
le thon blanc en conserve a une teneur totale en mercure inférieure
à 0,5 ppm, mais des teneurs plus élevées que
celles que l'on trouve dans le thon pâle en conserve. En guise
de précaution, un avis
relatif à la consommation de thon blanc en conserve a été
publié à l'intention des groupes à risque.
Autres contaminants chimiques
Les polluants organiques persistants, notamment les biphényles
polychlorés (BPC), les dioxines et les furanes et les éthers
diphényliques polybromés (EDPB), sont des polluants industriels
qui persistent longtemps dans l'environnement. On peut trouver ces contaminants
chimiques dans les tissus adipeux de tous les animaux consommés
par les humains, y compris le poisson et les fruits de mer. Dans tous
les cas, les examens scientifiques ou les évaluations des risques
pour la santé réalisés par Santé Canada
ont montré que les niveaux de ces contaminants dans le poisson
et les fruits de mer vendus au détail, sauvages ou d'élevage,
sont de beaucoup inférieurs à ce qui serait considéré
comme dangereux pour la santé humaine.
Pour en savoir davantage
Sur ce site Web
Autres
ressources
Mesures de contrôle appliquées aux produits intérieurs
Mesures de contrôle appliquées aux importations
Normes relatives aux contaminants chimiques
Surveillance des contaminants dans les aliments
Mercure
Autres contaminants
- BPC
- EDPB
- Dioxines et furanes
Consignes de consommation de Santé Canada