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Tables rondes sur les chaînes de valeur

La Table ronde sur la chaîne de valeur des produits biologiques

Bulletin – 14 au 16 novembre 2011

La Table ronde sur la chaîne de valeur de l'industrie des produits biologiques (TRCVPB) a tenu à Ottawa une neuvième rencontre du 14 au 16 novembre 2011.

La réunion a surtout porté sur les politiques possibles pour le gouvernement du Canada en ce qui concerne la présence de faibles quantités (PFQ) d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans les produits agricoles à l'importation, l'évolution des règlements et des politiques du secteur des produits biologiques, l'état d'avancement des projets en groupe de travail portant sur la recherche et l'innovation, le développement des marchés, la réglementation et l'accroissement des capacités au Canada. La Table ronde a examiné les constatations et les recommandations provisoires de deux rapports importants, l'un sur la gestion des risques et l'autre sur les orientations d'une campagne nationale d'image de marque de la production biologique. La troisième journée de la rencontre a été consacrée à l'élaboration d'un plan stratégique à long terme pour la Table ronde et l'industrie des produits biologiques.

Dans le dossier PFQ-OGM, les membres ont été invités à se prononcer sur trois politiques possibles en vue de l'établissement de seuils d'admissibilité de la teneur des importations agricoles en substances génétiquement modifiées. Ils se méfiaient généralement de la création de valeurs de tolérance des OGM qui, soupçonnaient-ils, pourraient ensuite être assouplies. Ils ont également soulevé une foule de questions relatives aux OGM qui, bien que représentant une menace pour l'agriculture biologique, débordaient le cadre des consultations sur les questions PFQ.

On a fait le point à l'intention des membres sur les récentes statistiques indiquant des ventes au détail de produits biologiques d'environ 2,6 milliards de dollars en 2010. Parallèlement, le nombre de producteurs d'aliments biologiques avait diminué de 15 à 20 p. 100, en grande partie à cause de pressions cycliques et récessionnistes sur les prix et de l'incidence des affirmations rivales en matière de santé naturelle.

Un point primordial à l'ordre du jour de la Table ronde était la conception d'une campagne nationale d'image de marque de la production biologique. Les membres ont examiné une diversité de concepts, de moyens visuels et de messages créatifs de promotion de cette image auprès de la population canadienne. En apportant d'autres améliorations à ce projet de campagne, on mettra au point du matériel publicitaire et promotionnel qui sera largement mis à la disposition de l'industrie des produits biologiques.

La Table ronde s'est également souciée des risques éventuels pour le secteur et des mesures d'atténuation de ces risques, qu'il s'agisse de la menace que constituent les maladies d'origine alimentaire, de la contamination par les cultures génétiquement modifiées, de la concurrence venant des fournisseurs étrangers ou de la confusion populaire quant à la signification des affirmations de production biologique par rapport aux allégations rivales de santé naturelle, par exemple. On étudiera en outre des recommandations d'atténuation de ces risques et les intégrera à un plan stratégique sectoriel.

En matière de réglementation, les membres ont discuté des Règlements sur les produits biologiques au Canada (RPBC) et des problèmes que pose l'absence d'une réglementation provinciale complémentaire, d'où la possibilité pour les fournisseurs régionaux ou spécialisés d'y aller d'affirmations de production biologique en dehors de toute certification si leurs produits sont uniquement vendus à l'échelle intraprovinciale. Entre autres questions d'ordre réglementaire, les membres ont examiné le besoin d'en appeler à l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) pour qu'elle rapporte sa décision et autorise désormais l'apposition du sceau de l'OMRI sur les produits antiparasitaires homologués déjà agréés par ce dernier organisme suivant les normes du National Organic Program (NOP) de l'USDA. La Table ronde est aussi à la recherche d'un mode rationalisé d'homologation des produits d'appellation hors marque qui sont à faible risque, plus particulièrement les substances alimentaires utilisées à des fins sanitaires sur des plantes alimentaires. Il a également été question d'un rapport d'options de l'ACIA sur l'emploi de la mention « produit biologique certifié » et autres désignations comme « aliment de culture biologique » ou « aliment de production biologique ».

Enfin, dans le cadre de leur exercice de planification stratégique avec animation, les membres ont défini les questions qui influent sur le secteur, énuméré les forces, les faiblesses, les menaces et les possibilités qui le concernent, établi des objectifs pour les cinq prochaines années et rangé un certain nombre d'objectifs par ordre de priorité. Ils ont jugé hautement prioritaire de résoudre la question du commerce intraprovincial et de la réglementation, de dissiper la confusion populaire par des structures organisationnelles et des communications améliorées et d'assurer la stabilité pour favoriser le maintien des producteurs biologiques en place et l'arrivée de nouveaux. Ils affineront leur plan à leur prochaine séance plénière en mai 2012.

La prochaine réunion de la Table ronde sur la chaîne de valeur de l'industrie des produits biologiques est prévue pour les 7 et 8 mai 2012.

Pour plus de renseignements sur la Table ronde, on s'adressera à Bob Watts, directeur adjoint, Section des boissons et des produits biologiques, à Agriculture et Agroalimentaire Canada au numéro 613‑773‑0181.