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Le gouvernement du Canada a préparé le présent rapport en se fondant sur des sources d'information primaires et secondaires. Il n'appuie pas forcément les organismes qui y sont mentionnés pas plus qu'il ne garantit l'exactitude des renseignements fournis. Il appartient donc au lecteur de vérifier la justesse et la fiabilité de ceux-ci.
Le Japon est le plus gros consommateur et importateur de poisson et de fruits de mer du monde. En 2005, ses importations, d'une valeur de près de 17,3 milliards de dollars(1), représentaient quelque 45 % de la totalité du marché du poisson et des fruits de mer. Les crevettes fraîches ou transformées, le thon, le makaire, le saumon, la truite, le crabe, l'anguille transformée et les oeufs de morue et de goberge ont composé environ la moitié des importations japonaises de produits de la pêche. La consommation de produits de la pêche par habitant s'est affaiblie ces dernières années au Japon, mais la capacité du pays de répondre lui-même à la demande intérieure décroît plus rapidement encore, ce qui explique la dépendance grandissante du pays à l'égard des importations. Selon les estimations de Thomson Business Intelligence, les ventes totales de poisson et de fruits de mer du Japon, qui ont atteint 104,5 milliards de dollars en 2005 (soit 98 milliards de dollars de plus qu'en 2004) devraient s'élever à 141,8 milliards de dollars en 2010.
Le marché japonais offre des débouchés aux exportateurs canadiens de poisson et de fruits de mer, plus précisément pour le maquereau, le crabe des neiges, les crevettes nordiques, le homard et les oursins. De plus, les produits de la pêche traçables qui sont le résultat de méthodes durables et écologiques, qui servent à la lutte contre le vieillissement (sources de collagène ou de glucosamine par exemple) et qui sont présentés dans des emballages permettant aux consommateurs de voir le contenu et de mieux conserver leur fraîcheur seront bien accueillis sur le marché japonais.
L'étroite relation entre les secteurs canadien et japonais de la pêche et leur forte intégration créent des occasions de conclure des partenariats et d'investir. En 2005, la part canadienne du marché japonais du poisson et des fruits de mer, en valeur, a été de 3,5 %, mais le Canada est l'un des principaux fournisseurs de crabe des neiges, de homard, d'oeufs de poisson et de capelan du Japon.
TABLE DES MATIÈRES
PRINCIPAUX CONTACTS ET SERVICES DE SOUTIEN
Le poisson et les fruits de mer sont des éléments importants du régime alimentaire traditionnel des Japonais qui les consomment de différentes façons, depuis le poisson cru jusqu'aux produits fortement transformés. La consommation de poisson et de fruits de mer, comme la consommation d'aliments en général, diminue au Japon. En 2004, la consommation moyenne de produits de la pêche par habitant au Japon s'est élevée à 34,5 kg (poids net), comparativement à 35,7 kg en 2003, mais elle reste la plus importante du monde. En 2005, un ménage japonais moyen a dépensé 1 026 $ pour l'achat de poisson et de fruits de mer. Selon les estimations de Thomson Business Intelligence, les ventes totales de poisson et de fruits de mer au Japon, passées de 98 milliards de dollars en 2004 à 104,5 milliards de dollars en 2005, pourraient atteindre 141,8 milliards de dollars en 2010.
Le Japon est aussi le plus gros importateur de poisson et de fruits de mer, la valeur de ses importations ayant atteint près de 17,3 milliards de dollars en 2005. Le marché japonais du poisson et des fruits de mer est d'une importance telle que le Japon est généralement considéré comme un décideur mondial des prix de ces produits. La consommation de produits de la pêche par habitant s'est affaiblie ces dernières années au Japon, mais la capacité du pays de répondre lui-même à la demande intérieure décroît plus rapidement encore, (l'autosuffisance en volume étant tombée de 60 % en 1994 à 55 % en 2004), ce qui oblige le pays à importer davantage de ces produits. Le Japon est le deuxième marché du poisson et des fruits de mer du Canada (après les États-Unis), les exportations canadiennes de produits de la pêche vers ce pays ayant atteint une valeur de 471 millions de dollars en 2005.
Au tableau 1 figure la ventilation de l'approvisionnement japonais en poisson et fruits de mer en 2003. Cette même année, plus de 76 % du poisson et des fruits de mer au Japon, soit 8,4 millions de tonnes, étaient destinés à la consommation humaine.
| Production intérieure | Importations | Exportations | Approvisionnement total | |
|---|---|---|---|---|
| Produits de la pêche destinés à la consommation humaine | 4 804 | 3 922 | 405 | 8 390 |
| Produits de la pêche utilisés dans l'alimentation animale et servant à d'autres fins | 656 | 1 829 | 105 | 2 590 |
Source : Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO). Fishery Country Profile: Japan, octobre 2005.
En 2005, les filets de poisson frais, congelés ou réfrigérés ont occupé 65 % (valeur de 68,1 milliards de dollars) de la totalité des ventes de produits de la pêche au Japon, et leur valeur pourrait atteindre 93,8 milliards de dollars en 2010. Les ventes de mollusques et crustacés ont progressé plus rapidement, passant d'une valeur de 8,2 milliards de dollars en 2005 à 11,6 milliards de dollars en 2010. Les ventes de poisson et de fruits de mer en conserve, qui ont représenté 63 % de ventes totales d'aliments en conserve en 2005, ont procuré de recettes totales de 2,4 milliards de dollars.
Ces dernières années, les Japonais ont consommé moins de crevettes et de limande en raison de l'insuffisance de l'offre. En revanche, la consommation de truite, de crabe et de saumon a été soutenue. Dans l'ensemble, le Japon reste l'un des principaux importateurs de produits de la pêche du monde, surtout de goberge, de crevettes et de maquereau.
En 2004, les espèces de poisson et de fruits de mer que les ménages japonais ont consommées en plus grandes quantités étaient le saumon, le thon, la seiche, le balaou et le homard. Les espèces consommées varient cependant beaucoup selon la région. La consommation de thon du Japon, le plus gros consommateur, atteint le tiers de la consommation mondiale.
Les crevettes sont le principal produit de la pêche importé au Japon, en valeur, la part des crevettes crues congelées et des crevettes préparées ayant atteint 16,8 % des importations totales de produits de la pêche en 2005. Le marché japonais des crevettes crues congelées (surtout les crevettes tigrées et les crevettes blanches (vannamei) d'élevage) varie selon la demande, et les importations de crevettes transformées à valeur ajoutée augmentent. Les importations de crevettes cuites (dont les crevettes nordiques) ont fléchi quelque peu au cours du premier trimestre de 2006.
Sept pays sont à l'origine de près de 90 % des importations japonaises de crevettes nordiques, les principaux fournisseurs étant la Russie, le Canada, le Groenland et l'Argentine. En 2003, le Japon a importé 33 364 tonnes de crevettes nordiques, comparativement à 38 355 tonnes en 2002. Cette baisse est attribuable à une diminution marquée (-58 %) des approvisionnements de l'Argentine dont les débarquements de crevettes rouges sauvages (Pleoticus muelleri) sont tombés d'environ 79 000 tonnes en 2001 à quelque 7 000 tonnes en 2005. Parallèlement, les importations japonaises de crevettes de l'Argentine sont tombées de 4 742 tonnes en 2001 à 619 tonnes en 2005.
À l'échelle mondiale, le Japon est le plus gros producteur et le plus important marché de thon frais et congelé et de produits du thon (sauf le thon en conserve). L'achat de thon par un ménage japonais s'élève en moyenne à 77 $ par année, soit nettement plus que les 43 $ dépensés par année pour acheter des crevettes, produit de la pêche dont la consommation est la deuxième en importance. La forte augmentation des achats de thon en décembre fait grimper les prix jusqu'à 22 $ le saku(2) (120-150 g) au cours de la dernière semaine du mois (qui précède le plus important congé férié du Japon, shogatsu [Nouvel An]). Le thon rouge, le thon rouge du Sud et le thon obèse sont les espèces les plus coûteuses.
Généralement vendu dans les principaux grands magasins à rayons et les restaurants haut de gamme, le thon entre dans la préparation des sushi et des sashimi. Certains supermarchés, qui vendent du thon congelé (de moins grande valeur), reçoivent le poisson en blocs congelés qui sont découpés en morceaux et dégelés dans des bains d'eau tiède salée, ce qui a pour effet de faire ressortir la couleur du thon et de hausser sa température pour qu'il paraisse frais).
En raison de la décroissance des stocks de thon, le Japon se tourne vers l'aquaculture pour tenter de répondre à la forte demande intérieure. En septembre 2004, il a été le premier au monde à expédier du thon rouge d'élevage.
Les ventes de saumon sont les troisièmes en importance dans la catégorie du poisson et des fruits de mer, espèce pour laquelle le ménage japonais moyen a dépensé 42 $ en 2005. Le prix du saumon, aliment consommé toute l'année au Japon, sont relativement stables durant l'année, variant entre 3,30 $ et 3,85 $ le saku. Les Japonais consomment le saumon à l'état cru, grillé avec du sel et d'autres assaisonnements, frit, meunière, mariné ou en ragoût. Pour les consommateurs, les critères de fraîcheur et de qualité du saumon sont les suivants : des écailles luisantes et argentées, la fermeté de la chair et la forme et la couleur du poisson. Le poisson qui remplit ces critères se vend vraisemblablement à prix plus élevés.
Les sardines (comme le maquereau), habituellement moins estimées au Japon, sont néanmoins un élément peu coûteux du régime alimentaire. En 2004, cependant, les très faibles prises dans les eaux du Japon ont fait croître les prix à des niveaux sans précédent qui correspondaient à ceux du bar de choix. Les débarquements totaux de sardines sont tombés de 34 152 tonnes en 2004 à 16 193 tonnes en 2005. Les données pour la période de janvier à octobre 2006 révèlent que les débarquements ont repris, atteignant 35 867 tonnes pour la période de dix mois.
En 2004, le Japon a fixé des prix trop élevés pour le crabe des neiges parce que les prix étaient déjà élevés à la fin de la saison de 2003. Les producteurs ont donc réalisé d'énormes profits, mais, ces prix élevés ayant provoqué une baisse de la demande de la part des consommateurs japonais, grossistes et détaillants n'ont pas réussi à écouler leurs stocks en 2004. En 2005, par conséquent, les clients avaient des stocks importants achetés à prix fort et les importateurs japonais ont été confrontés à des marchés sur lesquels les prix étaient inférieurs aux prix de gros. Cette même année, les prix du marché ont été rajustés à la baisse pour tenir compte de la diminution de la demande des consommateurs et des énormes stocks existants au Japon. En 2006, les prix du crabe des neiges ont commencé à se raffermir.
Le crabe est un mets recherché par les voyageurs japonais, comme en témoignent les résultats d'un récent sondage en ligne dans lequel 20 % des répondants ont affirmé qu'il était le mets le plus goûteux qu'ils aient savouré au cours d'un voyage. De plus, selon les résultats d'un sondage par Internet réalisé par l'agence de voyages japonaise, JTB Corp., le crabe était le mets préféré des consommateurs japonais voyageant au pays en automne et en hiver, de l'avis de 40 % des répondants. Le fugu (poisson-globe), les huîtres, les crevettes et la limande étaient d'autres produits de la pêche forts appréciés.
La demande d'oeufs sur algues diminue au Japon, surtout chez les jeunes consommateurs. Dans ce pays, les prix de ce produit ont fortement diminué aussi, en partie à cause de la surabondance de l'offre de ce produit créneau (en conséquence de l'augmentation du nombre de producteurs et de l'entrée sur le marché de fournisseurs de l'Alaska et de la Russie), et de la diminution des stocks de hareng.
Les oursins sont un produit traditionnel du Japon qui est le plus gros marché du monde, consommant quelque 6 000 tonnes d'oursins par année, soit 75 % de la production mondiale. Sur le marché japonais, on trouve des oursins frais, congelés, cuits à la vapeur, cuits au four et salés. Le produit le plus recherché et le plus cher est l'uni (gonades) glacé sur sushi.
La méthode préférée des entreprises de transformation canadiennes est la vente par contrat, à prix fixe, à des entreprises japonaises plutôt que la vente par consignation sur le marché de poisson Tsukiji à Tokyo. Le prix moyen pour les ventes par contrat d'uni d'oursins rouges de Colombie-Britannique et de Californie varie habituellement entre 50 $ et 55 $ le kilogramme.
Le marché japonais des produits d'oursins est perturbé en raison de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) en Russie. Presque tous les producteurs ont de la difficulté à écouler leurs produits en raison de l'entrée sur le marché de produits d'origine russe à très faibles prix qui échappent à la réglementation des quantités et des prix. Le Canada exporte chaque année environ 460 tonnes de produits d'oursins, soit 75 % de sa production totale. La valeur des ventes en gros à l'exportation du Canada est passée de 21,6 millions de dollars en 2004 à quelque 25 millions de dollars en 2002, à cause de prises INN russes.
En 2005, le homard importé au Japon provenait presque exclusivement des États-Unis, et du Canada qui a fourni 87 % du homard congelé et 68 % du homard vivant et du homard réfrigéré. Selon des sources dans le secteur, il semble que le Japon préfère maintenant la langouste (qui n'a pas de pinces), qu'il importe notamment de l'Australie, au homard d'origine américaine (genre Homarus). Toutefois, les acheteurs chinois offrent de payer plus cher que le Japon pour la langouste (surtout durant la période du Nouvel An), ce qui peut limiter l'offre au Japon et faire croître les prix.
La recherche de produits sains par les consommateurs soucieux de leur santé a fait bondir la demande de poisson et de fruits de mer dans les pays occidentaux et en Chine. La combinaison de cette demande accrue et de la diminution des stocks mondiaux a fait croître les prix des produits de la pêche sur les marché mondiaux. Le Japon, qui occupait une place prédominante dans le secteur de la pêche, perd du terrain en raison de la concurrence plus vive qui s'exerce. Selon un directeur de la société japonaise de fruits de mer, Nippon Suisan Kaisha Ltd., il est révolu le temps où le marché des produits de la pêche était un marché acheteur pour le Japon.
L'Union européenne (UE), en particulier, est un acheteur de plus en plus influent sur le marché des produits de la pêche, grâce à l'appréciation rapide de l'euro dont la valeur s'est accrue de 35 % par rapport au yen entre 2000 et 2005. Les entreprises japonaises ont de la difficulté à importer des produits de la pêche parce que les entreprises étrangères offrent de meilleurs prix que celles du Japon pour certaines espèces (dont le thon, le saumon et la morue).
Qu'ils soient consommateurs ou acheteurs, les Japonais sont relativement sensibles aux prix, et la combinaison de la hausse de prix et des facteurs décrits a pour effet de transformer la consommation de poisson et de fruits de mer au Japon. Par exemple, la consommation japonaise de surimi(3) est tombée de 65 % du total mondial il y a cinq ans à 52 % aujourd'hui, du fait de la popularité croissante de ce mets dans les pays occidentaux. Comme les détaillants japonais résistent à la hausse des prix du kamaboko(4), les importateurs japonais de surimi perdent souvent des occasions au profit d'entreprises étrangères qui offrent des prix plus élevés.
Pour compenser la hausse des prix, de nombreux restaurants et détaillants de poisson modifient leur carte ou offrent des portions réduites. Par exemple, le bar à sushi Mutenkura, à Itami dans la préfecture de Hyogo(5), a porté à 30 % de sa carte les plats autres que le sushi, pour compenser la hausse des prix du poisson. La grande chaîne de supermarchés du Japon, Ito-Yokado Co., a diminué la quantité de sashimi offert en emballages afin de réduire le prix unitaire de 13 %, mais ces emballages se vendent au même prix. Si les produits de la pêche deviennent trop coûteux, les détaillants de poisson et de fruits de mer retireront les espèces plus chères de leur gamme de produits. De nombreux restaurants de sushi ont décidé de ne plus offrir de sushi lorsqu'il est devenu plus coûteux que des espèces de choix comme le thon obèse (toro) ou l'uni.
Au Japon, la consommation de poisson et de fruits de mer diminue au profit de la viande à mesure que les consommateurs adoptent un régime plus occidental. Dans le passé, le poisson et les fruits de mer étaient presque la seule source de protéines animales du régime alimentaire des Japonais. En 2003, toutefois, ces produits ne représentaient plus que 39 % de la totalité des protéines animales consommées, ce qui a pour résultat la stagnation ou la décroissance des marchés des produits traditionnels comme les oeufs de hareng, l'éperlan ou les oeufs sur algues. En 2004, cependant, les ménages japonais ont consommé 37 % de plus de poisson et de fruits de mer que de viande.
Les consommateurs délaissent le poisson et les fruits de mer frais achetés directement auprès de détaillants au profit de produits de la pêche vendus sous forme de repas préparés en boîte ou de boules de riz dans les restaurants. Ce changement dans le mode de consommation est attribuable en partie au plus grand nombre de ménages d'une ou deux personnes, qui préfèrent généralement les repas préparés, et au plus grand nombre de femmes au travail, qui ont moins de temps à accorder à la préparation des repas à domicile.
Les consommateurs japonais plus âgés (de 40 ans et plus) achètent généralement plus de produits de la pêche que les jeunes. Ces derniers mangent généralement dans les restaurants ou ils achètent plus souvent des repas préparés, si bien que leurs achats de poisson et de fruits de mer sont moins importants. La population japonaise vieillit. En 2004, l'âge moyen était de 41,86 ans et les personnes de plus de 65 ans constituaient 19 % de la population, proportion parmi les plus élevées du monde. Ce vieillissement de la population japonaise pourrait se traduire pas une plus grande consommation de poisson et de fruits de mer, étant donné que les consommateurs plus âgés recherchent davantage des aliments plus sains.
Aliments pour lutter contre le vieillissement
Les produits et services pour lutter contre le vieillissement sont très courus par les Japonais. Les aliments riches en collagène, qui améliorent l'apparence de la peau, sont de plus en plus recherchés. La lotte, souvent prise en mer par les pêcheurs de crabe, est un exemple d'aliment riche en collagène et en acide docosahexanoïque (DHA), acide gras essentiel qui ralentit le vieillissement du cerveau. Dans la petite ville touristique d'Iwami, dans la préfecture de Tottori, les ryokan (auberges classiques) offrent des plats de lotte pour attirer les touristes.
En juillet 2006, Eco Tec, entreprise de la préfecture de Shizuoka, a lancé une technologie permettant d'extraire du collagène d'une grande pureté des écailles et de la peau du thon et de la raffiner pour l'utiliser dans des produits alimentaires. De l'extrait de crabe ou de thon peut y être ajouté et le produit peut entrer dans la préparation de divers mets. Eco Tec, dont la production atteignait 2 tonnes de collagène par mois, s'attend à tripler ce volume d'ici le printemps 2007 pour répondre à la forte demande provenant de grands restaurants et hôtels.
La glucosamine est un autre produit de lutte contre le vieillissement. Le sulfate de glucosamine, tiré de la carapace du crabe, du homard ou des crevettes, est vendu sous forme de supplément alimentaire. Les produits à base de glucosamine sont censés atténuer les douleurs dues à l'arthrose et au rhumatisme et améliorer le grain de la peau et la circulation sanguine. En 2005, l'entreprise Japanese Koyo Chemical Co. est entrée dans le secteur de la transformation de la glucosamine par la construction d'une installation de raffinage à son usine de Sakaiminato. Il existe des occasions d'établir de telles installations au Canada.
Produits s'adressant aux étudiants
Nombre de fabricants japonais de produits alimentaires et de boissons rivalisent sur le marchés des produits « qui portent chance » à l'intention des étudiants japonais, surtout durant la période précédant les examens d'entrée à l'université qui se déroulent en janvier. En janvier 2005, par exemple, l'entreprise Maruha Corp. a lancé une pâte de poisson porte chance en forme de bambou. Maruha fait valoir la teneur en DHA du produit, qui est censé être bon pour les yeux et le cerveau, et le bambou est un symbole de chance au Japon. Cette même entreprise a aussi lancé une saucisse de poisson contenant du DHA pour favoriser la réussite (Maruha DHA Iri Gokaku Chikuwa) à l'intention des étudiants inscrits à des examens. En effet, la saucisse a une forte teneur en DHA et le mot gokaku (réussite des examens) y est imprimé.
La salubrité des aliments est une grande préoccupation des consommateurs japonais. Pour répondre à la demande résultante, des entreprises locales de poisson et de fruits de mer ont décidé de lancer des produits, de mettre en place des systèmes permettant de retracer les produits et de vendre des produits respectueux de l'environnement. En 2005, par exemple, l'entreprise Maruha Corp. a mis en marché au Japon une gélatine de poisson visant à dissiper les inquiétudes des consommateurs au sujet de la gélatine à base de boeuf (en raison des craintes liées à l'encéphalopathie spongiforme bovine - ESB). Maruha importe de la Chine la peau de tilapia d'élevage pour en tirer de la gélatine destinée au marché japonais.
Le secteur japonais de la pêche (par l'intermédiaire des associations de coopératives de pêche et d'autres groupes) a commencé à mettre en place un système de traçage des produits de la pêche pour rassurer les consommateurs japonais sur la salubrité des aliments. Les détaillants croient que la traçabilité importe aux consommateurs, mais que le coût de mise en place d'un système devrait être supporté par les producteurs. La mise en place d'un système de traçabilité dans le secteur de la pêche est entravée par divers obstacles (au pays, à l'étranger et touchant les espèces) et par le coût élevé occasionné pour les producteurs. En dépit de ces obstacles, certains producteurs de poisson et de fruits de mer ont mis sur pied des systèmes de traçabilité. Par exemple, le groupe Mie des associations de coopératives (Miegyoren), qui est propriétaire de plusieurs entreprises de transformation et de vente de poisson et de fruits de mer et possède un réseau de distribution (dont un bureau de contrôle de la qualité) à Tokyo, a mis au point un système d'assurance de la salubrité fondé sur l'analyse des risques et la maîtrise des points critiques (HACCP) et tient des dossiers détaillés (sur l'alimentation et sur les médicaments, par exemple) sur le pageot rose d'élevage qui sont fournis aux consommateurs qui en font la demande. En outre, l'entreprise d'élevage de poisson globe Optima-Foods Co. Ltd. a été la première au Japon à mettre en place un système de traçabilité du poisson, lequel est fondé sur la norme de l'UE en la matière (TRACEFISH).
De plus, les consommateurs exigent de plus en plus que les produits de la pêche qu'ils consomment aient été récoltés suivant une méthode durable. Des produits de la pêche éco-étiquetés (garantissant aux consommateurs que les produits sont issus de la pêche écologique et durable) sont maintenant offerts dans plusieurs supermarchés (dont Bruce Gore et Aeon). En 2006, par exemple, 19 produits du saumon rouge, du hoki, de la morue du Pacifique et de la goberge de l'Alaska ont été mis en marché sous l'éco-étiquette du Conseil d'intendance marine (Marine Stewardship Council)(6) du Japon, produits qui provenaient surtout des États-Unis, d'Europe et d'Australie.
Afin de garantir la durabilité de la pêche, les stocks de poissons migrateurs sont contrôlés par des organismes régionaux de gestion des pêches au Japon. En 2005, le gouvernement a élaboré sept nouveaux plans de développement durable des stocks de poisson, dont le Plan de rétablissement des populations de crabe des neiges rouge dans la région côtière de la mer du Japon (Resource Recovery Plan for Red Snow Crab in the Offshore Area of the Sea of Japan) et le Plan de rétablissement des populations de machi (caesio à croissant, colas lavande, vivaneau cramoisi et vivaneau rubis) dans les eaux des îles Nansei.
Le Japon préconise le contrôle de la capacité de pêche, prend des mesures contre la pêche illicite et cherche à renforcer les efforts des organismes régionaux de gestion des pêches. À cette fin, il s'efforce de contrôler plus étroitement la pêche illicite et d'imposer des sanctions plus rigoureuses. Les prises illicites qui entrent sur le marché japonais nuisent beaucoup aux exportations canadiennes de poisson et de fruits de mer. Les prises illicites et non déclarées de crabes des neiges et d'oursins verts de la Russie ont fortement réduit les débouchés pour le crabe des neiges du Canada et presque éliminé le marché pour les oursins verts provenant du Canada.
L'agence de presse russe, ITAR-TASS, affirme avoir été informée par une source qu'il entre chaque jour dans des ports du Japon des dizaines de navires russes ne figurant pas sur la liste blanche (navires officiellement inscrits en Russie et autorisés à décharger des produits de la pêche au Japon). La plupart de ces navires utilisent des documents contrefaits. Selon la Chambre de vérification (Audit Chamber) de la Russie, les livraisons au Japon de produits de la pêche illicite atteignent une valeur estimée de 969 millions de dollars par année et représente 33 % de la valeur globale du secteur russe de la pêche. Une inspection effectuée par la Chambre a révélé que les prises illicites de crabe livrées au Japon dépassaient le contingent de 31 300 tonnes (+50 %) en 2001, de 13 300 tonnes (+23,6 %) en 2002 et de 9 900 tonnes (+13,9 %) en 2003. En conséquence de cette pêche illicite, les stocks de crabe sont épuisés dans les eaux russes.
En 2005, dans sa lutte contre la pêche illicite, le Japon a saisi 16 navires de pêche étrangers, réalisé l'inspection à bord de 148 navires et confisqué les engins de pêche de 44 navires. La Russie ayant demandé au Japon de l'aider à combattre la pêche illicite de crabe et d'autres espèces en eaux russes, les autorités japonaises inspectent les navires russes à leur entrée dans les ports. Suivant la loi au Japon, un navire qui entre dans un port doit présenter une attestation des autorités étrangères de la pêche ou une autorisation du ministre japonais.
Des emballages permettant aux consommateurs de voir le contenu et d'en conserver la fraîcheur ont fait leur apparition sur les tablettes des supermarchés japonais. Dans le cas des produits alimentaires en conserve, des fabricants mettent leurs produits dans des contenants ayant une petite fenêtre. Ces contenants ont habituellement un enduit spécial qui permet de retarder la pénétration de l'oxygène et de conserver les produits à la température ambiante pour plus d'un an. Ces emballages sont toutefois plus coûteux que les boîtes de conserve et les sachets stérilisables. Depuis mars 2003, l'entreprise Maruha Corp. emballe les pétoncles, le crabe et les myes dans des sachets en résine (Pure Packs), produits dont le prix de vente est d'environ 2,75 $ la portion de 35 grammes. Ces sachets permettent aux consommateurs de voir le contenu, mais, en outre, la stérilisation requise est moins longue qu'elle ne l'est pour les produits en conserve, ce qui réduit la perte de valeur nutritive et de fraîcheur de l'aliment.
Les entreprises canadiennes de poisson et de fruits de mer trouveront des débouchés variés sur le marché japonais.
Elles peuvent lancer des produits retraçables issus de méthodes de production durables et écologiques. Les producteurs canadiens qui le souhaitent peuvent s'allier à des associations japonaises ayant déjà commencé à mettre en place de tels systèmes de production.
Les fournisseurs canadiens de maquereau tireront probablement parti du fait que le Japon recherche des sources d'approvisionnement autres que l'Union européenne.
Après l'effondrement ayant eu lieu en 2004, la remontée se poursuit sur le marché japonais du crabe de neiges et des fournisseurs canadiens pourraient y trouver des occasions de reprendre les exportations (à des prix cependant inférieurs à ceux de 2003).
Il y a des occasions pour des entreprises canadiennes de fournir des crevettes nordiques à des acheteurs japonais qui avaient l'habitude de s'approvisionner auprès de l'Argentine, avant l'appauvrissement des stocks de ce pays et la diminution de ses débarquements.
Les fournisseurs canadiens de homard vivant et congelé, qui sont la principale source de ces produits au Japon, continueront d'y trouver des débouchés dans la mesure où ils pourront offrir leurs produits à des prix plus avantageux que ceux de la langouste d'Australie.
La demande croissante de produits alimentaires permettant de lutter contre les effets du vieillissement peut entraîner des débouchés pour les fournisseurs canadiens. Il peut exister des occasions de lancer des produits de collagène ou de glucosamine extraits de poissons et de fruits de mer.
Le poisson et les fruits de mer présentés dans des emballages permettant aux consommateurs de voir le contenu et de conserver la fraîcheur des produits (comme les emballages sous atmosphère modifié) seront sans doute bien accueillis.
Étant donné l'étroite relation entre les secteurs canadien et japonais de la pêche, les entreprises canadiennes trouveront des occasions de s'associer à des partenaires japonais et d'investir (comme dans le cadre du projet de concentration des bouillons de l'eau de cuisson du crabe et des crevettes de Quinlan Brothers). Il existe des possibilités de coentreprises en vue de l'établissement d'usines de fabrication, de transformation et/ou d'emballage de pointe au Japon ou au Canada. Il pourrait par exemple y avoir des occasions d'ajouter des installations de production de la glucosamine à des usines de transformation de fruits de mer déjà établies.
Les populations de poissons du Japon diminuent rapidement, les stocks locaux ayant permis de répondre à 55 % seulement de la demande intérieure en 2004. Les prises en mer représentent plus de 90 % de la production japonaise de poisson et de fruits de mer, le reste provenant des prises dans les eaux intérieures et de l'aquaculture.
L'annexe 1 montre les débarquements de poisson et de fruits de mer au Japon entre 2002 et septembre 2006. Sur le plan du volume, les espèces dont les prises ont été les plus importantes en 2005 sont le maquereau, la bonite et le balaou.
Le Japon exerce ses activités de pêche dans ses eaux territoriales et, en vertu d'accords bilatéraux, dans les eaux de la Chine, de la Corée du Sud et de la Russie et dans la zone côtière de 200 milles de certaines îles du Pacifique et de certains pays d'Afrique. En 2005, le Japon n'a pas pêché dans les eaux de la Chine parce qu'aucun lieu de pêche utile n'y a été établi.
En 2004, le Japon a transformé 2,1 millions de tonnes de poisson et de fruits de mer. Le tableau 2 indique les volumes de produits transformés selon le type.
| Poisson et fruits de mer transformés | 2003 | 2004 | Variation en % |
|---|---|---|---|
| Pâte et/ou galettes de poisson Produits congelés Produits séchés Produits salés Produits fumés |
658 293 319 582 346 680 208 947 12 848 |
660 322 303 236 332 872 218 396 13 037 |
0 % -5 % -4 % 5 % 1 % |
| Autres produits séchés et/ou coupés Autres produits transformés |
110 770 472 046 |
109 839 491 895 |
-1 % 4 % |
| Total, poisson et fruits de mer transformés | 2 129 166 | 2 129 597 | 0 % |
Source : United States Department of Agriculture (USDA). FAS. Japan Fishery Products Annual Report 2005, le 30 septembre 2005.
Hohsui Corporation, Kyokuyo Co. Ltd., Maruha Corp. et Nippon Suisan Kaisha Ltd. sont au nombre des principales entreprises de transformation de poisson et de fruits de mer du Japon.
L'entreprise de transformation Hohsui Corporation est aussi un importateur et un exportateur de poisson et de fruits de mer frais, congelés et salés, et elle vend des produits frais aux détaillants et grossistes japonais. En 2005, elle a affiché des revenus de 242,6 millions de dollars. Ses activités sont réparties dans trois divisions : la division des produits marins de gros (produits frais, salés ou transformés dont les crevettes, le crabe et le thon); la division de vente de produits de la pêche (frais, salés ou préparés); la division des produits d'outre-mer (produits de la pêche congelés).
En 2005, les revenus de la Kyokuyo Co. Ltd. se sont élevés à 1,7 milliard de dollars. L'entreprise est composée d'une division de la pêche et d'une division commerciale qui achète le poisson et les fruits de mer, les transforme et les met en conserve et vend des produits frais, salés ou congelés. De plus, elle importe et vend des crevettes et des sushi congelés sous la marque Thai Union Frozen Products.
La Maruha Corp., qui appartient au groupe du même nom, est l'une des plus grandes entreprises de transformation de produits de la pêche du Japon qui a affiché des revenus de 7,6 milliards de dollars en 2005. Elle est composée de trois divisions : la division des produits marins (pêche, élevage, achat, transformation et vente de poisson et de fruits de mer); la division des produits alimentaires (fabrication et vente de produits en conserve, de produits congelés, de produits d'élevage et d'autres produits alimentaires transformés); la division d'entreposage et de distribution (entreposage réfrigéré et distribution de produits de la pêche). Elle offre entre autres des produits en conserve, congelés et transformés, des plats préparés, de la viande, des aliments pour animaux et des sous-produits de la pêche. L'entreprise exploite des installations aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Suisse et en Thaïlande, et elle se propose de construire des usines en Chine et en Thaïlande afin d'accroître sa production de produits congelés de poissons ayant des os comestibles. Le 1er octobre 2007, le groupe Maruha doit fusionner avec la Nichiro Corporation, troisième en importance au Japon.
Les activités de la Nippon Suisan Kaisha, Ltd. (Nissui) comprennent la pêche, l'aquaculture, l'achat, la transformation et la vente de poisson et de fruits de mer. En 2005, Nissui a enregistré des revenus totalisant 6,1 milliards de dollars. Sa gamme de produits comprend, entre autres, des produits frais, congelés et en conserve, de la pâte de poisson, du chikuwa(7), de la saucisse de poisson, des galettes de poisson, de l'huile de poisson et des aliments pour animaux. L'entreprise exploite des installations au Japon, aux États-Unis, au Chili, en Argentine, à Singapour, au Canada (l'entreprise BlueWater Seafood à Lachine, au Québec), en Nouvelle-Zélande et dans les Pays-Bas. Elle a entrepris d'étendre ses installations de pisciculture au Japon et à l'étranger, afin de s'assurer d'un approvisionnement stable en poisson et en fruits de mer.
Les importations de produits de la pêche du Japon ont atteint une valeur de 17,3 milliards de dollars en 2005. Depuis 1998, la Chine est la principale source de poisson et de fruits de mer du Japon tant en volume qu'en valeur, les produits chinois ayant représenté 21,3 % des importations japonaises totales ou 3,8 milliards de dollars en 2005. Les États-Unis sont le deuxième fournisseur en importance, leur part des importations en valeur s'élevant à 9,8 % (soit 1,7 milliard de dollars), suivis de la Russie (7,9 %), de la Thaïlande (6,9 %) et de Taïwan (6 %).
Les crevettes, le thon, le makaire, le saumon, la truite et le crabe ainsi que l'anguille, la morue et les crevettes transformées et les oeufs de goberge composent environ la moitié des importations du Japon. Le tableau 3 montre les principales importations de poisson et de fruits de mer du Japon en 2005.
| Code S.H. | Produit | Valeur (En millions $) | Principal fournisseur | Part de marché du principal fournisseur | Part canadienne du marché |
|---|---|---|---|---|---|
| 30613 | Crevettes, dont non décortiquées, cuites, congelées | 2 361,94 | Vietnam | 23,17% | 3,0 % |
| 30420 | Filets congelés | 1 450,12 | Chine | 33,00% | 0,43 % |
| 160419 | Préparations ou conserves de poisson, (entier ou en morceaux, à l'exception du poisson haché), ndnca* | 969,45 | Chine | 83,61% | 0,00 % |
| 30490 | Chair de poisson congelée (à l'exception des darnes et filets), ndnca | 913,48 | États-Unis | 40,07% | 0,12 % |
| 30380 | Foies, oeufs et laitances, congelés | 774,32 | États-Unis | 54,49% | 3,24 % |
| 30379 | Poisson congelé (à l'exception des filets, foies et oeufs et laitances), ndnca | 758,46 | États-Unis | 25,27% | 7,83 % |
| 30344 | Thon obèse (à l'exception des filets, foies et oeufs et laitances), congelé | 654,94 | Taïwan | 58,75% | 0,00 % |
| 160590 | Mollusques et autres invertébrés aquatiques (myes, ormeaux, calmars, etc.), préparés ou en conserve (incluant les produits contenant de la chair de poisson) | 613,83 | Chine | 67,76% | 0,59 % |
| 160520 | Crevettes, préparés ou en conserve, (y compris les produits contenant de la chair de poisson) | 573,89 | Thaïlande | 43,48% | 0,76 % |
* Non dénommés ni compris ailleurs.
Le tableau 4 montre les pays d'où proviennent les principaux concurrents des exportateurs canadiens de poisson et de fruits de mer sur le marché du Japon.
| Pays | Principaux produits concurrents | ||
|---|---|---|---|
| États-Unis | Saumon et /ou oeufs de saumon sauvage Morue charbonnière Oeufs de hareng |
Homard Maquereau Crabe des neiges |
Crabe dormeur Pétoncles Oursins |
| Chili | Saumon d'élevage | Oursins | |
| Groenland | Crevettes nordiques | ||
| Russie | Saumon sauvage Crabe des neiges |
Oursins Flétan noir |
|
| Norvège | Saumon d'élevage Poissons de fond |
Capelans Maquereau | |
| Islande | Capelans | Sébaste | |
| Australie | Homard | ||
Sources : Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). « Canadian Fish and Seafood Sector: Exports to Japan » (exportations canadiennes de poisson et de fruits de mer au Japon), présentation, juin 2006; Explorations Unlimited Inc. Benchmarked Competitiveness Study of BC's Sea Urchin Fisheries, le 30 mars 2006; EuroFish. « Lobster », avril 2006.
Il s'exerce une vive concurrence sur le marché japonais du poisson et des fruits de mer. Des organismes étrangers d'expansion des exportations de ces produits (comme l'Institut de commercialisation des fruits de mer de l'Alaska (Alaska Seafood Marketing Institute) et un bureau du Conseil norvégien des exportations de fruits de mer (Norwegian Seafood Export Council). De plus, de nombreuses entreprises étrangères ont établi des coentreprises et des partenariats avec des entreprises japonaises.
Par exemple, l'entreprise Nippon Suisan est partenaire de nombreuses entreprises étrangères. Elle exploite un réseau mondial lui permettant d'étendre ses activités et de commercialiser le poisson et les fruits de mer, réseau dont font partie le Sealord Group (UE et Nouvelle-Zélande), JP Klausen & Co. (Danemark) et Alaska Ocean Seafoods (États-Unis).
Nippon est aussi le partenaire de la Fishking Processors Inc., UNISEA Inc. et Gorton's Inc. Fishking Processors Inc. et Nippon Susian exploitent une coentreprise de transformation d'aliments et de distribution d'aliments congelés aux États-Unis et au Japon. UNISEA Inc. est une coentreprise de transformation des fruits de mer et de distribution des produits finis à Nippon Suisan. Gorton's Inc. transforme des aliments et distribue des produits congelés pour le compte de Nippon Suisan.
En Amérique du Sud, Nippon Suisa s'est associée à l'entreprise Empresa De Desarrollo Pesquero De Chile pour la pêche au chalut et à la Salmones Antartica, S.A. pour l'élevage de saumon de l'Atlantique. Ces entreprises ont des usines de transformation au Chili et à Los Angeles aux États-Unis.
Le Groupe Maruha a également établi des partenariats avec de nombreuses entreprises étrangères. La Westwords Seafoods Inc. (aux États-Unis) transforme les fruits de mer et distribue les produits en Amérique du Nord pour le compte de Maruha et la Trans-Ocean (propriété exclusive de Maruha) a été la première à distribuer du surimi aux États-Unis. L'entreprise Nichiro est propriétaire de Peter Pan Seafoods, Inc., aux États-Unis, qui est une entreprise de transformation produisant du saumon en conserve, du saumon congelé, des oeufs de saumon, de la chair de crabe et du poisson de fonds qui vend les produits aux États-Unis, dans l'UE et au Japon.
En 2005, le Canada a été le onzième fournisseur de poisson et de fruits de mer du Japon, occupant 3,5 % du marché sur le plan de la valeur. Il est le principal fournisseur de certaines importations du Japon, dont le crabe des neiges, le homard, les oeufs et le capelan. La même année, les produits de crustacés, surtout du crabe, représentaient plus de la moitié de la valeur (plus de 225 millions de dollars) des importations japonaises.
Deuxième destination (après les États-Unis) des exportations canadiennes de poisson et de fruits de mer, le Japon en importe plus de 10 %. Il est aussi le cinquième marché pour les exportations canadiennes de homard, après les États-Unis, la France, la Belgique, l'Allemagne et l'Italie.
Au tableau 5 figurent les principales exportations canadiennes de poisson et de fruits de mer à destination du Japon, selon la valeur.
| Code S.H. | Description | Valeur (En million $) | Variation annuelle moyenne (2000-2005) |
|---|---|---|---|
| 30614 | Crabes, cuits, congelés | 81,07 | -2,2 % |
| 30613 | Crevettes, cuites, congelées | 70,79 | 10,3 % |
| 30520 | Foies et oeufs de poissons, séchés, fumés, salés ou en saumure | 64,79 | -10,0 % |
| 30380 | Foies et oeufs et laitances, congelés | 34,41 | 7,8 % |
| 30379 | Poisson, ndnca, à l'exception des filets, foies et oeufs et laitances, congelé | 33,61 | 6,0 % |
| 30212 | Saumon du Pacifique, de l'Atlantique et du Danube (à l'exception des filets, foies et oeufs et laitances), frais ou réfrigérés | 26,24 | 62,9 % |
| 30799 | Mollusques et autres invertébrés aquatiques, ndnca, congelés, séchés, salés ou en saumure | 22,48 | 3,9 % |
| 30791 | Mollusques et autres invertébrés aquatiques, ndnca, vivants, frais ou réfrigérés | 17,37 | 15,1 % |
| 30374 | Maquereau, à l'exception des filets, foies et oeufs et laitances, congelé | 17 | 396,9 % |
| 30622 | Homard, vivant, frais, réfrigéré, séché, salé ou en saumure, ou cuit, non congelé | 15,83 | 4,8 % |
Source : Statistique Canada. World Trade Atlas, « Canada Exports », avril 2006.
Une part importante des exportations canadiennes de produits de la pêche est transformée en Chine avant d'être réexportée au Japon. Les exportations canadiennes de crabe des neiges, de crevettes, de flétan noir et de maquereau sont souvent transformées en Chine avant d'entrer au Japon. Il est difficile de déterminer exactement quelle est cette part des exportations canadiennes de produits de la pêche, mais une certaine part des oeufs de hareng et la presque totalité des oeufs de saumon sont extraits en Chine, puis traités au Japon.
Le secteur canadien de la pêche et celui du Japon sont étroitement liés et fortement intégrés. Par exemple, des entreprises japonaises ont joué un grand rôle dans l'expansion de certaines pêches canadiennes (dont celles des oeufs de hareng, du capelan, des oeufs de saumon et de flétan noir). Chaque année, des techniciens travaillant pour des importateurs japonais viennent au Canada pour vérifier la transformation d'espèces importantes de poisson et de fruits de mer. Des entreprises japonaises ont investi au Canada et établi des coentreprises dans le secteur canadien de la pêche (par exemple l'entreprise Quinlan Brothers Limited, de Bay de Verde, à Terre-Neuve, et un partenaire japonais ont mis au point un concentré des bouillons d'eau de cuisson du crabe et des crevettes qui est exporté au Japon où il est transformé davantage en une poudre aromatisante), et des acheteurs de thon japonais ont des bureaux dans les grands ports du Canada.
En raison de la baisse de la consommation de poisson et de fruits de mer parmi les jeunes générations du Japon, les exportateurs canadiens s'efforcent d'innover pour rendre les produits classiques plus attrayants pour ces jeunes consommateurs. Par exemple, des exportateurs de kazunoko ont repositionné leur produit en le modifiant pour en faire un aliment de consommation courante qui est moins coûteux et plus attrayant que le produit classique offert en cadeau en fin d'année, et des exportateurs d'oeufs sur algues mettent à l'essai de nouvelles préparations (différentes marinades ou pâtes à frire de type tempura).
Le Programme international du Canada pour l'agriculture et l'alimentation (PICAA) est un élément clé de la stratégie internationale du Canada. Il vise à soutenir le secteur canadien de l'agriculture et de l'agroalimentaire en l'aidant à mettre sur pied des stratégies internationales à long terme qui lui permettront de bien se positionner pour réussir sur les principaux marchés, pour répondre aux exigences croissantes des consommateurs et pour soutenir la concurrence mondiale accrue.
Le PICAA verse des fonds de contrepartie équivalant aux fonds investis par l'industrie pour soutenir différentes activités. Ces activités doivent rehausser et promouvoir la réputation du Canada en tant que chef de file mondial offrant des produits et des services sûrs et de grande qualité, qui répondent aux exigences toujours nouvelles des marchés mondiaux, dans les secteurs de l'agriculture, de l'agroalimentaire, des boissons et des produits de la pêche.
Ainsi, l'industrie agricole et alimentaire canadienne profitera d'un meilleur accès aux marchés mondiaux et renforcera sa capacité d'accroître ses ventes à l'échelle internationale. Pour plus de renseignements sur le PICAA, consulter le site Web à l'adresse www.agr.gc.ca/int/cafi-picaa
Le principal objectif de la Corporation commerciale canadienne (CCC), organisme canadien de passation de marchés internationaux, est d'aider les exportateurs canadiens à avoir un meilleur accès aux débouchés dans le secteur public international, par l'excellence dans la fourniture de solutions contractuelles dans les marchés complexes de gouvernement à gouvernement. La CCC fournit un avantage concurrentiel aux exportateurs canadiens en offrant des garanties d'exécution du gouvernement qui assurent les acheteurs publics étrangers que les conditions de chaque contrat seront remplies. Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site Web à l'adresse www.ccc.ca.
Exportation et développement Canada (EDC) est l'agence canadienne de crédit à l'exportation. Elle offre des solutions commerciales novatrices pouvant aider les exportateurs et les investisseurs canadiens à étendre leurs activités à l'étranger. Chaque année, quelque 7 000 entreprises canadiennes et leurs clients étrangers font appel à ses connaissances et à son réseau de partenaires pour établir une présence sur près de 200 marchés. Agence financièrement autonome, EDC est un chef de file reconnu dans l'établissement de rapports financiers, l'analyse économique et la gestion des ressources humaines.
Les services de financement du commerce et de gestion du risque qu'EDC offre aux Canadiens comprennent :
Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec EDC au 866-283-2957 (sans frais) ou consulter le site Web à l'adresse www.edc.ca.
Le Centre des occasions d'affaires internationales (COAI) offre un service unique de jumelage d'entreprises canadiennes - surtout des petites et moyennes entreprises (PME) - et d'acheteurs étrangers. Le COAI travaille en étroite collaboration avec les délégués commerciaux du Canada qui sont situés dans les ambassades et consulats partout dans le monde. Les occasions d'affaires s'offrant aux entreprises canadiennes, qui se présentent sur tous les marchés et dans tous les secteurs, sont traitées individuellement.
Pour fournir ce service d'information sur les occasions d'affaires, le COAI consulte des bases de données telles que celle du Service des délégués commerciaux du Canada et le Réseau des entreprises canadiennes d'Industrie Canada ainsi que les ressources considérables de l'Internet. En outre, il exploite un réseau pancanadien exceptionnel d'experts à Industrie Canada, à Agriculture et Agroalimentaire Canada et dans d'autres ministères et organismes partenaires d'Équipe Canada inc. Il consulte régulièrement aussi des experts d'associations sectorielles et de services commerciaux provinciaux.
Les occasions d'affaires sont communiquées aux entreprises par téléphone, en personne ou par courriel ou par voie électronique, à l'aide du Délégué commercial virtuel (DCV, voir ci-dessous). Pour plus de renseignements ou pour vous inscrire auprès du DCV, veuillez consulter le site Web à l'adresse www.infoexport.gc.ca
Le Délégué commercial virtuel (DCV) est un service en ligne offert par le Service des délégués commerciaux du Canada d'Affaires étrangères et Commerce international Canada, de concert avec EDC, la CCC, Agriculture et Agroalimentaire Canada et Patrimoine canadien. Au moyen d'une page Web personnalisée et protégée par mot de passe, les exportateurs canadiens inscrits auprès du DCV peuvent recevoir des renseignements à jouer et pertinents sur des contacts et des occasions d'affaires sur les marchés étrangers ciblés. Le DCV offre aux utilisateurs inscrits un accès direct en ligne à des renseignements, tels que des études, des bulletins commerciaux, de l'information sur les événements et les occasions d'affaires, se rapportant aux secteurs et aux marchés qui présentent un intérêt. Les utilisateurs inscrits peuvent demander des services en ligne auprès d'un délégué commercial responsable de leur secteur au Canada ou sur les marchés ciblés. Ils peuvent aussi avoir accès aux services des partenaires du DCV. De plus, ils reçoivent automatiquement l'information dès qu'elle est accessible. Les exportateurs canadiens peuvent s'inscrire auprès du Délégué commercial virtuel à l'adresse www.infoexport.gc.ca
Au Japon, les produits de la pêche sont achetés de fournisseurs étrangers par diverses entreprises de la chaîne d'approvisionnement, dont des importateurs, des distributeurs, des grossistes, des marchés de poisson, des détaillants et des restaurants. Bien sûr, au stade final de la chaîne, les acheteurs ultimes sont les consommateurs japonais.
Les importateurs japonais de poisson et de fruits de mer ont des préférences bien marquées et ils exigent des fournisseurs qu'ils soient dignes de confiance et que l'approvisionnement soit régulier. Les acheteurs accordent une grande importance à la salubrité et à l'apparence des produits. De nombreux importateurs rejettent des produits de la pêche présentant des imperfections dont d'autres acheteurs ne se préoccuperaient pas. Au Japon, la recherche du kata (concept de la forme idéale) est extrêmement importante pour les acheteurs. Par exemple, dans une livraison de homard, le couleur, le poids et la taille des pinces doivent idéalement être uniformes. Pour un acheteur japonais, tout ce qui n'est pas idéal est jugé de qualité inférieure. Même de petits défauts, comme une cicatrice sur la queue d'un poisson, est un motif de rejet. Les acheteurs du marché Tsukiji (le plus gros marché de poisson et de fruits de mer de Tokyo) sont particulièrement exigeants. Il n'est pas rare qu'un acheteur hume l'odeur du poisson et le goûte et qu'il presse sa chair pour déterminer si sa teneur en gras est idéale, qu'il recherche le poisson dont la couleur et la forme sont idéales ou qu'il tranche la queue pour évaluer la qualité de la chair. Les acheteurs recherchent des produits très uniformes correspondant à l'idéal de perfection, et non pas les produits les moins coûteux.
Voir la section intitulée Logistique du marché pour plus de renseignements sur les pratiques et les préférences des acheteurs.
Pour les consommateurs japonais, qui sont très soucieux de la qualité, la couleur, l'uniformité de la taille, l'emballage et le mode d'empilage en sont autant d'indicateurs clés. Fraîcheur, commodité, salubrité et bas prix sont d'autres facteurs importants dans leur décision d'achat. La fraîcheur est particulièrement importante pour les consommateurs qui achètent habituellement le poisson le jour où il est consommé et qui le conservent à la maison rarement plus que quelques heures. Dans un sondage effectué en 2003 par le ministère de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche (Ministry of Agriculture, Forestry and Fisheries - MAFF), 65 % des consommateurs ont affirmé que la fraîcheur ou le degré de perte de fraîcheur était le premier critère retenu dans la sélection d'un produit de la pêche, suivi de l'origine et de la marque (33 %), de la qualité et de la teneur en gras (30 %), du prix (20 %), de la date limite de consommation (13 %), du goût (10 %), de la couleur ou de la brillance des écailles (8 %), d'indications telles que « produit naturel sain », « naturel », « de choix » ou « biologique » (6 %), et de la taille ou du poids (6 %)(8). Pour de nombreux consommateurs japonais, le poisson et les fruits de mer congelés ou en conserve sont des produits de qualité inférieure et ils ne représentent que 1 % de la consommation totale de ces produits.
Le concept de kata importe aussi pour les consommateurs dont les achats sont effectués en partie suivant les normes culturelles. Par exemple, lors de noces, le homard est servi sans pinces parce qu'elles ressemblent à des ciseaux et qu'à cette occasion, il faut éviter toute allusion à la coupure. En outre, les homards doivent être de taille uniforme pour éviter de faire des envieux.
Décembre est le meilleur mois pour la vente de poisson et de fruits de mer parce que les consommateurs se préparent à célébrer le Nouvel An.
Les espèces que préfèrent les consommateurs varient selon les régions. Dans l'île d'Hokkaido, le sashimi est très prisé, et la seiche et le saumon suivis du thon et du crabe sont les espèces le plus vendues. C'est dans cette île que la consommation japonaise de crabe est la plus importante. Dans la région du Kanto, le thon est le poisson le plus vendu, les dépenses moyennes par habitant pour cette espèce étant nettement supérieures à la moyenne nationale. Les espèces préférées dans le Kinki sont les crevettes, suivies du thon et de la seiche. La consommation de pieuvre y est aussi près de deux fois celle des autres régions. Dans l'île de Kyushu, les consommateurs préfèrent le chinchard (neuvième espèce la plus consommée au pays), suivi des crevettes et de la limande (septième espèce la plus consommée au pays).
Dans l'ensemble, la distribution de poisson et de fruits de mer au Japon est un système complexe supposant de nombreux intermédiaires. En règle générale, la distribution de ces produits comporte six étapes avant que ces derniers ne parviennent aux consommateurs. Cependant, certains gros détaillants écourtent le processus (et abaissent les coûts) en s'approvisionnant directement aux marchés aux points de débarquement (circuit de trois étapes). La figure 1 illustre les étapes typiques de la chaîne d'approvisionnement en poisson et en fruits de mer frais au Japon.
Figure 1. Circuits de distribution du poisson et des fruits de mer au Japon

Source : Scuster, Edmond W. et Kazunari Watanabe. « The Impact of e-Commerce on the Japanese Raw Fish Supply Chain », 2001.
Comme les grands supermarchés sont à l'origine d'une part grandissante des ventes de poisson et de fruits de mer, de plus en plus d'opérations d'achat sont réalisées sans passer par les marchés de gros centraux sur lesquels les prix sont habituellement déterminés par les acheteurs. Un exemple de vente directe est celui d'une coopérative de pêche de la préfecture de Fukushima qui vend du poisson et des fruits de mer directement à des chaînes de supermarchés de Tokyo. Dans le cadre d'un accord de vente directe, la coopérative peut négocier un meilleur prix (pouvant représenter jusqu'à 30 % de plus) en faisant affaire directement avec les acheteurs des supermarchés.
Les marges bénéficiaires sont généralement plus élevées pour le poisson et les fruits de mer qu'elles ne le sont pour les autres produits alimentaires en raison de la vente en gros aux points de débarquement et du fait qu'ils doivent être réfrigérés pour conserver leur fraîcheur. Les prix obtenus par les producteurs de poisson et de fruits de mer représentent généralement entre 20 et 30 % des prix de vente au détail de ces produits au Japon. L'annexe 2 montre les prix des diverses espèces de poisson et de fruits de mer à différents stades de la chaîne d'approvisionnement.
Le Japon compte environ 900 marchés à des points de débarquement, mais bon nombre d'entre eux sont de petits marchés ayant peu d'influence sur l'établissement des prix. Les marchés aux points de débarquement sont le lieu où les produits destinés à la transformation, à l'alimentation animale et à la vente comme produits frais sont triés en fonction de la taille et de la qualité. Les prix payés sur ces marchés varient beaucoup selon l'utilisation à laquelle le poisson et les fruits de mer sont destinés. Si le poisson est destiné à la transformation, son prix est environ la moitié (50 %) de celui du poisson destiné à être vendu comme produit frais. Si le poisson est destiné à entrer dans l'alimentation animale, son prix correspond à environ 10 % de celui du produit frais.
Les importateurs et les sociétés de commerce s'approvisionnement auprès d'exportateurs de poisson et de fruits de mer qu'ils vendent ensuite sur le marché japonais. La Nichirei Corporation est un importateur japonais dont la division des produits de la pêche importe et vend des produits frais provenant de partout dans le monde, par exemple des crevettes, des crevettes tigrées et du saumon de Norvège. L'entreprise compte 11 succursales et un réseau de 56 centres de services logistiques au Japon.
Les marchés de gros centraux, établis par le gouvernement du Japon sous le régime de la Loi sur les marchés de gros (Wholesale Market Law), vendent des produits alimentaires périssables, dont le poisson et les fruits de mer. Les prix sont négociés en personne ou établis dans le cadre de ventes aux enchères. Les opérations de vente de produits de la pêche sont nouées entre les grossistes agréés sur les marchés et des grossistes intermédiaires ou des acheteurs autorisés.
Grossistes agréés : Le MAFF autorise ces grossistes à vendre aux enchères les produits de la pêche en consignation au nom des producteurs et à percevoir une commission équivalent à 5,5 % du prix de gros.
Grossistes intermédiaires : Ces grossistes sont autorisés par la direction d'un marché central à vendre aux acheteurs de magasins et à ceux qui se rendent au marché le poisson et les fruits de mer qu'ils ont achetés de grossistes agréés.
Acheteurs autorisés : Les détaillants et les agents de supermarchés achètent habituellement le poisson et les fruits de mer auprès de grossistes intermédiaires, mais ils peuvent aussi s'approvisionner auprès de grossistes agréés si la direction du marché central les y autorisent. Au Japon, de plus en plus d'opérations d'achat-vente ont lieu entre supermarchés et grossistes agréés.
Le Japon compte 54 marchés de gros centraux de poisson et de fruits de mer, le principal étant le marché Tsukiji de Tokyo. Il est aussi le plus important marché de gros du monde où sont vendues plus de 450 espèces de partout dans le monde représentant une valeur de quelque 7 milliards de dollars par an. Les produits de la pêche frais représentent environ 33 % des ventes au marché Tsukiji, les produits congelés, 33 %, et le reste est composé de produits séchés ou de produits sous une autre forme. Plus de 35 000 chefs de sushi, restaurateurs, poissonniers et agents de supermarchés se rendent chaque jour au marché Tsukiji pour y acheter du poisson et des fruits de mer.
Il y a sept grossistes agréés au marché Tsukiji de poisson et de fruits de mer, à savoir les entreprises Daito Gyorui Co. Ltd., Tohto Suisan Kabushiki Kaisha, Daiichi Suisan Co. Ltd., Sougou Syokuhin Co. Ltd., Chuogyorui Co. Ltd., Tsukiji Uoichiba Co. Ltd. et Chiyoda Suisan Co. Ltd.
L'un des plus importants grossistes du marché Tsukiji, Chuogyorui Co. Ltd., vend quelque 500 espèces de poisson et de fruits de mer par ses services de produits frais, de produits congelés, de produits destinés à la restauration, du thon et de produits séchés. En volume et en valeur, les principaux produits vendus par ce grossiste sont le thon, les crevettes, le saumon, la truite, les oeufs de poisson, le crabe, la limande, les oursins, le chinchard, le calmar et la pieuvre.
Le grossiste Daito Gyorui Co. Ltd., filiale du Maruha Group Inc., possède cinq marchés dans le Grand Tokyo. Affilié à d'autres grossistes, à des entreprises de transformation et à des détaillants, il achète de plus en plus des produits importés directement des fournisseurs étrangers. Il se procure du poisson et des fruits de mer congelés en Chine et en Asie du Sud-Est et il importe par avion, de divers pays, des produits vivants comme des oursins, du thon rouge et du homard du Canada.
Le grossiste Tohto Suisan Kabushiki Kaisha a cinq filiales de vente en gros et des installations d'entreposage frigorifique et de transformation. Il est propriétaire de l'entreprise de transformation et de commerce, Aero Trading Co. Ltd., à Vancouver.
Daiichi Suisan Co. Ltd. vend des produits en consignation ainsi que le poisson et les fruits de mer achetés auprès de fournisseurs japonais et étrangers. Ce grossiste offre des espèces (dont le thon, le maquereau, la plie, la bonite, le pageot, les crevettes et le homard) et des mollusques et crustacés (dont des oursins, des myes, des huîtres et des pétoncles) frais, des produits congelés (thon, crevettes, homard, crabe, saumon, truite, morue et hareng par exemple) et des produits transformées (tels la pâte de poisson, des sardines séchées, du saumon et de la truite salés, des oeufs de saumon et de oeufs de hareng).
Sougou Syokuhin Co. Ltd. est un grossiste de taille moyenne du marché Tsukiji qui vend surtout des oeufs de poisson et du poisson séché.
Tsukiji Uoichiba Co. Ltd. s'occupe de vente en gros, de commerce, de transformation et de vente de poisson et de fruits de mer. Tsukiji Uoichiba offre aussi des services d'entreposage réfrigéré.
Marusen Chiyoda Suisan Co. Ltd. est l'un des plus importants grossistes du marché Tsukiji, vendant surtout des fruits de mer transformés, salés et séchés. Il a aussi entrepris de mettre au point de nouveaux produits de concert avec des entreprises de transformation japonaises.
Au Japon, les grossistes intermédiaires sont généralement plus proches des détaillants, contrairement aux grossistes des marchés centraux dont les liens avec les producteurs sont plus étroits. Depuis les années 1990, la vente en gros a été rationalisée au Japon, en raison de la place de plus en plus grande occupée par les grands détaillants et de la volonté de réduire les coûts de distribution par la diminution du nombre d'intermédiaires. Par conséquent, des milliers de grossistes ont fermé leurs portes ou ont fusionné. Les grossistes intermédiaires dépendent beaucoup des gros détaillants.
Au Japon, la vente de poisson et de fruits de mer aux consommateurs est assurée par divers détaillants, dont les supermarchés, les services de livraison à domicile et les poissonneries. Selon les résultats d'un sondage réalisé par l'Association de la pêche du Japon (Japan Fisheries Association), les filets sont le produit du poisson acheté le plus couramment chez tous ces détaillants. Le poisson et les fruits de mer transformés occupent le deuxième rang dans les achats auprès des services de livraison à domicile et le quatrième rang dans les supermarchés et les poissonneries. Le tableau 6 montre le type de poisson qu'achètent le plus les consommateurs japonais dans les supermarchés, auprès des services de livraison à domicile et dans les poissonneries (maximum de deux réponses possibles).
Tableau 6. Types de poisson et de fruits de mer achetés le plus souvent chez les détaillants japonais, 2005

Source : Japon. Ministry of Agriculture, Forestry and Fisheries (MAFF). « FY2005 Trends in Fisheries: Fisheries Measures for FY2006 », 2006.
La plupart des consommateurs préfèrent acheter du poisson et des fruits de mer frais dans les supermarchés qui, en raison de leur proximité, ont enregistré 67 % des achats totaux en valeur en 2003. Le poisson est le produit le plus vendu dans les supermarchés au Japon et les consommateurs s'y rendent souvent pour acheter du poisson frais.
Les supermarchés imposent quatre critères aux fournisseurs, à savoir un approvisionnement dont la qualité est uniforme et dont le volume, les prix et les livraisons sont réguliers. D'ordinaire, les supermarchés concluent des marchés à long terme avec de gros fournisseurs fiables. De plus en plus, de nombreux grands détaillants s'approvisionnent directement auprès des producteurs avec lesquels ils négocient les prix. Les supermarchés offrent généralement des espèces de poisson frais qui sont distribuées en grands volumes, comme le thon et le saumon, ou des produits importés livrés en grandes quantités, mais peu d'espèces saisonnières correspondant aux préférences régionales ou d'espèces pêchées dans les eaux côtières japonaises.
Généralement livré aux supermarchés par camion, le poisson frais est ensuite trempé dans de l'eau froide salée pour abaisser sa température et le réhydrater. Il est transformé (par exemple, coupé) au fil de la journée et placé dans le comptoir de présentation. Les supermarchés commandent chaque jour le poisson à vendre le lendemain.
On trouve au Japon de nombreux supermarchés régionaux ou d'origine étrangère. Au cours des dernières années, quelques-uns des grands détaillants internationaux sont entrés sur le marché japonais de diverses façons : le détaillant Costco Wholesale Corp. (États-Unis) est entré sur le marché en 1999 par l'ouverture d'un supermarché à Fukuoka; Tesco PLC (Royaume-Uni), par l'acquisition de détaillants japonais; C Two-Network Co. et Frec Corp. Wal-Mart Stores Inc. (États-Unis), par l'acquisition d'une participation majoritaire dans l'entreprise Seiyu Co. Ltd. Ces détaillants internationaux offrent des produits dont bon nombre sont achetés directement auprès de producteurs plutôt que de grossistes et distributeurs.
Le marché de l'alimentation compte aussi de grands détaillants alimentaires japonais, tels que AEON (Jusco), chaîne la plus importante du pays, et Ito-Yokado Co. Ltd., qui rivalisent directement avec les géants étrangers. Les produits importés offerts par ces détaillants sont habituellement achetés auprès de grossistes.
Le nombre de poissonneries a diminué au pays en raison de la place de plus en plus grande occupée par les supermarchés. Les poissonneries se distinguent généralement des gros détaillants en offrant un service à la clientèle plus attentif (recommandation et offre d'espèces saisonnières et conseils sur la cuisson). Environ 90 % des consommateurs qui s'approvisionnent dans des poissonneries affirment qu'ils préfèrent ces commerces parce qu'ils offrent une large gamme de produits frais.
Au Japon, les épiceries de dépannage commencent à offrir du poisson frais. En 2005, Lawson Inc. et Am/Pm Japan Co. ont ouvert des commerces offrant des produits périssables et, en 2006, Circle K Sunkus a commencé à vendre du poisson et des fruits de mer.
Les consommateurs qui préfèrent se procurer du poisson et des fruits de mer auprès de services de livraison à domicile, comme ceux des coopératives affirment privilégier ces détaillants parce que les produits offerts sont sûrs. De plus, des producteurs et coopératives de pêche du Japon vendent du poisson et des fruits de mer par Internet aux points de débarquement et livrent les produits directement aux consommateurs.
Étant donné la complexité du système de distribution de poisson et des fruits de mer et de la réglementation du secteur au Japon, il est recommandé aux exportateurs de recourir à un agent, courtier ou partenaire japonais pour entrer sur le marché.
Il est conseillé aux entreprises voulant faire des affaires au Japon d'avoir des cartes bilingues (anglais d'un côté et japonais de l'autre). Les Japonais s'adressent souvent l'un à l'autre par leur patronyme suivi de la particule san, qui est une marque de politesse et de respect; les prénoms ne sont utilisés que par les membres de la famille et amis. Lors des présentations, il est de coutume d'incliner le haut du corps vers l'avant par respect, mais une poignée de main est acceptable. Il est aussi de coutume pour les gens d'affaires d'offrir de petits cadeaux représentatifs de leur ville ou de leur pays.
Droits de douane et contingentement
Au Japon, le droit de douane est applicable à la valeur CAF (coût, assurance, fret) des marchandises et toutes les importations sont assujetties à une taxe de consommation de 5 %. Les exportations canadiennes bénéficient du traitement de la nation la plus favorisée (NPF), ce qui signifie que les taux de droit applicables à certains poissons et fruits de mer varient entre 1 et 4 % (voir le tableau 7).
| Espèces | Produits | Code S.H. | Taux de droit NPF |
|---|---|---|---|
| Saumon et truite | Truite, fraîche, réfrigérée Saumon du Pacifique, de l'Atlantique et du Danube Salmonidés, ndnca, frais ou réfrigérés Saumon sockeye |
30211 30212 30219 30311 |
3,5 % 3,5 % 3,5 % 3,5 % |
| Saumon du Pacifique Truite, congelée Saumon de l'Atlantique ou du Danube Salmonidés, ndnca, congelés |
30319 30321 30322 30329 |
3,5 % 3,5 % 3,5 % 3,5 % |
|
| Thon, listao et bonite à ventre rayé | Germon ou thon blanc Albacore Listao ou bonite à ventre rayé Thon obèse |
30231 30232 30233 30234 |
3,5 % 3,5 % 3,5 % 3,5 % |
| Thon rouge Thon rouge du Sud Autre |
30235 30236 30239 |
3,5 % 3,5 % 3,5 % |
|
| Crustacés congelés | Langouste Homard Crevettes Crabe |
30611 30612 30613 30614 |
1 % 1 % 1 % 4 % |
| Crustacés vivants, frais ou réfrigérés | Langouste Homard Crevettes Crabe |
30621100 30622100 30623 30624 |
1 % 1 % 1 % 4 % |
Sources : Customs Tariff Schedule of Japan. World Tariff Database. « World Customs Duties and Taxes », 2007.
De façon générale, il ne faut pas de licence pour importer des produits de la pêche au Japon, sauf pour les espèces contingentées comme le maquereau et le calmar. Le Japon applique un système complexe de contingentement des importations qui reste un obstacle à l'entrée sur le marché de certains produits canadiens comme le surimi et le hareng. Pour certains exportateurs, le système est à ce point complexe et incompréhensible qu'ils préfèrent vendre leurs produits ailleurs.
Documents de douane et d'exportation
Les documents à présenter aux autorités japonaises pour le dédouanement des importations de produits de la pêche comprennent les documents de transport habituels (comme la facture, le bordereau de marchandises et la lettre de transport maritime ou aérien), le certificat d'origine, la licence d'importation (le cas échéant), un avis d'importation (deux copies), le certificat d'inspection (délivré par l'Agence canadienne d'inspection des aliments), les résultats d'inspection personnelle (le cas échéant) et les documents indiquant les ingrédients, les additifs et le processus de fabrication (certificat du fabricant). Les importations de produits alimentaires peuvent aussi être soumises à une inspection du ministère japonais de la Santé, du Travail et du Bien-être (Ministry of Health, Labour and Welfare - MHLW) avant leur dédouanement.
Il est conseillé aux exportateurs de consulter le ministère de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche (MAFF) ou l'Organisation du commerce extérieur du Japon (Japan External Trade Organization - JETRO) avant d'expédier leurs produits, pour faire en sorte que tous les certificats requis soient fournis.
Lois du Japon sur les aliments
Au Japon, les règles de salubrité et les normes alimentaires sont définies dans trois grandes lois : la Loi de base sur l'innocuité des aliments (Food Safety Basic Law), le Loi sur les normes agricoles du Japon (Japan Agricultural Standards Law) et la Loi sur la salubrité des aliments (Food Sanitation Law).
Entrée en vigueur en mai 2003, la Loi de base sur l'innocuité des aliments (Food Safety Basic Law) définit le rôle et les fonctions de la Commission de l'innocuité des aliments (Food Safety Commission) qui a été établie le 1er juillet 2003. Organisme indépendant, la Commission est chargée d'évaluer les risques présentés par les aliments et de faire des recommandations au gouvernement, de communiquer avec les consommateurs et le secteur et de les consulter, et de prendre les mesures nécessaires en cas d'intoxications alimentaires et de situations d'urgence concernant la salubrité des aliments.
La Loi sur les normes agricoles du Japon (Japan Agricultural Standards Law), administrée par le MAFF, traite de l'étiquetage (voir plus loin), de la quarantaine et de l'inspection des aliments biologiques.
Administrée par le ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être (MHLW), la Loi sur la salubrité des aliments (Food Sanitation Law) a pour objet de garantir l'innocuité et la salubrité des aliments. Pour que les produits alimentaires importés puissent entrer sur le marché japonais, il faut obtenir au préalable un certificat du MHLW qui recommande à l'importateur ou à l'exportateur de produits alimentaires de consulter la section sur les aliments importés du poste de quarantaine du MHLW au port d'entrée, avant l'expédition des produits, pour veiller à respecter les exigences. L'importateur doit ensuite présenter les documents requis et un avis d'importation d'aliments au poste de quarantaine du MHLW où des inspecteurs examinent les documents et effectuent l'inspection (au besoin), afin de confirmer la conformité des aliments et produits aux dispositions de la loi (Food Sanitation Law). Les produits jugés non conformes lors de l'inspection ne pourront pas entrer au Japon.
Pour accélérer le dédouanement, il est conseillé aux exportateurs canadiens de faire inspecter leurs produits par l'Agence canadienne d'inspection des aliments avant l'exportation et de joindre le rapport d'inspection à l'expédition; ainsi les marchandises expédiées pourraient être exemptées d'une inspection à leur arrivée au poste de quarantaine. Le MHLW conseille également aux exportateurs qui veulent éviter des problèmes au moment de l'importation d'envoyer aux inspecteurs portuaires du MHLW un échantillon de tout produit nouveau ou inconnu au Japon et d'y joindre un certificat garantissant sa conformité aux règlements applicables, avant d'exporter le produit.
Pour plus de renseignements sur la procédure d'importation en vertu de le loi (Food Sanitation Law), veuillez consulter le site Web du MHLW, à l'adresse www.mhlw.go.jp/english/topics/importedfoods/1.html (en anglais seulement).
Étiquetage
En vertu de la Loi sur les normes agricoles du Japon (Japan Agriculture Standards Law), tous les produits de la pêche frais doivent porter une étiquette indiquant le nom et le pays d'origine.
Les produits de la pêche transformés doivent porter une étiquette fournissant, en japonais et en caractères d'au moins 8 points, les renseignements suivants :
Le lieu d'origine des ingrédients doit être indiqué pour tous les aliments transformés quasi frais (dont le maquereau salé, les jeunes sardines séchées et la bonite tranchée légèrement rôtie).
Étiquetage facultatif
En juillet 2005, le MAFF a élaboré des lignes directrices sur l'indication facultative de l'origine des ingrédients utilisés dans l'industrie de la restauration.
Certaines chaînes de détaillants indiquent également sur l'étiquette si le produit est frais ou décongelé. Des indications de traçabilité sont aussi fournies sur les étiquettes afin de rendre les produits plus intéressants pour les consommateurs.
L'étiquetage nutritionnel est aussi facultatif au Japon, mais s'il est fourni, il doit être conforme aux normes du MHLW suivant lesquelles l'étiquette doit être en japonais et indiquer la teneur 1) en calories, 2) en protéines, 3) en lipides, 4) en glucides et 5) en sodium. Lorsqu'une étiquette nutritionnelle est apposée sur des produits alimentaires, elle doit indiquer la teneur en ces cinq éléments et non seulement l'un d'entre eux.
Règlements concernant les additifs alimentaires
Les produits alimentaires et les boissons contenant des additifs non approuvés par le MHLW ne seront pas autorisés à entrer au Japon. Le MHLW tient une liste positive d'additifs alimentaires approuvés pouvant être incorporés dans des produits alimentaires et des boissons vendus au pays et il réglemente la quantité d'un additif que peut contenir un produit final.
Certains additifs pour produits de la pêche qui sont interdits au Canada peuvent être incorporés dans des produits destinés à être exportés au Japon (voir la liste des additifs approuvés à l'annexe 3).
Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site Web à l'adresse www.jetro.go.jp/en/market/regulations... (en anglais seulement).
Limites maximales de résidus
Le 29 mai 2006, le MHLW a adopté un nouveau règlement sur les limites maximales de résidus (LMR) de produits chimiques agricoles, d'additifs dans les aliments pour animaux et de médicaments vétérinaires dans les aliments. Les aliments contenant des résidus en quantités dépassant les LMR de produits chimiques agricoles sur la liste positive sont jugés non conformes à la Food Sanitation Law et l'entrée leur sera refusée au port.
Les niveaux de tolérance de la concentration de mercure et de polychlorobiphényles (PCB) dans le poisson et les fruits de mer sont les suivants :
Pour plus de renseignements sur la liste positive et sur les LMR au Japon, veuillez consulter le site Web à l'adresse www.mhlw.go.jp/english/topics/foodsafety/positivelist060228... (en anglais seulement).
Certification
Les exigences relatives à la certification des produits de la pêche exportés du Canada au Japon sont énoncées ci-dessous. Ces certificats sont délivrés par l'Agence canadienne d'inspection des aliments, le cas échéant :
Il est possible d'obtenir une certification préalable pour les produits de la pêche transformés destinés au Japon, sauf s'il s'agit des produits suivants :
Produits d'huîtres crues
Les produits d'huîtres crues doivent provenir de l'établissement et d'une aire de croissance ou d'un lieu d'exploitation ostréicoles figurant dans la Liste des négociants canadiens certifiés dans le secteur des coquillages et des exploitations ostréicoles autorisées à exporter leurs produits au Japon. Pour plus de renseignements sur la marche à suivre pour ajouter à la liste un établissement ou une aire de croissance ou exploitation ostréicole, veuillez communiquer avec un bureau de l'ACIA.
Les produits d'huîtres crues doivent être accompagnés d'un certificat d'origine et d'hygiène attestant que :
Le certificat doit aussi indiquer le lieu géographique et le lieu de cueillette, la date de cueillette et le numéro de l'aire de croissance ou d'un lieu d'exploitation.
Pour plus de renseignements sur les exigences relatives à la certification des produits de la pêche canadiens destinés à être exportés au Japon, veuillez consulter le site Web de l'ACIA à l'adresse www.inspection.gc.ca/francais/anima/fispoi/export/cert10...
Au Japon, les paiements des montants CAF sont généralement effectués par lettre de crédit. À moins que les produits de la pêche ne soient destinés à la vente aux enchères dans les marchés de gros centraux du Japon, le prix est généralement établi par négociation entre l'exportateur et l'importateur. Dans le cas de la vente aux enchères, environ 85 % du prix convenu est généralement payé à l'avance par lettre de crédit. Il est recommandé aux entreprises d'évaluer le risque que présente le financement des comptes clients à l'aide de l'information facilement accessible sur les profils de crédit au Japon. De plus, Exportation et développement Canada offre le service Vérif-Export, qui permet d'obtenir le profil de crédit de nombreuses entreprises étrangères.
| Événement/Description | Organisateur |
|---|---|
| 4th Japan International Seafood & Technology Expo in Osaka (Quatrième Exposition internationale des fruits de mer et de la technologie du Japon à Osaka) INTEX Osaka, Exhibition Hall 5 Osaka, Japon Les 21 et 22 février 2007 (annuelle) Internet : www.exhibitiontech.com... |
Exhibition Technologies, Inc. Akasaka DS Bldg., 8-5-26 Akasaka, Minato-ku, Tokyo 107-0052 Japon Tél. : (81-3) 5775-2855 Téléc. : (81-3) 5775-2856 Internet : www.exhibitiontech.com |
| 9th Japan International Seafood & Technology Expo in Tokyo (Neuvième Exposition internationale des fruits de mer et de la technologie du Japon à Tokyo) Tokyo Big Sight International Exhibition Centre Tokyo, Japon Du 18 au 22 juillet 2007 (annuelle) Internet : www.exhibitiontech.com... |
Exhibition Technologies, Inc. Voir ci-dessus. |
Ambassade du Canada au Japon
7-3-38 Akasaka, Minato-ku
Tokyo 107-8503 Japan
Contact : Mme Suzanne Lalonde, conseillère et déléguée commerciale
Tél. : 81-3-5412-6200
Téléc. : 81-3-5412-6254
Courriel : jpn.commerce@international.gc.ca
Internet : www.infoexport.gc.ca/jp
Consulat général du Canada à Osaka
2-2-3 Nishi-Shinsaibashi, Chuo-ku
Osaka 542-0086 Japan
Contact : M. Toshihisa Seki, délégué commercial
Tél. : 81-6-6212-4910
Téléc. : 81-6-6212-4914
Consulat du Canada à Fukuoka
FT Bldg., 9th Floor
4-8-28 Watanabe-Dori, Chuo-ku
Fukuoka, Fukuoka-ken 810-0004 Japan
Contact : M. Koji Fujii, délégué commercial
Tél. : 81-92-752-6055
Téléc. : 81-92-752-6077
Consulat du Canada à Nagoya
Nakato Marunouchi Bldg., 6th Floor
3-17-6 Marunouchi, Naka-ku
Nagoya 460-0002 Japan
Contact : M. Louis-Pierre Emond, consul et délégué commercial principal
Tél. : 81-52-972-0450
Téléc. : 81-52-972-0453
Gouvernement du Canada - Bureau commercial d'Hiroshima
Hiroshima Chamber of Commerce Bldg.,
7th Floor
5-44 Motomachi, Naka-ku
Hiroshima 730-0011 Japan
Contact : Mme Mirai Maruo, déléguée commerciale
Tél./Téléc. : 81-82-211-0505
Gouvernement du Canada - Bureau commercial de Sapporo
Nikko Bldg., 5th Floor
North 4 West 4, Chuo-ku
Sapporo, Hokkaido 060-0004 Japan
Contact : M. Shinichi Tsujio, délégué commercial
Tél./Téléc. : 81-11-708-8702
Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)
Bureau des marchés internationaux
10e étage
930, avenue Carling
Ottawa (Ontario) K1A 0C5
Contact : M. Greg Folinazzo, agent des marchés internationaux
Tél. : 613-759-7523
Téléc. : 613-759-7506
Courriel : folinazzog@agr.gc.ca
Internet : www.agr.gc.ca
Alberta Economic Development
(Développement économique de l'Alberta)
Alberta Japan Office
(Bureau du Japon)
Place Canada, 3rd Floor
3-37, Akasaka 7-chome
Minato-ku, Tokyo 1070052 Japan
Contact : M. Wes Sawatzky, directeur général
Tél. : 81-3-3475-1171
Téléc. : 81-3-3470-3939
Courriel : albertajapanoffice@gov.ab.ca
Internet : www.altanet.or.jp
Corporation commerciale canadienne (CCC)
Bureau 1100
50, rue O'Connor
Ottawa (Ontario) K1A 0S6
Tél. : 800-748-8191 ou 613-996-0034
Téléc. : 613-995-2121
Internet : www.ccc.ca
Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA)
59, promenade Camelot
Ottawa (Ontario) K1A 0Y9
Tél. : 613-225-2342
Téléc. : 613-228-4550
Courriel : cfiamaster@inspection.gc.ca
Internet : www.inspection.gc.ca
Exportation et développement Canada (EDC) 151, rue O'Connor
Ottawa (Ontario) K1A 1K3
Tél. : 800-850-9626 ou 613-598-2500
Téléc. : 613-237-2690
Courriel : export@edc.ca
Internet : www.edc.ca
Pêches et Océans Canada (MPO)
200, rue Kent.
Ottawa (Ontario) K1A 0E6
Tél. : 613-993-0999
Téléc. : 613-990-1866
Courriel : info@dfo-mpo.gc.ca
Internet : www.dfo-mpo.gc.ca
Affaires étrangères et Commerce international Canada (MAECI)
125, promenade Sussex
Ottawa (Ontario) K1A 0G2
Internet : www.international.gc.ca
Relations commerciales avec l'Asie et l'Océanie (WOA)
Contact : M. John Burbridge, directeur adjoint
Tél. : 613-996-2458
Téléc. : 613-994-2397
Courriel : john.burbridge@international.gc.ca
Direction générale des secteurs des affaires (BMM)
Contact : Mme Adèle Deschamps, analyste principale des marchés internationaux
Tél. : 613-944-0117
Téléc. : 613-943-1103
Courriel : adele.deschamps@international.gc.ca
ou
Contact : M. James Huget, délégué commercial
Tél. : 613-995-1773
Téléc. : 613-943-8820
Courriel : james.huget@international.gc.ca
Ministère des Relations internationales du Québec
Délégation générale du Québec à Tokyo
Shiroyama JT Trust Tower, 32nd Floor
4-3-1 Toranomon, Minato-ku
Tokyo 105-6032 Japan
Tél. : 81-3-3239-5137
Téléc. : 81-3-3239-5140
Courriel : qc.tokyo@mri.gouv.qc.ca
Internet : www.mri.gouv.qc.ca/tokyo
(en français et en japonais)
M. Brian Goldsworthy
St. John's (Terre-Neuve)
Tél. : 709-772-4055
Courriel : goldsworthyb@agr.gc.ca
M. Heath Coles
Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard)
Tél. : 902-566-7305
Courriel : colesh@agr.gc.ca
M. Trevor Winters
Winnipeg (Manitoba)
Tél. : 204-983-2998
Courriel : winterst@agr.gc.ca
Mme Marg Bancroft
Burnaby (Colombie-Britannique)
Tél. : 604-666-3054
Courriel : bancroftm@agr.gc.ca
Mme Shelley Manning
Halifax (Nouvelle-Écosse)
Tél. : 902-896-0098
Courriel : mannings@agr.gc.ca
M. Bernard Gravel
Montréal (Québec)
Tél. : 514-283-3815, poste 506
Courriel : gravelb@agr.gc.ca
M. Dean Vey
Regina (Saskatchewan)
Tél. : 306-780-7065
Courriel : veyd@agr.gc.ca
M. Bernard Mallet
Moncton (Nouveau-Brunswick)
Tél. : 506-452-3706
Courriel : malletb@agr.gc.ca
M. Bill Robinson
Guelph (Ontario)
Tél. : 519-837-5822
Courriel : robinsonb@agr.gc.ca
Mme Lorrie McFadden
Edmonton (Alberta)
Tél. : 780-495-2119
Courriel : mcfaddenl@agr.gc.ca
Association of Seafood Producers (Association des producteurs de fruits
de mer)
Suite 302, 3rd Floor, Baine Johnson Centre
10 Fort William Pl.
St. John's (Terre-Neuve) A1C 1K4
Contact : M. Derek Butler, président
Tél. : 709-726-3730
Téléc. : 709-726-3731
Courriel : dbutler@seafoodproducers.org
Internet : www.seafoodproducers.org
B.C. Salmon Marketing Council
(Conseil de commercialisation du saumon de la Colombie-Britannique)
1100-1200 West 73rd Ave.
Vancouver (Colombie-Britannique) V6P 6G5
Contact : M. Grant Snell, directeur général
Tél. : 604-267-3030
Téléc. : 604-266-3097
Courriel : grant@bcsalmon.ca
Internet : www.bcsalmon.ca
Alliance de l'industrie canadienne de l'aquiculture
Bureau 907
75, rue Albert
Ottawa (Ontario) K1P 5E7
Contact : M. David Rideout, directeur exécutif
Tél. : 613-239-0612
Téléc. : 613-239-0619
Courriel : rideoutcaia@aquaculture.ca
Internet : www.aquaculture.ca/FrenchWeb.html
Canadian Food Exporters Association (CFEA)
(Association canadienne des exportateurs d'aliments)
885 Don Mills Rd., Suite 301
Don Mills (Ontario) M3C 1V9
Tél. : 888-227-8848 ou 416-445-3747
Téléc. : 416-510-8043/4
Courriel : info@cfea.com
Internet : www.cfea.com
Canadian Pacific Kazunoko Association
(Association canadienne des producteurs de kazunoko (oeufs de hareng)
de la côte du Pacifique)
1100-1200 West 73rd Ave.
Vancouver (Colombie-Britannique) V6P 6G5
Contact : Mme Christina Burridge, secrétaire-trésorière
Tél. : 604-377-9213
Téléc. : 604-683-4510
Courriel : cburridge@smartt.com
Canadian Pacific Sardine Association (Association canadienne des producteurs
de sardines de la côte du Pacifique)
6-3555 Westminister Highway
Richmond (Colombie-Britannique) V7C 5P6
Contact : M. Don Pepper, directeur exécutif
Tél. : 604-303-0141
Téléc. : 604-303-0142
Courriel : dapepper@shaw.ca
Internet : www.bcsardines.ca
Fisheries Council of Canada
(Conseil canadien des pêches)
Bureau 900
170, avenue Laurier Ouest
Ottawa (Ontario) K1P 5V5
Contact : M. Patrick McGuiness, président
Tél. : 613-727-7450
Téléc. : 613-727-7453
Courriel : pmcguinness@fisheriescouncil.org
Internet : www.fisheriescouncil.ca
Pacific Urchin Harvesters Association (PUHA) (Association des pêcheurs
d'oursins de la côte du Pacifique)
et
West Coast Green Urchin Association
(Association des prêcheurs d'oursins verts de la côte ouest)
902 4th St.
New Westminster (Colombie-Britannique) V3L 2W6
Contact : M. Mike Featherstone, président de la PUHA
Tél. : 604-932-4559
Téléc. : 604-932-4556
Courriel : mike@whistlerhome.com
Contact : M. Michael Callow, président de West Coast Green Urchin Association
Tél. : 250-665-0690
Internet : www.puha.org
Spawn on Kelp Operators Association (SOKOA)
(Association des exploitants d'oeufs sur algues)
8120 2 Rd., Suite 186
Richmond (Colombie-Britannique) V7C 5J8
Contact : M. Cecil Hill, président
Tél. : 604-862-2603
Téléc. : 604-244-2355
Courriel : chill@telus.net
Underwater Harvesters Association
(Association des exploitants sous-marins)
PO Box 39005
3695 West 10th Ave.
Vancouver (Colombie-Britannique) V6R 4P1
Contact : Mme Michelle James, directrice exécutive
Tél. : 604-734-5929
Téléc. : 604-734-5919
Courriel : info@geoduck.org
Internet : www.geoduck.org
Ambassade du Japon au Canada 255, promenade Sussex
Ottawa (Ontario) K1N 9E6
Tél. : 613-241-8541
Téléc. : 613-241-7415
Courriel : infocul@embjapan.ca
Internet : www.ca.emb-japan.go.jp
Japan External Trade Organization (JETRO)
(Organisation du commerce extérieur du Japon)
JETRO Headquarters
(Siège social)
Ark Mori Bldg., 6th Floor
12-32, Akasaka 1-chome, Minato-ku
Tokyo 107-6006 Japan
Tél. : 81-03-3582-5511
Internet : www.jetro.go.jp
JETRO à Toronto
181 University Ave., Suite 1600
Toronto (Ontario) M5H 3M7
Tél. : 416-861-0000
Téléc. : 416-861-9666
Courriel : inquiry@jetro.go.jp
JETRO à Vancouver
World Trade Centre
999 Canada Pl., Suite 660
Vancouver (Colombie-Britannique) V6C 3E1
Tél. : 604-684-4174
Téléc. : 604-684-6877
Ministry of Agriculture, Forestry and Fisheries (MAFF)
(Ministère de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche)
1-2-1 Kasumigaseki, Chiyoda-ku
Tokyo 100-8950 Japan
Tél. : 81-3-3591-2874
Téléc. : 81-3-3501-3720
Internet : www.maff.go.jp
Ministry of Health, Labour and Welfare (MHLW)
(Ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être)
1-2-2 Kasumigaseki, Chiyoda-ku
Tokyo 100-8916 Japan
Tél. : 81-3-5253-1111
Courriel : admin@mhlw.go.jp
Internet : www.mhlw.go.jp
Office of Port Health Administration
(Bureau de l'administration portuaire de la santé)
Food Sanitation Division
(Division de la salubrité des aliments)
Tél. : 83-3-3591-5048
Japan Fish Importer Association (JFTA) and
Japan Fish Traders Association
(Association des importateurs de poissons du Japon et Association de
négociants de poisson du Japon)
No. 2 Muneyasu Bldg., 1-23
Kandanisikicho, Chiyoda-ku
Tokyo 101-0054 Japan
Tél. : 81-3-5280-2891
Téléc. : 81-3-5280-2892
Courriel : fish@jfta-or.jp
Internet : www.jfta-or.jp
Japan Fisheries Association
(Association de la pêche du Japon)
Sankaido Bldg., 1-9-13
Akasaka, Minato-ku, Tokyo, Japan
Tél. : 81-3-3585-6681
Téléc. : 81-3-3582-2337
Courriel : japan@suisankai.or.jp
Internet : www.suisankai.or.jp
| Espèces | 2002 |
|---|---|
| Thon rouge (frais) Thon rouge (congelé) Germon (frais) Germon (congelé) |
3 771 3 656 30 984 47 340 |
| Thon obèse (frais) Thon obèse (congelé) Albacore (frais) Albacore (congelé) |
9 145 13 299 8 836 8 293 |
| Comète (fraîche) Comète (congelée) Espadon (frais) Espadon (congelé) |
3 232 364 5 217 827 |
| Bonite (fraîche) Bonite (congelée) Sardines Hareng rond |
67 770 213 404 40 454 20 535 |
| Anchois de l'Afrique australe Chinchard Liche Maquereau |
267 119 158 860 42 691 277 540 |
| Balaou Limande Poisson plat (frais) Morue (fraîche) |
203 665 64 019 34 619 25 238 |
| Morue du Pacifique occidental (fraîche) Morue du Pacifique occidental (congelée) Maquereau d'Atka Pageot rose Crabe des neiges |
169 455 4 522 114 040 10 486 4 017 |
| Calmars (frais) Calmars (congelés) Encornets volants (frais) Encornets volants (congelés) Pieuvre |
149 407 82 906 60 54 649 22 613 |
| Espèces | 2003 |
|---|---|
| Thon rouge (frais) Thon rouge (congelé) Germon (frais) Germon (congelé) |
1 571 3 002 27 038 32 051 |
| Thon obèse (frais) Thon obèse (congelé) Albacore (frais) Albacore (congelé) |
8 315 12 235 9 901 7 817 |
| Comète (fraîche) Comète (congelée) Espadon (frais) Espadon (congelé) |
2 734 457 4 962 693 |
| Bonite (fraîche) Bonite (congelée) Sardines Hareng rond |
106 609 199 774 42 362 19 385 |
| Anchois de l'Afrique australe Chinchard Liche Maquereau |
346 744 202 727 34 514 310 144 |
| Balaou Limande Poisson plat (frais) Morue (fraîche) |
258 626 67 176 36 034 30 863 |
| Morue du Pacifique occidental (fraîche) Morue du Pacifique occidental (congelée) Maquereau d'Atka Pageot rose Crabe des neiges |
162 514 749 122 779 10 147 4 342 |
| Calmars (frais) Calmars (congelés) Encornets volants (frais) Encornets volants (congelés) Pieuvre |
119 284 79 498 701 42 017 24 357 |
| Espèces | 2004 |
|---|---|
| Thon rouge (frais) Thon rouge (congelé) Germon (frais) Germon (congelé) |
5 331 2 373 37 789 23 858 |
| Thon obèse (frais) Thon obèse (congelé) Albacore (frais) Albacore (congelé) |
9 165 13 046 7 290 8 056 |
| Comète (fraîche) Comète (congelée) Espadon (frais) Espadon (congelé) |
2 542 455 5 507 784 |
| Bonite (fraîche) Bonite (congelée) Sardines Hareng rond |
71 532 207 927 34 152 22 963 |
| Anchois de l'Afrique australe Chinchard Liche Maquereau |
325 852 209 591 25 182 328 161 |
| Balaou Limande Poisson plat (frais) Morue (fraîche) |
205 260 74 396 34 063 37 110 |
| Morue du Pacifique occidental (fraîche) Morue du Pacifique occidental (congelée) Maquereau d'Atka Pageot rose Crabe des neiges |
164 384 842 149 884 10 357 4 621 |
| Calmars (frais) Calmars (congelés) Encornets volants (frais) Encornets volants (congelés) Pieuvre |
133 715 50 775 120 46 737 23 756 |
| Espèces | 2005 |
|---|---|
| Thon rouge (frais) Thon rouge (congelé) Germon (frais) Germon (congelé) |
4 764 2 037 23 060 18 634 |
| Thon obèse (frais) Thon obèse (congelé) Albacore (frais) Albacore (congelé) |
7 691 12 093 8 044 8 707 |
| Comète (fraîche) Comète (congelée) Espadon (frais) Espadon (congelé) |
1 992 320 5 253 782 |
| Bonite (fraîche) Bonite (congelée) Sardines Hareng rond |
108 376 248 397 16 193 23 838 |
| Anchois de l'Afrique australe Chinchard Liche Maquereau |
157 649 160 484 19 292 601 916 |
| Balaou Limande Poisson plat (frais) Morue (fraîche) |
226 876 62 595 32 836 47 296 |
| Morue du Pacifique occidental (fraîche) Morue du Pacifique occidental (congelée) Maquereau d'Atka Pageot rose Crabe des neiges |
126 846 0 117 426 9 767 3 803 |
| Calmars (frais) Calmars (congelés) Encornets volants (frais) Encornets volants (congelés) Pieuvre |
120 928 56 440 n/a 38 858 22 475 |
| Espèces | 2006 (Janv.-sept.) |
|---|---|
| Thon rouge (frais) Thon rouge (congelé) Germon (frais) Germon (congelé) |
2 866 804 21 916 7 762 |
| Thon obèse (frais) Thon obèse (congelé) Albacore (frais) Albacore (congelé) |
10 227 14 696 7 911 20 223 |
| Comète (fraîche) Comète (congelée) Espadon (frais) Espadon (congelé) |
1 335 10 3 762 n/a |
| Bonite (fraîche) Bonite (congelée) Sardines Hareng rond |
73 236 176 066 34 421 12 255 |
| Anchois de l'Afrique australe Chinchard Liche Maquereau |
115 515 81 492 13 775 299 470 |
| Balaou Limande Poisson plat (frais) Morue (fraîche) |
90 046 14 483 8 974 25 413 |
| Morue du Pacifique occidental (fraîche) Morue du Pacifique occidental (congelée) Maquereau d'Atka Pageot rose Crabe des neiges |
71 616 6 878 44 072 4 515 367 |
| Calmars (frais) Calmars (congelés) Encornets volants (frais) Encornets volants (congelés) Pieuvre |
23 024 32 014 8 40 204 4 639 |
Source : MAFF. Monthly Statistics of Agriculture, Forestry & Fisheries: December 2006.
| Espèce | Au débarquement* | Marché de gros ** | Détail*** | |
|---|---|---|---|---|
| Tokyo | Osaka | |||
| Thon | 43,81 | 41,26 | ||
| Thon rouge (frais) Thon rouge (congelé) Germon (frais) Germon (congelé) |
19,18 21,21 3,81 3,77 |
31,59 28,91 13,03 9,98 |
||
| Espadon | ||||
| Espadon (frais) Espadon (congelé) |
9,39 | 10,09 | ||
| Bonite | ||||
| Bonite (fraîche) Bonite (congelée) |
2,42 1,44 |
5,06 | ||
| Saumon | ||||
| Saumon (congelé) Saumon (salé) Saumon rose et saumon japonais (salé) |
6,76 8,29 7,39 |
19,77 | 21,41 | |
| Sardines Hareng (congelé) Hareng rond Anchois de l'Afrique australe Sardines, hareng rond, anchois (salés séchés) |
1,19 0,81 0,36 |
3,54 2,05 9,11 |
12,54 | 11,92 |
| Maquereau | 0,64 | 12,75 | 15,63 | |
| Maquereau (frais) Maquereau (congelé) Maquereau d'Atka |
0,63 | 3,39 5,64 |
||
| Thazard tacheté | ||||
| Thazard tacheté (frais) Thazard tacheté (congelé) | 6,46 5,76 |
|||
| Chinchard | 2,20 | 12,68 | 17,48 | |
| Chinchard (frais) Chinchard (congelé) |
4,70 3,69 |
|||
| Liche | 1,01 | |||
| Chinchard et liche (salés séchés) | 6,01 | |||
| Balaou | 2,98 | |||
| Balaou (frais) Balaou (congelé) |
4,61 2,21 |
|||
| Limande | 27,26 | 26,86 | ||
| Limande (sauvage, fraîche) Limande (d'élevage, fraîche) |
4,70 | 6,74 9,90 |
||
| Flétan noir (frais) | 19,14 | |||
| Poisson plat | ||||
| Poisson plat (frais) Poisson plat (congelé) |
4,33 | 8,69 7,46 |
||
| Morue | ||||
| Morue (fraîche) Morue (congelée) |
2,72 | 6,62 8,17 |
||
| Goberge de l'Alaska | ||||
| Goberge de l'Alaska (fraîche) Goberge de l'Alaska (congelée) |
1,11 1,45 |
|||
| Plie | 19,23 | 33,92 | ||
| Pageot rose | 9,45 | 10,37 | 23,88 | 22,35 |
| Crevettes (fraîches) | 56,98 | |||
| Crevettes | ||||
| Crevettes (congelées, du pays) Crevettes (congelées, importées) |
13,97 13,57 |
|||
| Crabe des neiges | 3,51 | |||
| Crabe (frais) | 13,82 | |||
| Calmars (tous) | 11,39 | 10,44 | ||
| Calmars (frais) Calmars (congelés) Calmars, haute mer (congelés) Calmars, eaux côtières (congelés) Encornets volants Encornets volants (congelés) |
2,67 2,19 2,54 1,53 |
4,51 4,11 |
||
| Seiches (congelées) | 8,98 | |||
| Pieuvres (toutes) | 5,23 | 27,97 | 26,03 | |
| Pieuvres (congelées) | 9,11 | |||
| Myes (fraîches, non décortiquées) | 5,97 | 12,98 | 14,43 | |
| Pétoncles (frais, non décortiqués) | 5,68 | |||
| Huîtres (fraîches, décortiquées) | 9,02 | |||
| Oeufs de saumon (salés) | 25,64 | |||
| Oeufs de morue (salés) | 22,14 | |||
| Oeufs de hareng (salés) | 14,83 | |||
| Surimi (congelé) | 3,6 | |||
* Excluant les prises en eaux intérieures; ** Selon les prix de gros dans 10 villes; *** Prix mensuel moyen (non corrigé en fonction de la variation des quantités vendues chaque mois). Source : MAFF. Monthly Statistics of Agriculture, Forestry & Fisheries: December 2006, décembre 2006. Consulté le 22 novembre 2006 à l'adresse www.maff.go.jp/toukei/geppo/geppo-e.html.
| Espèce | Additifs approuvés | |
|---|---|---|
| Crabe | BL-7P | New Celco-NA |
| BS-1 | New Celco - SW | |
| Pyrophosphate disodique | Toyooxin-S | |
| New Celco - L | ||
| Sébaste | Ambitol-T | Tairyo Dia Emulsion-T (émulsion) |
| Érythorbate de sodium | Tairyo Dia Powder T-15 (poudre) | |
| Citrate de sodium | ||
| Crevettes | BL-7P | NK 70 |
| BL-S | Oxinon S | |
| CI-25 | Oxinon W | |
| Drycut-100 (DC-100) | Pole Ace G | |
| F. Wrap | Sakuranbo | |
| Momiji | HI-Polygon | |
| Applications générales | Sulfate d'aluminium et de potassium (sec) | Oxinon S |
| BL-S | Sustane emulsion T | |
| F. Wrap | T-AOX | |
| Glaze Nole-F | T-GLX | |
| Kyoro Tairyo Dia Emulsion T | Tairyo Dia - T | |
| Nissui-A | Tairyo Dia VE | |
| Nissui-G | ||
Source : Agence canadienne d'inspection des aliments. Exigences de certification - Japon, le 6 décembre 2006. Consulté le 9 janvier 2007, à l'adresse www.inspection.gc.ca/francais/anima/fispoi/export...
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World Trade Atlas, « Japan Trade Statistics », novembre 2006.
Affaires étrangères et Commerce international Canada : www.international.gc.ca
------. Le Canada au Japon : geo.international.gc.ca/asia/main/japan/canada_in_japan-fr.asp?lang_update=1
Agriculture and Agroalimentaire Canada. Service d'exportation agroalimentaire : ats.agr.gc.ca
------. Promotion de l'image de marque du Canada pour le secteur canadien de l'alimentation et de l'agriculture sur les marchés internationaux : www.brandcanada.agr.gc.ca
ExportSource : exportsource.ca
Food and Agriculture Organization of the United Nations. Fish INFOnetwork : www.globefish.org
InfoExport : www.infoexport.gc.ca
Japon. Ministère de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche (Ministry of Agriculture, Forestry and Fisheries - MAFF) : www.maff.go.jp
------. Ministère de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie (Ministry of Economy, Trade and Industry - MITI) : www.meti.go.jp
------. Ministère des Affaires étrangères (Ministry of Foreign Affairs) : www.mofa.go.jp
------. Ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être (Ministry of Health, Labour and Welfare - MHLW) : www.mhlw.go.jp
------. Ministère des Affaires intérieures et des Communications (Ministry of Internal Affairs and Communications). Bureau de la statistique : www.stat.go.jp
Japanscan (bulletin mensuel de l'industrie de la transformation des aliments et des boissons du Japon) : www.japanscan.com
Strategis : strategis.gc.ca
Web Japan (Portail d'information sur le Japon) - Statistiques : web-japan.org
1. Sauf indication contraire, tous les montants sont exprimés en dollars canadiens. Le taux de conversion du yen en dollar canadien est le taux de change annualisé de 2005 de la Banque du Canada (0,011035 $ = 1 ¥).
2. Un « saku » est le filet de première qualité provenant de la noix de longe qui est généralement considérée comme la partie de choix du poisson.
3. Le surimi est une pâte à base de poisson à chair blanche (par exemple la goberge ou le merlu) qui est cuite et moulée par extrusion; il est habituellement vendu sous forme de produits imitant des fruits de mer (comme le crabe ou le homard).
4. Le kamaboko est une purée de surimi cuite à la vapeur et moulée en pain.
5. Une préfecture est un district administratif du Japon qui en compte 47, divisées en huit régions.
6. Le Marine Stewardship Council (MSC) est un organisme indépendant sans but lucratif établi à Londres qui a pour mission de promouvoir la pêche bien gérée et durable par un programme de certification de pêcheries ou d'entreprises.
7. Le chikuwa est une purée de poisson cuite à la vapeur de forme cylindrique qui est habituellement fabriquée à partir du surimi.
8. Les personnes interviewées pouvaient fournir jusqu'à deux réponses.
9. Les opérations de transformation entrant dans cette catégorie comprennent la pulvérisation, le hachage, le broyage fin, le saupoudrage de sel et séchage, le tranchage, l'écaillage et la réfrigération.