Agroalimentaire
Rapport sur le passé, le présent et l'avenir
Corée du Sud

Janvier 2011

Le gouvernement du Canada a préparé le présent rapport en se fondant sur des sources d'information primaires et secondaires. Les lecteurs sont priés de noter que le gouvernement du Canada ne garantit pas l'exactitude de l'information contenue dans ce document et n'appuie pas nécessairement les organismes qui y sont mentionnés. Il appartient donc aux lecteurs de vérifier l'exactitude et la fiabilité des renseignements. Le présent rapport donne une vue d'ensemble du marché à ceux qui désirent connaître les débouchés dont ils peuvent tirer parti, mais il ne vise pas à fournir l'analyse approfondie dont un exportateur pourrait avoir besoin. Bien que tous les efforts nécessaires aient été déployés pour s'assurer de l'exactitude de l'information, Agriculture et Agroalimentaire Canada n'assume aucune responsabilité concernant l'exactitude et la fiabilité de l'information ou les conséquences des décisions prises sur la base de ces renseignements.

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Sommaire

  • La Corée du Sud, où environ 82 % de la population vit en milieu urbain, est fortement urbanisée et densément peuplée et compte plus de 48 millions de consommateurs.
  • Comme elle importe plus de 70 % de ses besoins en produits agroalimentaires, la Corée du Sud y enregistre un important déficit commercial (13,2 milliards de dollars).
  • Le marché de la consommation sud-coréen est très développé, et les produits alimentaires de type occidental, à l'instar des cuisines chinoise et japonaise, sont de plus en plus prisés des consommateurs.
  • Ces dernières années, les Sud-Coréens ont commencé à incorporer plus de blé et de protéines à leur régime et s'intéressent de plus en plus aux boissons et aux aliments sains ainsi qu'aux produits naturels.
  • En raison du déclin de l'offre intérieure et de la hausse de la demande pour les poissons et les fruits de mer, la Corée du Sud enregistre également un déficit commercial dans le secteur des produits de la mer qui se chiffrait à 1,4 milliard de dollars en 2009.
  • Les consommateurs privilégient les marques nationales et les produits bien connus.
  • Les Sud-Coréens se classent parmi les plus gros buveurs dans le monde et ce sont les femmes et les jeunes qui stimulent la croissance.
  • Classée treizième puissance économique mondiale, la Corée du Sud est un pays prospère et technologiquement avancé et occupe une place notable en Asie.
  • Selon le Fonds monétaire international (FMI), le PIB du pays devrait croître de 3,6 % en 2010 et, selon la Banque mondiale, de 3,7 %.
  • Les négociations vont bon train entre le Canada et la Corée du Sud en vue de conclure un accord de libre-échange qui leur permettra d'améliorer leurs relations commerciales.

Aperçu

La Corée du Sud (nom officiel : République de Corée) se classe au treizième rang dans le monde pour l'importance de son économie et est une grande puissance économique en Asie (par PIB à $ PPA). Ce pays, qui compte plus de 48 millions d'habitants relativement bien nantis, représente un marché de taille pour les produits agroalimentaires. La Corée du Sud occupe une position centrale en Asie de l'Est, ce qui en fait un point d'entrée potentiel idéal pour les entreprises canadiennes qui souhaitent pénétrer les grands marchés du Japon, de la Chine et de l'ouest de la Russie.

La Corée du Sud contribue de façon importante aux échanges commerciaux internationaux. Elle a mis en œuvre les accords de libre-échange qu'elle a conclus avec un certain nombre de pays, y compris le Chili, Singapour et les États-Unis. Elle possède également des accords de libre-échange avec plusieurs grandes organisations économiques comme l'Association européenne de libre-échange, l'Union européenne et l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE). En outre, la Corée du Sud mène actuellement des pourparlers en vue de conclure d'autres accords du même type avec le Canada, le Japon, le Mexique et plusieurs autres pays.

La Corée du Sud offre plusieurs débouchés pour les exportateurs de produits agroalimentaires canadiens. Le pays représente un marché important pour nombre de produits agroalimentaires canadiens et demeure un marché de grande valeur pour les produits de la mer du Canada en raison de son déficit commercial dans le secteur. Plusieurs tendances du marché de la consommation, comme un mode de vie à horaire chargé, une richesse grandissante, une population vieillissante et une importance croissante accordée à la santé et à la sécurité, constituent des débouchés pour les importations canadiennes de produits alimentaires de spécialité pratiques, préparés et sains de qualité supérieure. L'industrie de la transformation et de la fabrication sud-coréenne, qui dépend des importations agroalimentaires, ouvre des perspectives commerciales pour les importations canadiennes d'ingrédients, d'additifs et de produits intermédiaires.


Relations entre le Canada et la Corée du Sud

La Corée du Sud et le Canada entretiennent des liens politiques et économiques étroits. Leurs gouvernements respectifs ont coopéré dans le cadre de diverses initiatives, notamment dans les domaines des changements climatiques, de l'investissement et du développement international. En 1994, ils ont mis sur pied le Groupe de travail pour un partenariat spécial dans le but de multiplier et de renforcer les liens économiques bilatéraux qui les unissent. La même année, une entente a été signée pour lever les exigences concernant les visas pour les ressortissants de chacun des pays, ce qui a grandement favorisé les visites bilatérales entre le Canada et la Corée du Sud. Les deux pays poursuivent les négociations en vue de conclure un accord de libre-échange qui leur permettra d'améliorer leurs relations commerciales. Ils sont aussi membres de nombreuses organisations économiques, comme l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) et le G20, ce qui leur permet de collaborer en ce qui a trait à une vaste gamme d'enjeux multilatéraux.

Le Canada et la Corée du Sud entretiennent des relations bien établies en matière de commerce et d'investissement. En 2009, la Corée du Sud était le septième marché d'exportation et également la septième source d'importation du Canada, lequel enregistre un déficit commercial considérable avec la Corée du Sud établi à 2,4 milliards de dollars en 2009. La même année, la valeur des importations canadiennes en provenance de la Corée du Sud s'établissait à 5,9 milliards de dollars, en léger déclin par rapport à 2008, où leur valeur était de 6 milliards. En 2009, les exportations canadiennes à destination de la Corée du Sud se sont chiffrées à 3,5 milliards de dollars, de même légèrement inférieures à 2008 où elles s'étaient établies à 3,8 milliards de dollars. Dans l'ensemble, les exportations vers la Corée du Sud ont toutefois connu une croissance relativement stable au cours de la dernière décennie. À titre de référence, les exportations à destination de la Corée du Sud étaient assez élevées à la fin des années 90; elles totalisaient 3 milliards de dollars en 1997. Cependant, la crise financière qui a sévi en Asie a donné lieu à une dégringolade des exportations à destination de la Corée du Sud en 1998; celles-ci ont chuté à 1,8 milliard de dollars. Les exportations canadiennes destinées à ce pays sont finalement revenues à ce qu'elles étaient avant la crise en 2006. À défaut de prédire la situation après 2008, de telles données peuvent donner un simple aperçu du commerce pendant la reprise.

En 2009, l'investissement direct du Canada en Corée du Sud se chiffrait à 921 millions de dollars, ce qui plaçait le pays 35e et représentait 0,2 % de l'investissement direct total à l'étranger du Canada. L'investissement présente un recul marqué par rapport à 2004 (environ 1,4 milliard de dollars), mais est bien supérieur aux totaux enregistrés plus récemment en 2005. L'investissement direct de la Corée du Sud au Canada se chiffrait à 2,7 milliards de dollars en 2009, soit près du double de l'investissement de 2008 de 1,4 milliard et une croissance de plus de 600 % de l'investissement de 2004, qui s'établissait à 353 millions de dollars.

Commerce bilatéral Canada-Corée du Sud (2009)
Commerce–Corée du Sud  778,3 milliards $
Exportations 412,0 milliards $
Importations 366,3  milliards $
Balance commerciale 45,7 milliards $
Commerce Canada-Corée du Sud 9,4 milliards $
Exportations 3,5 milliards $
Importations 5,9 milliards $
Balance commerciale (2,4 milliards $)
Commerce agricole Canada Corée du Sud  430,9 millions $
Exportations 388,9 millions $
Importations 42,0 millions $
Balance commerciale 347,0 millions $

*Global Trade Atlas, base de données CATS : $ CAN

  • En 2009, les principaux produits exportés par le Canada en Corée du Sud étaient notamment le charbon gras (1,1 milliard de dollars), les minerais de cuivre et leurs concentrés (192 millions de dollars), l'aluminium à l'état brut (171,6 millions de dollars), les pièces de réacteurs nucléaires (161,4 millions de dollars) et la pâte chimique à la soude ou au sulfate (94,9 millions de dollars).
  • En 2009, les principales importations canadiennes en provenance de la Corée du Sud comptaient les véhicules destinés au transport de passagers (1,5 milliard de dollars), les processeurs et contrôleurs de circuits intégrés électroniques (727,5 millions de dollars), les téléphones pour les réseaux cellulaires ou sans fil (379,6 millions de dollars), les appareils électroniques, les circuits intégrés et les amplificateurs (166,5 millions de dollars) ainsi que les huiles de pétrole légères et de minéraux bitumineux (157,3 millions de dollars).

Commerce agricole

La Corée du Sud importe plus de 70 % des denrées alimentaires et enregistre par le fait même un important déficit commercial dans ce domaine (13,2 milliards de dollars). En 2009, les importations sud-coréennes de produits agroalimentaires ont totalisé 16,9 milliards de dollars, et les importations de produits de la mer, 3 milliards de dollars. Les principaux fournisseurs de produits agroalimentaires et de produits de la mer de la Corée du Sud sont les États-Unis (29 % des importations totales de produits agroalimentaires), la Chine (12 %), l'Australie (10 %), le Brésil (9 %) et l'Ukraine (3 %). En 2005, la Corée du Sud était le cinquième marché d'exportation des produits agroalimentaires canadiens, mais s'est classée septième en 2009. La valeur des exportations agroalimentaires de l'Ukraine à destination de la Corée du Sud a en revanche connu une croissance étonnante, passant du 45e rang en 2005 au 5e en 2009. L'accession de l'Ukraine à l'OMC au début 2008, qui a ouvert la voie à un accès commercial accru et à une relance des exportations du pays, pourrait expliquer en partie cette croissance.

La Corée du Sud importe davantage (1,4 milliard de dollars en 2009) qu'elle n'exporte de produits de la mer en raison de la hausse de la demande intérieure et de la baisse de l'offre, et enregistre également de ce fait un déficit commercial dans le secteur. En 2009, la Chine (31 % des importations totales de poissons et fruits de mer), la Russie (17 %), le Vietnam (11 %), le Japon (7 %) et les États-Unis (4 %) comptaient parmi les principaux exportateurs de poissons et de fruits de mer à destination de la Corée du Sud. Le Canada représente la 12e source des importations de produits de la mer de la Corée du Sud. Il occupait la neuvième place en 2005.

En 2009, les exportations agroalimentaires de la Corée du Sud se chiffraient à près de 3,7 milliards de dollars et ses exportations de produits de la mer, à 1,5 milliard de dollars. Les principales destinations des exportations sud-coréennes de produits agroalimentaires étaient le Japon (28 % des exportations totales), la Chine (12 %), les États-Unis (11 %), la Russie (6 %) et Hong Kong (6 %). Le Japon (49 %), la Chine (10 %), la Thaïlande (8 %), les États-Unis (8 %) et la Nouvelle-Zélande (5 %) étaient les principales destinations des exportations sud-coréennes de produits de la mer.

Cinquième en 2005, la Corée du Sud était le douzième marché d'exportation des produits agroalimentaires canadiens en 2009. Le Canada enregistre cependant un fort excédent commercial de 347 milliards de dollars dans ses échanges agricoles avec la Corée du Sud, car ses exportations à destination de ce pays surpassent grandement ses importations qui en proviennent en ce qui concerne les produits agricoles. Du point de vue de la Corée du Sud, le Canada occupe le 7e rang parmi ses sources de produits agroalimentaires importés et le 17e pour ses exportations de produits agroalimentaires.

Cinq premières exportations agricoles du Canada à destination de la Corée du Sud (2009)
Coupes de porc congelées 59,3 millions $
Blé et méteil 51,8 millions $
Coupes de porc fraîches ou réfrigérées 21,6 millions $
Gras de bœuf, de mouton et de chèvre 26,5 millions $
Huile de colza et ses fractions 25,7 millions $

* base de données CATS

  • En 2009, les exportations canadiennes de produits agroalimentaires destinées à la Corée du Sud se sont établies à plus de 388,9 millions de dollars et se chiffraient déjà à 270,6 millions de dollars en mai 2010.
  • Les coupes de porc congelées dominaient les exportations, représentant 15,3 % des exportations totales de produits agroalimentaires vers la Corée du Sud, suivies du blé et du méteil (13,1 %), des coupes de porc fraîches ou réfrigérées (11,6 %), du gras de bœuf, de mouton et de chèvre (6,8 %) et de l'huile de colza et ses fractions (6,6 %).
  • Les exportations ont chuté en 2009, passant de 454,3 millions de dollars en 2008 à 388,9 millions de dollars; elles avaient toutefois connu une croissance de 16,4 % de 2007 à 2008.
  • Même si elles ont également diminué en 2009, les exportations de grains en vrac et de céréales se sont chiffrées à 58,2 millions de dollars, ce qui constitue une croissance globale de 101,7 % de 2007 à 2009. En mai 2010, la valeur de 2009 avait déjà été aisément dépassée, les exportations totalisant 132,6 millions de dollars.
  • Au nombre des catégories d'exportations en croissance et dont l'essor s'est maintenu même en 2009 figurent les produits céréaliers, le malt et l'amidon (croissance de 39,3 % en 2007-2009) et les préparations alimentaires diverses (41,4 %).
  • Le Canada est une importante source de blé, dont la Corée du Sud a importé 3,2 millions de tonnes en 2009. Les produits du blé comprennent le blé de meunerie et fourrager ainsi que la farine de blé. Le blé roux de printemps de l'Ouest canadien dominait les exportations canadiennes de blé en Corée du Sud.
  • En 2009, les exportations canadiennes de produits de la mer à destination de la Corée du Sud se chiffraient à 3,6 milliards de dollars, soit une augmentation notable par rapport à 2005 où elles s'étaient établies à 32,8 millions de dollars. Les principales exportations en 2009 comprenaient le crabe des neiges congelé (13,6 % des exportations de produits de la mer), le saumon d'élevage de l'Atlantique (12,1 %), le homard vivant (10,4 %), le homard congelé (7,5 %) et la crevette congelée (5,8 %).
Cinq premières importations agricoles du Canada en provenance de la Corée du Sud (2009)
Pâtes alimentaires 6,8 millions $
Hosties et produits similaires 3,7 millions $
Boissons non alcoolisées 3,2 millions $
Pâtes alimentaires non cuites 2,5 millions $
Sauces et préparations, condiments et assaisonnements 1,9 million $

* base de données CATS

  • En 2009, les importations canadiennes de produits agroalimentaires en provenance de la Corée du Sud ont totalisé 42 millions de dollars. Comptant pour 16,1 % des importations totales de produits agroalimentaires, les pâtes alimentaires dominaient les importations canadiennes en provenance de la Corée du Sud, suivies des hosties (8,9 %), des boissons non alcoolisées (7,5 %), des pâtes alimentaires non cuites (6 %) et des sauces, préparations et condiments et assaisonnements (4,6 %).
  • De 2005 à 2009, les importations de produits agroalimentaires ont augmenté de 8,1 % et ont même continué à croître en 2009 (7,2 %). En mai 2010, les importations de produits agroalimentaires de la Corée du Sud se chiffraient à 19,9 millions de dollars.
  • La Corée du Sud est la 43e source d'importations de produits agroalimentaires du Canada.

Le résumé statistique complet se trouve à l'adresse : www.ats-sea.agr.gc.ca/stats/da-do-fra.htm

Exportations canadiennes de produits en vrac, de produits intermédiaires et de produits de consommation à destination de la Corée du Sud

  • Les exportations de produits en vrac totalisaient 60,4 millions de dollars en 2009, avec le blé et le méteil en tête de file (85,7 % des exportations de produits en vrac) suivis du seigle (10,3 %), des graines de moutarde (2,1 %), des graines de lin (0,6 %) et du soja (0,5 %).
  • Comme l'illustre le tableau ci-dessous, les exportations de produits en vrac ont dominé la première moitié de 2010 et leur valeur avait déjà plus que doublé par rapport à 2009, vraisemblablement en raison de la hausse des exportations de blé et de méteil qui atteignaient 155 % de leur valeur de 2009 en mai 2010. Les produits en vrac ont constitué pour ainsi dire la totalité des exportations canadiennes et leur valeur est passée de 51,8 millions à 132,3 millions de dollars.
  • Les produits intermédiaires représentent de façon constante une part considérable des exportations du Canada en Corée du Sud; celles-ci se sont chiffrées à 151,7 millions de dollars en 2009. Au nombre des principales exportations figurent le gras de bœuf, de mouton et de chèvre (17,5 % des exportations totales de produits intermédiaires), l'huile de colza (16,9 %), les pelleteries brutes de visons (13,8 %), la farine de blé ou de méteil (11,9 %) et les peaux de bovins (11,5 %).
  • En règle générale, les produits de consommation sont le plus important type d'exportation canadienne vers la Corée du Sud et leur valeur s'est élevée à 176,7 millions de dollars en 2009 (45 % des exportations). Le Canada a exporté surtout des coupes de porc congelées (33,6 % des exportations totales de produits de consommation), des coupes de porc fraîches ou réfrigérées (25,6 %), des préparations alimentaires (9,3 %), des abats comestibles de porc congelés (9,2 %) et des pommes de terre préparées congelées ou en conserve (4,5 %). En date de mai 2010, les exportations de produits de consommation étaient relativement faibles, possiblement en raison de l'économie en reprise de la Corée du Sud par suite de la récession mondiale.
Exportations vers la Corée du Sud : La description de cette image suit.
Description

Exportations canadiennes de produits en vrac, intermédiaires et de consommation vers la Corée du Sud (Millions $): Vrac - 30.7(2007) 68.1(2008) 60.4(2009) 135.4(2010-mai), Intermédiaires - 179.3(2007) 191.3(2008) 151.7(2009) 71.3(2010-mai), Consonmmation - 180.2(2007) 194.9(2008) 176.7(2009) 64.0(2010-mai)


Économie

La Corée du Sud a connu une croissance économique marquée au cours des cinquante dernières années et est devenue un pays prospère et technologiquement avancé, caractérisé par une répartition relativement équitable de la richesse, une inflation modérée, un taux de chômage faible et un excédent exportable. Le pays se classe maintenant parmi les 15 plus grandes puissances économiques du monde. L'économie de la Corée du Sud a souffert de la crise financière asiatique de 1997 et 1998, puis a connu une remontée avec une croissance annuelle de 4 à 5 % avant d'être frappée à nouveau par le ralentissement économique mondial en 2008. Trois mesures de stimulation budgétaire ont néanmoins aidé au soutien de l'économie, qui a commencé à reprendre vers la fin 2009.

Le secteur manufacturier joue un rôle central dans l'économie, dont la croissance repose grandement sur les exportations du secteur. Le secteur a commencé à regagner du terrain à la fin 2009 lorsque la production manufacturière a connu une poussée. L'économie de la Corée du Sud étant étroitement intégrée à celles du Japon et de la Chine. Ces deux pays sont des partenaires commerciaux majeurs. Au nombre des principaux produits fabriqués en Corée du Sud figurent le matériel électronique, les automobiles, la machinerie et l'équipement, les produits chimiques et les produits métalliques, qui sont essentiellement destinés aux consommateurs de classe moyenne du monde entier. Ses ressources naturelles étant limitées, la Corée du Sud est fortement tributaire des importations de matières premières et de carburant.

La Corée du Sud est bien intégrée au système commercial mondial, et le commerce international est essentiel à sa prospérité économique. Elle s'est engagée à libéraliser et à déréglementer son économie; elle a récemment mis en œuvre les accords de libre-échange (ALE) avec le Chili, Singapour, l'ANASE, les États-Unis, l'Association européenne de libre-échange (AELE) et l'Union européenne. Elle est actuellement en pourparlers en vue de conclure des accords de libre-échange ou des accords similaires avec le Canada, le Japon, le Mexique, le Pérou, la Colombie, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Conseil de coopération du Golfe. En outre, la Corée du Sud compte participer à des ALE avec de multiples autres pays, y compris la Chine, la Russie, la Turquie, le MERCOSUR, Israël et l'Union douanière d'Afrique australe.

Produit intérieur brut (2009)
PIB 950,7 milliards $
Croissance du PIB (2009) 0,2 %, (2010) 3,6 %
PIB par habitant 19 498,49 $
PIB par habitant ($ à PPA) 29 351 $ US

Situation actuelle

  • L'agriculture contribue pour environ 3 % du PIB sud-coréen, comparativement à 40 % pour la fabrication et à 57 % pour les services.
  • Les principaux secteurs d'activité économique sud-coréenne sont l'électronique, les télécommunications, la construction automobile, les produits chimiques, la construction navale et l'acier.
  • Les principales exportations de la Corée du Sud sont la machinerie électrique, les navires et bateaux, les réacteurs et chaudières, les véhicules non ferroviaires, les instruments médicaux optiques, le combustible minéral, le pétrole, les matières plastiques, le fer et l'acier.
  • Au nombre des principaux produits importés par la Corée du Sud figurent le combustible minéral, le pétrole, la machinerie électrique, les réacteurs et chaudières, le fer et l'acier, les instruments médicaux optiques, les produits chimiques organiques, les minerais, scories et cendres et les matières plastiques.
  • Le PIB a crû de 0,2 % en 2009.
  • En 2009, l'inflation s'est fixée à 2,8 %.
  • Le chômage a été de 3,65 % en 2009.
  • En 2009, 1 $ CAN = 1114,34 won (KRW), monnaie officielle de la Corée du Sud. Le won a connu une dévaluation rapide au cours de la dernière crise financière mondiale, mais a rebondi en 2009 pour reprendre de la valeur.
  • La reprise de l'économie a commencé à se dessiner vers la fin de 2009, principalement grâce à la hausse des exportations combinée à la faiblesse des taux d'intérêt et à la politique budgétaire.

Prévisions

  • Le FMI estime une progression du PIB de 3,6 % en 2010. Selon la Banque mondiale, le PIB devrait croître de 3,7 %.
  • En raison de sa dépendance économique aux exportations, le redressement de l'économie de la Corée du Sud sera étroitement lié au rétablissement de la prospérité de ses principaux marchés d'exportations, comme la Chine, les États-Unis et le Japon. L'économie du pays devrait connaître une remontée au fur et à mesure que ces marchés reprennent.
  • Le vieillissement rapide de la population, le peu de souplesse du marché du travail et la trop grande dépendance aux exportations de produits manufacturés comptent parmi les enjeux qui devraient avoir une incidence sur l'économie dans le futur.
  • Au nombre des enjeux relatifs à la croissance économique du pays, la Corée du Sud peine également de plus en plus à attirer les investissements étrangers directs, car la Chine, le Japon et Taiwan monopolisent toujours une plus grande part de ces investissements.

Marché de la consommation

La Corée du Sud, où environ 82 % de la population vit en milieu urbain, est fortement urbanisée et densément peuplée et compte plus de 48 millions de consommateurs. Sa capitale, Séoul, est le centre économique et politique et une des grandes métropoles du monde. Près de la moitié de la population se concentre à Séoul, à Incheon ou dans la province de Gyeonggi. La forte population existante conjuguée à un taux de croissance continu de 0,5 % stimule de plus en plus la demande de produits alimentaires sur le marché sud-coréen.

Le marché de la consommation sud-coréen est très développé, et les produits alimentaires de type occidental sont de plus en plus prisés des consommateurs, à l'instar des cuisines chinoise et japonaise. Dans l'ensemble, les consommateurs recherchent des produits sains et pratiques, de qualité supérieure et à bas prix. Ils sont en outre de plus en plus soucieux de leur santé et accordent une grande importance à la salubrité des aliments. Les Sud-Coréens ont toujours été de grands consommateurs de riz, de poisson, de fruits et de légumes. Ces dernières années, ils ont commencé à incorporer plus de blé et de protéines à leur régime, et s'intéressent de plus en plus aux boissons et aux aliments sains ainsi qu'aux produits naturels.

Des modes de vie actifs, une plus grande richesse et l'évolution des caractéristiques démographiques, comme les ménages d'une personne, ont poussé la demande d'aliments transformés et de préparation rapide. La tendance se maintient également envers les aliments naturels et bons pour la santé. Les Sud-Coréens préparent de moins en moins de repas à la maison et achètent plutôt des plats sud-coréens prêts à consommer, comme le kimchi et le bulgogi, qui gagnent en popularité. La demande de produits surgelés (les légumes, par exemple), d'aliments prêt-à-servir et prêt-à-emporter, de préparations de sauce et de confiseries ne cesse de croître. Bien que le ralentissement de l'économie ait fait chuter la valeur des ventes des aliments emballés, la consommation grandissante de repas à la maison a eu un effet bénéfique. Les aliments emballés affronteront la concurrence du secteur de la restauration avec la relance de l'économie, mais l'urbanisation croissante devrait maintenir la demande pour les produits pratiques.

La demande sur le marché pour les produits de la mer a augmenté. En 2008, la consommation par habitant en Corée du Sud de poissons et fruits de mer était de 55,1 kg. Les restaurants de poissons et fruits de mer, qui utilisent généralement des produits importés et nationaux, gagnent également en popularité en raison des niveaux de vie plus élevés et de la sensibilisation grandissante aux questions de santé. Au même titre que d'autres produits canadiens, les poissons et fruits de mer sont considérés comme étant de grande qualité, mais légèrement plus chers que ceux d'autres concurrents internationaux.

Les Sud-Coréens se classent parmi les plus gros buveurs dans le monde et ce sont les femmes et les jeunes qui stimulent la croissance des boissons alcoolisées. La consommation de boissons fortement alcoolisées des Sud-Coréens diminue, mais celle de vin augmente, ce qui se traduit par une hausse des importations de vin. L'occidentalisation et les vertus qu'on attribue au vin pour la santé contribuent à stimuler la croissance. Cependant, la récession mondiale a poussé les consommateurs à troquer les produits milieu de gamme contre des boissons alcoolisées à prix abordables, comme la bière, qui ont stimulé la croissance en 2009. Malgré tout, les produits de première qualité ont poursuivi leur ascension et la demande devrait augmenter davantage avec la remontée de l'économie. Le succès des produits à prix abordable devrait toutefois se maintenir en 2010. Le vin de glace canadien connaît une popularité et a acquis une solide réputation en Corée du Sud, et le Canada est maintenant le premier exportateur au pays.

Les consommateurs sud-coréens préfèrent les produits naturels frais ainsi que les aliments santé, y compris les aliments santé fonctionnels et enrichis et les suppléments alimentaires. Le taux de croissance des aliments et des boissons de santé et de mieux-être a continué d'augmenter en 2009 malgré le ralentissement économique.

L'industrie de l'alimentation biologique enregistre une croissance rapide avec l'augmentation des ventes de fruits et de légumes biologiques. Les produits à la fois santé et pratiques, notamment les aliments emballés sains, sont appelés à occuper une place grandissante sur le marché. Les plus petites portions d'aliments emballés gagnent également en popularité.

Les Sud-Coréens privilégient les marques nationales et les produits bien connus.

En raison de leurs horaires plus chargés, les consommateurs demanderont à faire tous leurs achats sous un même toit et les gros détaillants devront probablement accroître la gamme des produits offerts. Les hypermarchés et les grandes chaînes de supermarchés aux heures d'ouverture prolongées gagnent en popularité auprès des consommateurs occupés qui travaillent de longues heures.

Les hypermarchés sont maintenant plus enclins à acheter des produits alimentaires importés pour leurs produits sous marque privée. L'occidentalisation grandissante aidant, les produits nord-américains de première nécessité, y compris le pain, les frites, les céréales, les biscuits, les pâtes et le vin, font maintenant partie de l'alimentation des Sud-Coréens.

Le volume des achats réalisés sur Internet ne cesse de croître et les ventes augmentent rapidement.

Un nombre grandissant de Sud-Coréens prennent leurs repas au restaurant, notamment leurs repas d'affaires. En 2008, les dépenses pour les repas au restaurant représentaient 48 % des dépenses totales pour les aliments et boissons. Les restaurants, le secteur des services d'alimentation et les fabricants de produits alimentaires font augmenter la demande pour la farine canadienne de haute qualité, supérieure à la farine locale. Les petits restaurants, les fabricants de pizzas et de nouilles ainsi que les boulangeries stimulent cette demande.

Le vieillissement rapide de la population a une incidence sur les tendances en matière de consommation. La population de plus de 50 ans demeurera un segment de marché important compte tenu de son revenu disponible élevé comparativement aux générations précédentes. On observe un recul de la demande de produits comme les aliments pour nourrissons, dont la consommation est plus importante dans les populations jeunes, tandis que ceux ciblant les consommateurs plus âgés, comme les aliments emballés et les produits de santé et de bien-être, devraient enregistrer une croissance.

Les Sud-Coréens accordent une grande importance à la salubrité des aliments, notamment à celle des importations, et considèrent en général les aliments importés comme de qualité inférieure aux produits nationaux. Les consommateurs ont tout de même une perception favorable des produits canadiens, et la notoriété de la marque est particulièrement élevée pour les produits naturels purs. Les exportateurs canadiens tirent un avantage concurrentiel d'une telle image positive. Le marketing et la promotion de l'image de marque qui associent les produits alimentaires à l'image favorable du Canada peuvent porter leurs fruits en Corée du Sud.

Débouchés

Le gouvernement du Canada a défini la Corée du Sud comme marché prioritaire de la Stratégie commerciale mondiale (SCM) et fait ressortir l'agriculture, les aliments et les boissons comme l'un des secteurs offrant des débouchés compatibles avec les capacités du Canada. La Corée du Sud constitue un marché d'importance pour les producteurs canadiens, car le pays occupe le 12e rang des acheteurs de produits agricoles et agroalimentaires du Canada.

Le Service des délégués commerciaux du Canada a attiré l'attention sur les produits canadiens suivants qui profitent de bons débouchés sur le marché sud-coréen : projets ayant trait aux animaux, porc, grain et farine de blé, farine de moutarde, céréales fourragères comme l'orge et ingrédients d'aliments pour animaux comme la betterave à sucre et le tourteau de canola, orge brassicole, malt, germes de soya, graines de lin, huile de canola, frites, suif pour usage industriel, graisses animales, foin, cuirs et peaux, fourrure, poisson et fruits de mer, préparations de lait écrémé et fromage mozzarella.

Le marché sud-coréen a enregistré une croissance considérable de la demande pour les produits de sirop d'érable canadien. Le sirop d'érable est certes bien connu sur le marché, mais d'autres types de produits de l'érable gagneraient à être plus présents.

Au nombre des autres produits canadiens représentant des débouchés figurent les céréales, y compris les céréales fourragères, et les semences, les cuirs, peaux et parties d'animaux, la viande et les sous-produits de viande, le matériel génétique de bovins laitiers, le matériel génétique de porc, la confiserie, le vin (vin de glace), l'eau embouteillée et les aliments santé et suppléments. Des débouchés notables existent d'une manière générale pour les produits santé et pratiques. Les craintes associées à l'influenza aviaire et à l'encéphalopathie spongiforme bovine ont eu pour effet de stimuler la consommation et les importations de porc des dernières années.

Selon Exportation et développement Canada, les produits alimentaires transformés offrent un débouché commercial en Corée du Sud. Leur exportation en 2008 s'est établie à 337,2 millions de dollars, et ils ont représenté un peu plus de 3 % de la part des importations de la Corée du Sud. Une croissance de 8,2 % du marché intérieur sud-coréen pour les aliments transformés était prévue pour 2009. L'agriculture, la chasse, les produits forestiers et les pêcheries, avec des exportations de 139,8 millions de dollars en 2008 représentant 3 % des importations de la Corée du Sud et une croissance prévue du marché intérieur de plus de 7 % pour 2009 et 2010, constituent également un débouché.


Concurrence

La Corée du Sud se procure ses importations de produits alimentaires auprès d'environ 30 pays. Les principaux concurrents du Canada sur le marché agroalimentaire sud-coréen sont les États-Unis, la Chine, le Japon, le Chili et l'Union européenne (tout particulièrement le Royaume-Uni et la France). Les États-Unis ont conclu un ALE avec la Corée du Sud (KORUS). Celui-ci n'a pas encore été ratifié, mais devrait accroître la compétitivité à mesure que les produits agroalimentaires américains obtiennent des parts du marché des produits nationaux et importés grâce à la réduction des obstacles à l'accès au marché.

En ce qui concerne le blé, le Canada doit soutenir la vive concurrence des États-Unis et de l'Australie, de la Chine et de l'Ukraine et en ce qui concerne le porc, des États-Unis, de l'Union européenne et du Chili. Sur le marché des produits de la mer, les deux principaux concurrents du Canada, le Chili et les États-Unis, bénéficient d'ALE avec la Corée du Sud. La Chine, le Vietnam, la Thaïlande, la Turquie, l'Indonésie, la Norvège et le Mexique comptent parmi les concurrents du marché sud-coréen de produits de la mer. La compétitivité du Canada pour les produits en vrac et intermédiaires, pour lesquels les acheteurs coréens sont assez attentifs aux prix, est tout particulièrement frappée par les avantages financiers que touchent également les concurrents du Canada.


Accès au marché

Le marché sud-coréen est bien développé et la concurrence y est très vive. Les entreprises canadiennes qui souhaitent y exercer des activités auront avantage à établir une forte présence dans le pays, par exemple en faisant affaire avec un agent sud-coréen ou en ouvrant un bureau en Corée du Sud. Elles doivent en outre étudier soigneusement le marché et adapter leurs produits aux préférences des consommateurs. Pour réussir sur ce marché, il convient de communiquer régulièrement avec ses partenaires commerciaux et ses clients et de s'engager à long terme.

La Corée du Sud favorise l'investissement et le commerce international et a éliminé la majorité des obstacles tarifaires et non tarifaires qu'elle opposait au commerce dans le cadre des engagements qu'elle a contractés à l'Organisation mondiale du commerce. Les Sud-Coréens conservent tout de même certaines réserves à l'égard du commerce international et de l'investissement direct, et l'accès au marché peut s'avérer ardu. Par le passé, le gouvernement limitait la participation des étrangers à l'économie sud-coréenne, mais de nombreuses restrictions ont été allégées à la suite de la crise financière de 1997. Certains obstacles au commerce et à l'investissement demeurent, dont la fréquence des changements apportés aux normes et réglementations relatives à l'alimentation et l'application erratique des lois et règlements. Les règlements sanitaires et phytosanitaires sont en outre détaillés et fermement mis en application, et les règlements régissant l'étiquetage peuvent être complexes.

Le Korea Customs Service (KCS – Service des douanes de la Corée du Sud), la Korean Food and Drug Administration (KFDA – Administration des aliments et des drogues de la Corée du Sud), le National Quarantine Office (Bureau national de quarantaine), le National Veterinary Research and Quarantine Office (NVRQS – Bureau national de quarantaine et de recherche vétérinaires) et le National Plant Quarantine Service (NPQS – Service national de phytoquarantaine) sont quelques-uns des organismes qui participent au processus de dédouanement des importations. Les produits agricoles sont souvent retenus quelque temps dans les ports, car beaucoup doivent être dédouanés par plusieurs de ces organismes.

L'infrastructure de communications et de transports de la Corée du Sud est bien développée. La distribution est efficiente dans l'ensemble, et est facilitée par la concentration de la population autour de Séoul. La Corée du Sud est également un grand centre de transport maritime : Busan, plus grand port de mer du pays, est le troisième port de mer en importance dans le monde. La Corée du Sud compte en outre trois grands aéroports. Le pays est doté d'une excellente infrastructure de communications qui permet aux consommateurs d'avoir accès à des services de téléphonie cellulaire et de services Internet.

Le personnel de l'ambassade du Canada à Séoul et du Service des délégués commerciaux du Canada peut venir en aide aux entreprises qui souhaitent investir en Corée du Sud ou y faire des affaires. Pour de plus amples renseignements, consulter le site Web du Service des délégués commerciaux du Canada, à l'adresse www.deleguescommerciaux.gc.ca.

La Corée du Sud et le Canada sont actuellement en pourparlers en vue de conclure un accord de libre-échange. Si un tel accord entrait en vigueur, l'accès au marché sud-coréen s'améliorerait et les obstacles au commerce seraient éliminés, ce qui générerait des occasions substantielles et un nouvel intérêt envers les produits agroalimentaires canadiens. Un tel accord favoriserait la compétitivité du Canada sur le marché, notamment compte tenu de l'ALE de la Corée du Sud avec les États-Unis, et une présence grandissante des accords avec d'autres pays.

La mise en œuvre d'un ALE pourrait considérablement améliorer les débouchés pour les produits canadiens, comme le bœuf, le porc, les céréales, les fruits, les légumes, les huiles végétales et les oléagineux ainsi que les produits prêts à consommer et les poissons et fruits de mer.

Un ALE contribuerait à éliminer les droits de douane imposés aux exportations agroalimentaires canadiennes, ce qui procurerait des avantages financiers. À l'heure actuelle, les droits de la Corée du Sud sur certains produits d'intérêt pour le Canada englobent le bœuf (droits de 18 à 72 %), le porc (de 18 à 30 %), l'orge brassicole (30 % sous contingent, 513 % hors contingent), l'huile de canola brute (8 %) et raffinée (10 %), le vin (15 %) et le rye (20 %).

La Corée applique des droits de douane allant de 5 à 30 % sur les importations de produits de la mer. Les poissons et fruits de mer peuvent être importés sans permis ni restriction de quota; aucun système de contingent tarifaire ne s'applique à l'importation du poisson et des fruits de mer.

Les produits qui sont aussi offerts sur le marché national font généralement l'objet de droits plus élevés. Les produits transformés et les marchandises en vrac dont ont besoin les fabricants sud-coréens sont assujettis à des droits moins élevés.

Les étiquettes apposées sur les produits importés doivent être rédigées en coréen, et la plupart des produits alimentaires doivent remplir les prescriptions d'étiquetage établies par la Food Safety Division (KFDA – Direction de la sécurité des aliments); les produits agricoles tels que les céréales, les produits de la mer et les fruits vendus en vrac en sont exemptés.

Les animaux vivants, les plantes et les produits carnés importés en Corée du Sud doivent être accompagnés de certificats sanitaires et phytosanitaires. L'Agence canadienne d'inspection des aliments délivre ces certificats avant l'exportation des produits.

La participation à des salons de l'alimentation constitue un excellent moyen d'étudier les débouchés offerts par un marché et de nouer des liens avec des importateurs, des agents, des grossistes, des distributeurs et d'autres acteurs de l'industrie des aliments et boissons.

Les détaillants se procurent d'ordinaire les produits alimentaires importés auprès d'importateurs ou de grossistes; quelques grands détaillants ont commencé à les importer directement.

Les entreprises canadiennes trouveront sur le site Web qui suit des ressources qui les aideront à établir une présence sur le marché sud-coréen www.canadainternational.gc.ca/korea-coree.

Pour de plus amples renseignements sur la réglementation sud-coréenne relative à l'importation de produits alimentaires et agricoles, consulter le FAIRS Country Report par le Foreign Agricultural Service de l'USDA.

Pour de plus amples renseignements sur les obstacles commerciaux qui entravent les exportations canadiennes de produits agroalimentaires à destination de la Corée du Sud, consulter la Base de données des obstacles au commerce pour la Corée du Sud du Rapport du Canada en matière d'accès aux marchés internationaux.

Conseils aux voyageurs d'affaires

  • Il est très important d'établir des relations et d'acquérir la confiance et une crédibilité. Les premières communications doivent idéalement se dérouler en personne.
  • Pour tenter d'obtenir des renseignements, par exemple d'un importateur, une bonne pratique consiste à poser les questions directement et à expliquer en quoi elles sont importantes.
  • Les gens d'affaires sud-coréens portent des vêtements moins décontractés que leurs homologues canadiens; les hommes se présentent généralement en complet et cravate.
  • Dans les situations professionnelles, lorsqu'ils rencontrent quelqu'un pour la première fois, les Sud-Coréens esquissent généralement une légère révérence suivie d'une poignée de main, souvent moins énergique qu'au Canada, et remettent une carte professionnelle. Les cartes professionnelles doivent être acceptées et offertes avec les deux mains. Il convient de jeter un coup d'œil aux cartes reçues avant de les mettre de côté.
  • Le statut est important dans le milieu de travail, et les Sud-Coréens s'adressent à leurs supérieurs avec respect et bienveillance. Ils emploient le nom, plutôt que le prénom, ou le titre et le nom (« M. Hong » ou « Président Hong »).
  • La distance personnelle en Corée du Sud est comparable à celle en Amérique du Nord; la Corée du Sud est toutefois beaucoup plus densément peuplée.
  • Les principales cartes de crédit sont acceptées dans la majorité des hôtels et des établissements touristiques. Les chèques de voyage peuvent être encaissés dans les banques à charte (« Eunhaeng » en coréen). Les guichets automatiques de certaines grandes banques acceptent les cartes de débit et de crédit de banques étrangères.
  • Il n'est pas nécessaire d'obtenir un visa d'affaires pour les séjours de moins de 30 jours.

Pour d'autres conseils aux voyageurs, consulter le site du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international consacré à la Corée du Sud, à l'adresse www.voyage.gc.ca.


Secteur et politique agricoles

Le secteur sud-coréen de l'agriculture contribue pour environ 3 % du PIB et emploie environ 7 % des travailleurs du pays. Il est dominé par les petites exploitations agricoles exploitées en propre. La superficie cultivable est limitée et la production alimentaire nationale ne cesse de diminuer du fait de l'urbanisation de la population et de la pénurie de main-d'œuvre agricole. La Corée du Sud doit recourir aux importations pour satisfaire à la demande de produits alimentaires de ses consommateurs : elle importe de grandes quantités de soja, de blé et de céréales fourragères destinées à l'alimentation de son cheptel et à l'industrie de la meunerie.

Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la production agricole brute en 2007 s'établissait à près de 6,7 milliards de dollars américains et la production alimentaire brute, à 6,6 milliards de dollars américains. En 2007, la production végétale brute se chiffrait à environ 4 milliards de dollars américains et celle de l'élevage, à 2,7 milliards de dollars américains. La production agricole de la Corée du Sud est constituée principalement de riz, de plantes racines, d'orge, de légumes, de fruits, de bovins, de porcs, de poulets, de lait et d'œufs. L'autofourniture dans la production fruitière est en déclin, mais la Corée du Sud demeure en général autosuffisante en légumes frais, et le maintien de l'autofourniture pour le riz constitue une priorité. La Corée du Sud est également un gros producteur de produits de la mer, mais sa production diminue, car le pays est en voie d'épuiser ses ressources halieutiques, les navires de pêche décroissent et les limites des zones économiques exclusives du Japon et de la Chine font toujours l'objet de discussions. *dollars américains obtenus à partir du dollar international du FAO en utilisant le taux de conversion à PPA implicite et les taux de change pour 2007.

La Corée du Sud protège bien son secteur agricole en lui fournissant une aide gouvernementale importante, en imposant des droits de douane élevés et des contingents d'importation et en ne prenant que des engagements d'accès minimum de façon à protéger ses producteurs de la concurrence étrangère. Les agriculteurs tirent une grande part de leurs revenus des subventions et des mesures commerciales protectionnistes. Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'aide aux producteurs compte pour 52 % de leurs revenus. Le niveau d'aide en Corée du Sud est l'un des plus élevés des pays de l'OCDE, dépassé uniquement en fait par l'Islande, la Suisse et la Norvège. Les groupes de consommateurs jouent un rôle important au pays et infléchissent fortement les politiques du gouvernement. Dans la foulée des divers scandales qui ont frappé l'industrie alimentaire, la Corée du Sud impose des règles strictes aux importations de produits alimentaires. Une nouvelle vague de fièvre aphteuse a néanmoins frappé le marché intérieur en 2010.

En 2007, l'industrie de la fabrication et de la transformation des aliments et des boissons de la Corée du Sud aurait généré 57 milliards de dollars américains en produits (transformateurs d'au moins cinq employés). La production locale est incapable de répondre aux besoins des intrants de l'industrie sud-coréenne de la fabrication et de la transformation, qui dépend des importations et qui est dominée par les petites entreprises. Le secteur est un grand consommateur de presque tous les types d'importations agricoles, y compris les matières premières, les ingrédients, les additifs et les produits intermédiaires.


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Bibliographie