Agroalimentaire
Rapport sur le passé, le présent et l'avenir
Malaisie

Février 2010

Le gouvernement du Canada a préparé le présent rapport en se fondant sur des sources d'information primaires et secondaires. Les lecteurs sont priés de noter que le gouvernement du Canada ne garantit pas l'exactitude de l'information contenue dans ce document et n'appuie pas nécessairement les organismes qui y sont mentionnés. Il appartient donc aux lecteurs de vérifier l'exactitude et la fiabilité des renseignements. Le présent rapport donne une vue d'ensemble du marché à ceux qui désirent connaître les débouchés dont ils peuvent tirer parti, mais il n'a pas pour objet d'offrir l'analyse approfondie dont un exportateur en particulier pourrait avoir besoin. Même si des efforts considérables ont été déployés pour présenter des données exactes, Agriculture et Agroalimentaire Canada n'assume aucune responsabilité quant à l'exactitude et à la fiabilité des renseignements fournis ni à l'égard de toute décision qui pourrait être prise en fonction de ces renseignements.

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Table des matières






Aperçu

La Malaisie, une des économies en développement les plus solides de l'Asie du Sud-Est, est devenue l'un des premiers producteurs mondiaux de produits électroniques et électriques. En trente ans à peine, cette économie essentiellement primaire s'est transformée en une économie à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Son robuste PIB a progressé pour s'élever à 236,2 milliards de dollars en 2008 mais, à cause de la crise économique mondiale, il est tombé à 207 milliards de dollars américains en 2009. Malgré cette baisse, le retour à une croissance économique saine est prévu pour 2010. Nation multiculturelle aux ethnies diverses, la Malaisie a réussi à réduire la pauvreté et l'inégalité sociale, à se remettre de ses récessions et à rester un pays solide et stable dont l'économie et la population sont en pleine expansion.

Après avoir obtenu son indépendance de la Grande-Bretagne en 1957, la Malaisie est devenue membre fondateur de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) qui n'allait pas tarder à inclure dix autres pays voisins. Sa situation stratégique au cœur de l'Asie du Sud-Est permet à la Malaisie d'être une porte d'entrée des marchés émergents de la région. Formée de treize États et de trois territoires fédéraux, la Malaisie a pour voisins le Brunei, l'Indonésie et la Thaïlande.

Le marché de la consommation subit plusieurs changements démographiques et culturels qui augmentent les débouchés pour les exportateurs canadiens de produits agroalimentaires. La croissance de l'urbanisation, l'amélioration de l'éducation et des revenus, le rythme de vie accéléré des consommateurs et le commerce de détail structuré modifient les tendances du marché des boissons et des aliments. Les exportateurs canadiens pourront tirer parti de débouchés plus nombreux sur les marchés malaisiens des aliments emballés et transformés, des fruits frais, des légumes frais et congelés, des jus de fruits, du vin ainsi que du poisson et des fruits de mer. L'intérêt accru des consommateurs pour des habitudes alimentaires et un mode de vie qui favorisent la santé crée une demande de boissons et d'aliments plus sains sur le marché. Le grand nombre de Musulmans et la croissance de l'industrie de la transformation d'aliments halal fournit également des occasions d'approvisionnement en matières premières.



Relations Canada-Malaisie

Le Canada est un des premiers pays à avoir reconnu l'indépendance de la Malaisie et à avoir établi avec elle des relations diplomatiques; il bénéficie donc de relations bilatérales politiques, économiques, sociales et culturelles constructives avec la Malaisie. Les deux pays sont membres de la Coopération économique de la Zone Asie-Pacifique (APEC), organisation avec laquelle le Canada a noué un partenariat solide dans les domaines du commerce et de l'investissement et dont la Malaisie est un membre actif. De plus, l'année 2007 a marqué le trentième anniversaire de l'accession du Canada au statut de partenaire de dialogue du Forum régional de l'ANASE. En 2005, le Canada a d'ailleurs tenu le premier Forum des gens d'affaires Canada-ANASE et la Réunion des hauts fonctionnaires chargés de l'économie dans le but d'élargir les possibilités d'affaires avec cette région où la stabilité politique, la croissance économique et la libéralisation des échanges ne cessent de s'améliorer. En fait, la Malaisie est le premier partenaire commercial du Canada au sein de l'ANASE : en 2008, 47,5 % des échanges bilatéraux entre le Canada et les pays de la région se sont faits avec la Malaisie. Les deux pays souscrivent à des objectifs et à des valeurs semblables et partagent les mêmes opinions sur des questions d'ordre international; ils collaborent aussi de près sous les auspices d'organisations internationales telles que le Commonwealth, les Nations Unies, le Conseil des droits de l'homme et l'Organisation mondiale du commerce (OMC). De plus, la Malaisie participe souvent à des missions de stabilisation et de maintien de la paix dans des pays étrangers.

Principalement régis par les accords de l'OMC, de l'APEC et de la ZLEA (Zone de libre-échange de l'ANASE), les échanges commerciaux et les investissements entre la Malaisie et le Canada ne cessent de s'accroître. Solide marché émergent dans le Sud-Est asiatique, la Malaisie attire les investissements canadiens. Les investissements directs à l'étranger (IDE) du Canada en Malaisie se sont chiffrés à plus de 1,1 milliard de dollars en 2008, une croissance marquée par rapport aux 505 millions de dollars investis en 2000. Les IDE de la Malaisie au Canada étaient évalués à 68 millions de dollars en 2008. La même année, d'un point de vue régional, les IDE du Canada dans les pays de l'APEC se sont élevés à 353,7 milliards de dollars, tandis que les IDE de l'APEC au Canada ont totalisé 315,4 millions de dollars. La relation entre le Canada et la Malaisie est également nourrie par le tourisme, l'immigration et les échanges dans le domaine de l'éducation, comme en témoignent les 70 000 Malaisiens et plus qui sont diplômés d'établissements d'enseignement canadiens.


Commerce bilatéral Canada-Malaisie
Commerce total Malaisie (2008) 378,1 G$
Exportations 211,7 G$
Importations 166,4 G$
Balance commerciale 45,3 G$
Commerce Canada-Malaisie (2008) 3,7 G$
Exportations 0,8 G$
Importations 2,9 G$
Balance commerciale (2,1 G$)
Commerce agricole Canada-Malaisie (2009) 247,4 M$
Exportations 114,4 M$
Importations 133,0 M$
Balance commerciale (11,4 M$)
  • Le Canada est le 23e marché d'exportation de la Malaisie et sa 26e source d'importations.
  • La Malaisie est un des plus grands exportateurs mondiaux de dispositifs à semi-conducteurs, de produits électriques et de technologies de l'information et des communications.
  • La Malaisie est le 29e marché d'exportation du Canada et sa 15e source d'importations.
  • En 2008, les exportations canadiennes en Malaisie représentaient 0,2 % de ses exportations totales.
  • Le commerce bilatéral Canada-Malaisie a atteint 3,7 milliards de dollars en 2008, par rapport à 3,5 milliards de dollars en 2006.
  • La Malaisie exporte au Canada plus du double de ce que le Canada exporte en Malaisie, mais la hausse des échanges bilatéraux entre les deux pays est attribuable à une augmentation des exportations canadiennes en Malaisie (60,5 %) et à une diminution des exportations malaisiennes au Canada (0,5 %).
  • En 2008, les exportations canadiennes à destination de la Malaisie comprenaient principalement les engrais (28,1 % des exportations totales), les céréales (14,1 %), les machines électriques (7,8 %), les machines, réacteurs et chaudières (7,3 %) et les graines et semences diverses (7 %).
  • En 2008, les principales importations canadiennes en provenance de la Malaisie étaient les machines électriques (47,2 % des exportations totales), les machines, réacteurs et chaudières (28,6 %), le caoutchouc (4,3 %), le mobilier et la literie (3,9 %) ainsi que les graisses et huiles (3,5 %).


Commerce agricole

Alors qu'elles se chiffraient à 7,4 milliards de dollars en 2006, les exportations malaisiennes de produits agroalimentaires en provenance de tous les pays ont atteint 11,7 milliards de dollars en 2008 (Global Trade Atlas), ce qui représente une croissance de 57,2 % au cours des trois dernières années. Malgré un vigoureux commerce d'exportation de produits agroalimentaires, la Malaisie demeure un importateur net de produits alimentaires. Au cours des dernières années, les importations malaisiennes d'aliments ont crû, en moyenne, de 20 % par année; on s'attend à ce que cette tendance se maintienne au cours des cinq prochaines années. La Malaisie est également un importateur net de poisson et de fruits de mer.

L'industrie malaisienne de la transformation des aliments croît rapidement. Les aliments transformés sont exportés dans 80 pays et représentent le deux tiers de l'ensemble des exportations d'aliments de la Malaisie. L'expansion de cette industrie a eu pour effet d'augmenter les importations de produits en vrac, en particulier le soja, les oléagineux, les grains (surtout le blé) et le tabac. La demande d'aromatisants alimentaires est elle aussi à la hausse. Ainsi, des produits comme les assaisonnements, les saveurs, les édulcorants et les additifs à base d'huile de palme offrent de bonnes perspectives aux exportateurs canadiens qui veulent cibler le secteur des ingrédients alimentaires.

Principales importations malaisiennes de produits agroalimentaires en 2008 :

  • Céréales (17,4 % des importations agroalimentaires totales)
  • Graisses et huiles animales et végétales (14,3 %)
  • Cacao et préparations à base de cacao (11,7 %)
  • Produits laitiers, œufs d'oiseaux et miel naturel (6,9 %)
  • Résidus et déchets (6,4 %)

Importations agroalimentaires ayant affiché une croissance marquée entre 2007 et 2008 :

  • Coton cardé ou peigné (augmentation de 738 %)
  • Lactose, gommes, résines et autres sucs végétaux (537 %)
  • Peaux brutes de bovins ou d'équidés (114 %)
  • Agents d'apprêt ou de finissage (113 %)
  • Graisses et huiles animales ou végétales (73 %)

Même si elles ont diminué entre 2003 et 2005, les exportations canadiennes de produits agroalimentaires à destination de la Malaisie ont affiché une formidable hausse de 199 % en 2006 et ont totalisé 129,6 millions de dollars, par rapport à 65,1 millions en 2005. Bien qu'elles aient par la suite légèrement diminué de 11,8 % par rapport à 2006, elles sont restées assez élevées et ont atteint 114,4 millions de dollars en 2009. Les importations malaisiennes de produits agroalimentaires en provenance du Canada représentent environ 1,9 % des importations agroalimentaires totales de la Malaisie. Le Canada est donc la 12e source d'importation de produits agroalimentaires de la Malaisie.


Les cinq principales exportations agricoles du Canada à destination de la Malaisie (2009)
Soja 56,7 M$
Blé 34,8 M$
Pommes de terre préparées ou en conserve 4,5 M$
Huile brute de canola ou de colza 4,2 M$
Crème glacée 2,6 M$
  • Les échanges agricoles entre le Canada et la Malaisie représentent environ 7 %, soit 247,4 millions de dollars, du commerce total entre les deux pays.
  • En 2009, le soja a remplacé le blé au premier rang des importations canadiennes destinées à la Malaisie, représentant quelque 50 % de la totalité des exportations agroalimentaires à destination de ce pays. Le blé s'est classé au deuxième rang et a contribué pour 30,4 % des exportations totales, suivi des pommes de terre préparées ou en conserve (3,9 %), de l'huile de canola ou colza brute (3,7 %) et de la crème glacée (2,2 %).
  • De ces cinq produits, ce sont les exportations de pommes de terres préparées ou en conserve qui ont augmenté le plus en 2009, soit de 29,6 %. Les exportations de crème glacée ont, quant à elles, augmenté de 6,8 %.
  • Les préparations de légumes, fruits et noix ont affiché la meilleure croissance, soit 31,2 %, de toutes les catégories de produits agroalimentaires exportés du Canada en Malaisie et ont atteint 4,7 millions de dollars. Viennent ensuite les exportations de viandes et d'abats comestibles qui ont crû de 51,1 % pour se chiffrer à 3,4 millions de dollars, et les exportations de résidus et de déchets de l'industrie des aliments, qui ont augmenté de 48,4 % pour s'élever à environ 0,9 million de dollars.
  • Les autres catégories qui ont affiché une croissance assez marquée sont les suivantes : produits céréaliers, malt et amidons; produits laitiers, œufs et miel; café, thé, maté et épices.
  • En 2009, les principales importations canadiennes de produits agroalimentaires malaisiens étaient les suivantes : huile de palme (41,7 % des importations agroalimentaires totales, soit 55,5 millions de dollars); graisses et huiles végétales (16,8 % ou 22,3 millions de dollars); beurre, graisse et huile de cacao (9,0 % ou 12 millions de dollars); huiles de palmiste ou de babassu (7,4 % ou 9,8 millions de dollars); mélanges ou préparations alimentaires de graisses ou d'huiles animales ou végétales (6,5 % ou 8,7 millions de dollars).

Un résumé statistique complet se trouve à l'adresse www5.agr.gc.ca/fra/?id=1410072148245

Exportations de produits en vrac, intermédiaires et de consommation, Canada-Malaisie :

En 2009, les exportations de produits agroalimentaires en vrac ont diminué pour atteindre 91,7 millions de dollars, par rapport à 175,8 millions de dollars en 2008. Toutefois, les produits en vrac représentent toujours la plus grande portion des exportations canadiennes de produits agroalimentaires en Malaisie. Les exportations de grains en vrac et de céréales (38,5 % des exportations de produits en vrac) et d'oléagineux, de graines de semence et de fourrage (61,9 %) – les produits les plus exportés habituellement – ont diminué en 2009. Ce sont les grains en vrac et les céréales qui ont affiché la plus grande baisse, passant de 117,5 millions de dollars en 2008 à 35 millions de dollars en 2009. Cependant, les exportations de café, thé, maté et épices, nulles en 2008, ont atteint 28 699 $, alors que les exportations de sucres ont légèrement diminué pour se chiffrer à 4 486 $.

Bien que les exportations canadiennes de produits agroalimentaires intermédiaires soient habituellement la deuxième catégorie d'exportations à destination de la Malaisie, ce sont plutôt les exportations de produits agroalimentaires de consommation qui se sont classées deuxièmes en 2009. En 2008, les exportations de produits agroalimentaires intermédiaires ont plus que doublé pour atteindre 46,6 millions de dollars, mais elles ont chuté à 6,7 millions de dollars en 2009. Les produits intermédiaires les plus exportés en 2009 comprennent les graisses et huiles animales ou végétales (69 % des exportations de produits intermédiaires), les légumes, racines et tubercules comestibles (14,5 %) et les gommes, résines et autres sucs végétaux (3,8 %). Cependant, les produits qui ont affiché la plus forte croissance en 2009 sont entre autres les suivants : grains; oléagineux et graines de semence; gommes, résines et autres sucs végétaux; produits d'origine animale.

Les exportations de produits de consommation, au deuxième rang des exportations de produits agroalimentaires en 2009, ont atteint 16 millions de dollars. Bien qu'elles aient affiché une légère baisse depuis 2008, les exportations de produits de consommation ont fait un bond remarquable de 59,2 % depuis 2006. Les produits de consommation les plus exportés étaient les préparations de légumes, de fruits et de noix (29,3 %), les préparations alimentaires diverses (27,5 %) et les viandes et abats comestibles (21,5 %). Les exportations de produits de consommation ayant affiché la plus grande croissance en 2009 incluent les produits suivants : produits laitiers, œufs et miel; fruits et noix; café, thé, maté et épices.

Pour ce qui est des importations canadiennes de produits en vrac, intermédiaires et de consommation en provenance de la Malaisie, les importations de produits intermédiaires sont de loin la catégorie la plus importante; elles se sont élevées à 114,8 millions de dollars en 2009 et augmentent régulièrement depuis 2006. Les importations de produits de consommation, évaluées à 18 millions de dollars, se classent au deuxième rang, alors que les importations de produits en vrac se classent en dernier et se chiffrent à près de 0,3 million de dollars.

Exportations: La description de cette image suit.
Description

Exportations canadiennes de produits en vrac, intermédiaires et de consommation à destination de la Malaisie : Vrac - 98,500,502(2006) 95,702,085(2007) 175,763,994(2008) 91,736,419(2009) - Intermédiaires - 21,143,841(2006) 17,828,709(2007) 46,560,731(2008) 6,696,785(2009) - Consommation - 10,057,667(2006) 16,094,426(2007) 17,053,318(2008) 16,014,311(2009)



Économie

La Malaisie, autrefois une économie axée sur la production de matières premières, s'est transformée en une économie multisectorielle axée sur les services et la fabrication, et sa classe moyenne a pris beaucoup d'ampleur au cours des trente dernières années. Sa solide infrastructure, son administration publique efficiente et sa main-d'œuvre instruite assurent à la Malaisie des entrées de capitaux et des succès économiques continus. Son PIB a augmenté, en moyenne, de 6,5 % par année entre 1957 et 2005, la croissance la plus marquée ayant eu lieu entre le début des années 1980 et le milieu des années 1990. Des IDE élevés ont stimulé davantage la modernisation et la croissance de l'économie malaisienne, qui a fait d'importants progrès au cours des dernières années grâce à une forte consommation privée, à la reprise d'investissements privés et à une importante réduction du déficit. Toutefois, lors de la crise financière de 1997-1998, la Malaisie a subi une forte récession. Elle s'est également heurtée à des difficultés lors de l'éclatement de la bulle point-com en 2001.

Bien que la récession mondiale de 2007-2008 ait eu des répercussions sur la croissance économique de la Malaisie et que cette dernière soit entrée en récession en 2009 (croissance de -2,8 % en 2009), il s'agit de son premier repli depuis dix ans. La Malaisie est un pays tributaire des exportations. Ainsi, la baisse de la demande mondiale a affecté l'industrie malaisienne de la fabrication et ses exportations. Le gouvernement tente de faire augmenter la demande intérieure pour atténuer la dépendance à l'égard des exportations. Quant au système financier de la Malaisie, il a plutôt bien survécu à la crise financière. À la fin de l'année 2009, la Malaisie sortait de la récession; une reprise est prévue pour 2010 grâce à une croissance modérément élevée. Les exportations malaisiennes de pétrole et de gaz ont été avantagées par la hausse mondiale des prix de l'énergie. La demande intérieure qui commence à augmenter fait croître la production et les exportations industrielles. Le ringgit, monnaie de la Malaisie, a connu une remarquable appréciation de 6 % chaque année entre 2006 et 2008, c'est-à-dire depuis qu'il a été désarrimé du dollar américain en 2005. Cette appréciation a permis à la Malaisie de conserver des prix avantageux à l'importation.

Selon le Groupe de la Banque mondiale, pour acquérir le statut de nation développée, la Malaisie doit spécialiser son économie davantage, améliorer les compétences de sa main-d'œuvre, favoriser une croissance qui profite à tous et renforcer ses finances publiques. Le passage de pays à revenu moyen-supérieur à pays à revenu élevé sera un autre enjeu majeur pour la Malaisie. Si elle réussit cette transition, la Malaisie pourrait devenir un marché de consommation très prometteur.

Depuis 1991, le gouvernement malaisien œuvre à l'élaboration de Vision 2020, un vaste plan qui lui permettra d'obtenir le statut d'économie développée d'ici 2020. Au moyen de programmes quinquennaux, le plan prévoit des mesures de privatisation ainsi que des mesures de stimulation de l'IDE en vue d'intensifier l'industrialisation et le développement. Ses principales sources d'IDE sont les États-Unis, la Chine et le Japon, et l'investissement étranger est en grande partie concentré dans les secteurs de la fabrication et des services. La Malaisie est néanmoins en concurrence avec d'autres marchés émergents de la région, notamment la Chine, pour l'investissement étranger. Afin de permettre à son pays de monter dans la chaîne de production à valeur ajoutée, le gouvernement malaisien attire les investisseurs en mettant surtout à contribution la haute technologie, la technologie médicale et les industries pharmaceutiques.

Le gouvernement a également augmenté ses dépenses en matière de projets de développement, en particulier dans les régions rurales, afin de réduire les inégalités de revenus entre la population urbaine et rurale. Il affecte beaucoup d'argent à la création d'une nouvelle région métropolitaine à Iskandar, dans la partie sud du pays. Cette région comptera trois millions d'habitants et sera située à seulement une demi-heure du quartier des affaires de Singapour. En 2009, elle a bénéficié d'une des plus grandes mesures de relance budgétaire du gouvernement. Toutefois, on s'attend à ce que le gouvernement malaisien ralentisse sa consommation pour atteindre ses objectifs financiers, consommation qui devrait par contre poursuivre sa croissance dans l'avenir.


Produit intérieur brut (2009)
PIB 207 milliards (est.)
Croissance du PIB (2008) (2009) (2010)
4,6 % -2,8 % 3,5 %
PIB par habitant 8 654 $
PIB par habitant (PPA) 18 614 $* (est.)

*Taux de change nominal de la Banque du Canada : 31 décembre 2008

Situation actuelle

  • En 2009, le PIB a régressé d'environ 2,8 % selon les estimations.
  • Le PIB (PPA) était évalué à 471,7 milliards de dollars* en 2008, le 31e PIB du monde.
  • En 2008, le déficit financier était de 3,1 % du PIB. Il devrait atteindre 7,6 % en 2009, en raison des vastes mesures de relance budgétaire.
  • La croissance de la consommation publique était de 3,7 % en 2009.
  • L'appréciation du ringgit en 2007 a fait augmenter l'inflation à 6 % en 2008, par rapport à 2 % en 2007. En 2009, le taux d'inflation est descendu à 3,7 %.
  • La croissance du crédit s'est atténuée en 2009, mais dépasse toujours celle du PIB.
  • La consommation privée a atteint 338,7 milliards de dollars* .
  • En 2008, les secteurs des services et de l'industrie représentaient respectivement 46,3 % et 43,7 % du PIB, alors que l'agriculture représentait 10,1 %.
  • Le secteur des services a connu un ralentissement rapide.
  • La production manufacturière a baissé au premier trimestre de 2009 et a légèrement augmenté au deuxième trimestre, mais elle demeure inférieure aux niveaux atteints en 2008. Bien que la production axée sur le marché intérieur se maintient, la production axée sur les exportations reste faible.
  • La production agricole a augmenté d'environ 4 % par année.
  • Les principales ressources de la Malaisie comprennent le pétrole et le gaz naturel. Bien qu'elle ait des réserves prouvées de pétrole de 5,5 millions de barils, la Malaisie pourrait un jour devenir un importateur net de pétrole. Toutefois, elle augmente sa production de gaz naturel, dont elle possède des réserves de 84,3 milliards de pieds cubes.
  • Le taux de chômage est de 3,3 %, une légère hausse par rapport au taux de 3,2 % enregistré en 2007. La Malaisie se classe au 38e rang des pays ayant les taux de chômage les plus bas du monde.
  • La main-d'œuvre est de 11,09 millions de personnes, dont 51 % travaillent dans le secteur des services et 36 %, dans celui de l'industrie.
  • En 2009, les exportations de biens et de services ont diminué de 11,2 %, et les importations, de 13,3 %.

*Taux de change nominal de la Banque du Canada : 31 décembre 2008.

Prévisions

  • Une faible reprise économique est prévue pour 2010. Le PIB devrait croître de 3,5 % en 2010 et de 3,9 % en 2011.
  • Une meilleure croissance économique mondiale et l'augmentation de la demande des marchés étrangers devraient favoriser les exportations malaisiennes.
  • Une reprise des exportations de biens et de services est prévue; elles devraient croître de 4,8 % en 2010 et de 6,2 % en 2011.
  • Les importations de biens et de services devraient aussi reprendre et augmenter de 10,1 % en 2010, puis de 7,0 % en 2011.
  • Le secteur des services devrait rester le secteur le plus important et le plus dynamique de la Malaisie, alors que le secteur industriel ne suivra pas la croissance économique générale.
  • La croissance de la consommation privée devrait passer de 0,8 % en 2009 à 4,3 % en 2010 et à 5,2 % en 2011.
  • La croissance de la consommation publique devrait augmenter de 3,1 % en 2010 et de 2 % en 2011.
  • Son statut de membre de l'APEC et de l'ANASE et la signature d'un plus grand nombre d'accords commerciaux bilatéraux devraient assurer à la Malaisie une croissance économique soutenue.


Marché de consommation

La Malaisie, une des principales économies en développement de la région, se révélera probablement comme un des chefs de file du développement et de la commercialisation des produits en Asie du Sud-Est au cours de la prochaine décennie. Le PIB par habitant est de 6 000 $ et le revenu disponible est à la hausse, 61 % de la population tirant un revenu moyen supérieur. Toutefois, selon des estimations, environ 5,1 % de la population de la Malaisie vivrait sous le seuil de la pauvreté. Les habitants d'origine malaise représentent environ la moitié de la population du pays, mais contribuent seulement pour 19 % à l'économie de la Malaisie. Des mesures sont prises pour réduire la pauvreté, et les niveaux d'instruction s'accroissent.

La population de la Malaisie, qui compte quelque 27,3 millions de personnes, s'accroît à un rythme de 2 % et comprend 6,2 millions de ménages. La population de la Malaisie est relativement jeune, mais elle vieillit néanmoins. En 2015, 18 % de la population totale devrait être âgée de plus de 50 ans et l'âge médian devrait être de 26,5 ans. Cela dit, les importants segments de jeunes consommateurs ne disparaîtront pas pour autant. Les habitants âgés de moins de 30 ans devraient représenter plus de la moitié de la population totale en 2015; les consommateurs dans la trentaine forment également un segment cible considérable, qui représentera environ 14 % de la population en 2015. Les jeunes influencent fortement les goûts et les tendances des consommateurs. Principaux consommateurs des aliments préparés à l'occidentale, ce sont eux qui stimulent la demande de repas-minute, d'aliments emballés et prêts-à-servir et de repas dans les restaurants de type européen. À mesure que ces consommateurs transmettront leurs goûts à leurs enfants, la Malaisie sera un marché de plus en plus prometteur. De même, comme les ménages choisissent d'avoir moins d'enfants, la demande d'aliments de qualité pour nourrissons et la fréquence des repas pris à l'extérieur augmenteront.

Les ménages d'une personne, dont le nombre s'élevait à plus de 470 000 en 2007, ont connu la plus forte hausse de tous les types de ménage et leur nombre devrait augmenter d'encore 16 % d'ici 2015. Cette augmentation est attribuable au fait que les jeunes attendent plus longtemps avant de se marier et d'avoir des enfants, à la hausse du revenu disponible et à la migration vers les régions urbaines, où ces types de ménage sont mieux acceptés et plus courants. Le mode de vie très actif et axé sur la carrière favorise la prise de repas à l'extérieur et le marché des aliments prêts-à-servir et des aliments qui requièrent peu de préparation.

La hausse du nombre de jeunes et de ménages d'une personne a intensifié la demande d'aliments à consommer à l'extérieur, et les goûts et les tendances des consommateurs malaisiens sont en pleine évolution. L'accélération du mode de vie a favorisé la popularité des aliments prêts-à-servir, tels que les aliments de collation, les aliments préemballés et les mets à emporter. Un intérêt accru pour la santé et le mieux-être a stimulé la demande d'aliments santé, de produits biologiques et allégés, d'aliments naturels et d'aliments frais peu transformés. Les aliments santé en demande comprennent les produits peu caloriques, enrichis en fibres ou en substances nutritives, les produits à base d'herbes officinales et les jus de fruits. Les dépenses consacrées aux produits perçus comme moins bons pour la santé, par exemple le sucre et les confiseries, devraient diminuer. Le fait que de plus en plus de consommateurs malaisiens sont exposés aux régimes alimentaires à l'occidentale, lors de voyages ou de séjours d'études à l'étranger, contribue d'autant plus à faire évoluer leurs préférences alimentaires et à faire hausser la demande d'aliments occidentaux sur le marché intérieur.

En Malaisie, les activités culturelles et sociales sont grandement articulées autour de l'alimentation. La cuisine malaisienne est aventureuse, innovante et réceptive aux saveurs étrangères. Ainsi les plats internationaux gagnent en popularité et la demande de spécialités occidentalisées continue de croître. Dans l'avenir, le régime alimentaire malaisien devrait évoluer et ressembler à celui des consommateurs des pays plus développés d'Asie, comme le Japon et Taïwan. Le régime alimentaire typique des Malaisiens est constitué du déjeuner, d'un repas du midi, du thé, du dîner et d'un souper tardif, ou encore de petits repas pris tout au long de la journée. Les déjeuners et les dîners, principaux repas de la journée, consistent habituellement en un plat de riz, en plats de légumes et en plats de viande ou de poisson, préparés à la façon de l'une ou l'autre des nombreuses religions ou ethnies. Les consommateurs âgés préparent généralement des plats traditionnels accompagnés de riz à l'orientale, tandis que les jeunes consommateurs cuisinent une plus grande diversité d'aliments faciles et simples à préparer, comme les pâtes alimentaires, la soupe et le riz frit.

Il ne faut pas oublier que la Malaisie est une société multiraciale et multiculturelle composée de nombreuses ethnies et communautés religieuses; par conséquent, des goûts et des tendances diverses y cohabitent et le marché offre une grande variété de choix en matière alimentaire. Les principaux groupes ethniques sont les Malais, qui composent 53,3 % de la population et qui sont à prédominance musulmane, les Chinois d'origine, qui représentent 26,0 % de la population et qui sont de religion bouddhiste ou chrétienne, les habitants d'origine autochtone, qui composent 11,8 % de la population, et les Indiens d'origine, qui constituent 7,7 % de la population et qui pratiquent essentiellement l'hindouisme. Les religions les plus répandues en Malaisie sont l'islam (60,4 %), le bouddhisme (19,2 %), le christianisme (9,1 %), l'hindouisme (6,3 %), le confucianisme, le taoïsme et autres religions traditionnelles chinoises (2,6 %), et les autres religions ou l'athéisme (2,4 %). Les minorités indienne et chinoise de la Malaisie cohabitent harmonieusement avec les autres habitants du pays, bien qu'il y ait peu d'interaction entre les communautés.

Les principes religieux tiennent une très grande part dans l'alimentation en Malaisie. L'importante population musulmane ne consomme que de la viande dite halal (préparée conformément à la loi islamique) et ne consomme pas de porc ni de boissons alcoolisées. Le poulet halal est donc assez prisé. La certification halal, qui tient de plus en plus lieu de référence en matière de qualité, d'hygiène et de salubrité des aliments, confère une valeur ajoutée aux produits alimentaires. Nombre de bouddhistes et d'hindous ne consomment pas de bœuf, et les Malaisiens d'origine indienne sont généralement végétariens. Ceux d'origine chinoise consomment du porc, des ingrédients d'origine végétale et des sautés, tandis que la communauté de Malais préfère le bœuf et les épices fortes.

La majorité des Malaisiens font leurs emplettes une fois par semaine ou aux deux semaines. L'industrie de la vente au détail en Malaisie est en pleine évolution et le marché compte désormais des commerces de détail organisés. Le nombre de supermarchés et d'hypermarchés offrant une vaste gamme de produits étant à la hausse, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à y faire leurs emplettes. Dans les régions urbaines, ces commerces sont le principal lieu d'approvisionnement de 45 % à 60 % des ménages. Les supermarchés qui ouvrent partout en Malaisie augmentent les débouchés pour les exportateurs canadiens d'aliments préemballés et transformés, particulièrement d'aliments réfrigérés et surgelés. Toutefois, les marchés publics traditionnels et les marchés matinaux sont encore très fréquentés pour l'achat des fruits et légumes frais, car les aliments y sont moins chers et perçus comme plus frais. La fraîcheur est particulièrement valorisée dans le cas des légumes, du poisson et de la volaille.


Dépenses consacrées aux aliments et aux boissons

  • Les achats d'aliments et de boissons non alcoolisées ont représenté environ 14,6 % des dépenses de consommation totales des Malaisiens en 2007, et les dépenses alimentaires par personne ont totalisé 395 dollars*. *Taux de change nominal de la Banque du Canada : 31 décembre 2008
  • Selon les estimations, les ventes au détail d'aliments et de boissons se chiffraient à 11,5 milliards de dollars* en 2009, et 24 % du revenu des ménages était consacré à l'achat d'aliments au détail. *Taux de change nominal de la Banque du Canada : 31 décembre 2009
  • Le revenu disponible étant à la hausse, le montant d'argent dépensé pour l'achat d'aliments et de boissons non alcoolisées devrait augmenter de 14,5 % entre 2007 et 2015.
  • Les dépenses de consommation consacrées aux aliments seulement ont augmenté de 17,3 % de 1995 à 2007, en partie par suite de la hausse des dépenses pour la viande, le poisson et les fruits de mer.
  • Les dépenses affectées aux produits de ces dernières catégories ont grimpé considérablement entre 1995 et 2007, soit de 47,7 %, tandis que les dépenses pour le pain et les produits céréaliers ont diminué de 29,4 %.

Marchés et aires de distribution

  • La Malaisie bénéficie d'un site géographique unique et est constituée de deux masses terrestres distinctes : la Malaisie occidentale ou péninsulaire (comprenant 11 États et bordée par la Thaïlande et Singapour), et la Malaisie orientale, qui comprend le tiers septentrional de l'île de Bornéo et qui est limitée par l'Indonésie et le Bandar Seri Begawan (Brunei).
  • Environ 20 millions de personnes vivent en Malaisie occidentale ou péninsulaire et 7 millions habitent la Malaisie orientale.
  • Kuala Lumpur, située en Malaisie péninsulaire, est la capitale du pays. Les autres villes comprennent Penang, Ipoh, Malacca, Johor Baru, Shah Alam, Klang, Kuching, Kota Kinabalu, Kota Baru, Kuala Terengganu, Miri et Petaling Jaya.
  • Le marché de consommation de la Malaisie est relativement urbanisé : 70 % de la population totale habite en milieu urbain. Le taux d'urbanisation de 2005 à 2010 a été estimé à 3 % par année.
  • La population des villes secondaires et tertiaires devrait augmenter considérablement au cours des prochaines années, ce qui permettra aux détaillants et aux réseaux de distribution structurés d'étendre leurs activités aux régions rurales. Dans l'avenir, les habitants de villes comme Alor Setar, Kota Bahru et Kuantan auront accès à des produits qui étaient auparavant uniquement offerts dans les centres urbains importants.
  • Les consommateurs en milieu urbain ont un profil démographique et des comportements d'achat différents des consommateurs en milieu rural. En général, le segment urbain est formé de gens plus jeunes, dont beaucoup d'étudiants universitaires et de travailleurs de la génération montante, et compte de nombreux ménages d'une personne ou petits ménages dont le revenu disponible est plus élevé. Par conséquent, ces consommateurs recherchent des produits pratiques, même s'ils coûtent plus cher.

Produits à forte croissance

  • Boissons alcoolisées : Même si les taxes et les droits de douane élevés découragent la consommation d'alcool en Malaisie, les dépenses pour le vin ont augmenté de plus de 568 % entre 1995 et 2007. Consommé uniquement par les Chinois, les Indiens et les non-musulmans, le vin a vu sa popularité croître dans la foulée de l'augmentation des revenus et de la richesse, du tourisme et des vertus qu'on lui attribue pour la santé. Les exportations de vin de glace canadien ont enregistré une croissance de 4,7 % en 2008 pour atteindre un total de 207 659 $.
  • Boissons non alcoolisées : Les dépenses pour les boissons gazeuses, ayant augmenté de près de 600 % entre 1995 et 2007, ont devancé les dépenses pour les boissons chaudes. De nouvelles saveurs et variétés continuent de faire leur apparition, et les tendances en matière de santé stimulent la demande de jus, de produits à base d'ingrédients santé, de boissons fonctionnelles et de boissons asiatiques de spécialité. Sur le marché, les joueurs locaux et internationaux se livrent une forte concurrence.
  • Aliments emballés et transformés : Les aliments emballés, qui combinent rapidité de préparation, longue durée de conservation et commodité, s'adaptent bien au mode de vie trépidant des Malaisiens. Les aliments surgelés et transformés sont de plus en plus considérés comme une solution de rechange saine aux aliments frais, en raison de l'évolution des perceptions de la génération montante. Les aliments prêts-à-servir de style asiatique gagnent en popularité et sont offerts sous plusieurs formes : réfrigérés, surgelés, pré-cuits et en sachets.
  • Aliments santé : Le style de vie urbain, s'il est de plus en plus trépidant, est néanmoins sédentaire et favorise l'obésité. Toutefois, sous l'effet de l'urbanisation et de l'occidentalisation, la population s'est mise à consommer de nouveaux produits sans sucre ou à teneur réduite en sucre et contenant moins d'additifs, et elle est de plus en plus sensibilisée à l'importance de la santé et de la nutrition. Cette évolution accroît les débouchés, notamment dans le domaine de la production d'aliments à base d'huile de palme, de produits à valeur ajoutée et de produits de spécialité. Le créneau des aliments biologiques est actuellement embryonnaire, mais la demande d'aliments de ce type s'accroît à mesure que la prospérité augmente et que l'importance accordée à la santé et au mieux-être grandit.

Industrie des services alimentaires

L'expansion et la popularité croissante des services alimentaires en Malaisie offrent des possibilités très intéressantes pour les exportateurs canadiens. Selon les estimations, le marché est de 5,1 à 5,8 milliards de dollars* environ et il croît rapidement, à un rythme moyen de 7 % à 19 % annuellement. *Taux de change de la Banque du Canada : 31 décembre 2009. Les sorties au restaurant constituent une activité sociale importante, et les familles consomment habituellement au moins un repas par semaine à l'extérieur de la maison. De plus en plus pratiques et abordables, les repas pris à l'extérieur sont encore plus prisés des jeunes consommateurs en milieu urbain de la Malaisie, auprès de qui les services de plats à emporter, les services de livraison à domicile et les buffets sont particulièrement populaires. Les éventaires et les boutiques (« Mamaks » ou « Kopitiams ») sont les lieux les plus fréquentés pour la consommation de nourriture; ils sont souvent ouverts 24 h, leurs prix sont abordables et ils servent une grande variété de mets internationaux. Cela dit, le nombre de restaurants décontractés et de restaurants-minute, tels que McDonald's, PFK et Pizza Hut, est en hausse dans les régions urbaines.

Les établissements dont la gamme de prix est plus élevée, comme les hôtels, les centres de villégiature, les restaurants et les institutions, constituent les meilleurs débouchés dans le domaine des services alimentaires pour les exportateurs canadiens. Les restaurants chinois de fruits de mer de milieu de gamme et haut de gamme stimulent les importations de poisson et de fruits de mer exotiques et de haute qualité. Les restaurants et les hôtels occidentaux haut de gamme veulent obtenir du poisson et des fruits de mer frais, réfrigérés et surgelés d'une grande fraîcheur, notamment du saumon. De plus en plus de restaurants dans les grandes villes servent des mets issus de la gastronomie mondiale. Les dépenses effectuées auprès des établissements hôteliers et des services de restauration ont augmenté considérablement au cours des dernières années et devraient croître de 14,3 % entre 2007 et 2015. Actuellement, les services d'hôtellerie et de restauration encaissent 10,8 % des dépenses des consommateurs (2007).



Concurrents

Les pays membres de l'APEC et de l'ANASE sont favorisés en raison du nombre moins élevé d'obstacles au commerce et de la proximité géographique (frais de transport moins élevés et délais de livraison plus rapides), ce qui rend le marché de la Malaisie plus difficile à pénétrer pour les exportateurs canadiens. Néanmoins, les relations bilatérales entre la Malaisie et certains des pays les plus proches, soit les Philippines, l'Indonésie et la Thaïlande, sont empreintes de tension et marquées par des différends. Par ailleurs, la Malaisie manifeste de plus en plus sa présence sur le plan du commerce international : elle importe principalement de l'Asie-Pacifique, de l'Europe, de l'Amérique du Nord, de l'Afrique, du Moyen-Orient et de l'Australasie.

Le Canada figure généralement parmi les quinze premiers fournisseurs de la Malaisie et occupe actuellement la 12e position, les importations de produits canadiens représentant 1,9 % des importations agroalimentaires totales de la Malaisie. En 2007, cette part était de 2,1 %. Les premiers fournisseurs de produits agroalimentaires de la Malaisie, et les pays exportateurs qui font concurrence au Canada, sont l'Indonésie (20,1 %), la Thaïlande (10,4 %), l'Inde (9 %), l'Australie (8,1 %) et la Chine (6,5 %). Ces cinq pays ont tous augmenté leurs exportations agroalimentaires en Malaisie entre 2006 et 2008, de 98 %, 90,9 %, 157,8 %, 10,3 % et 13,1 % respectivement. Toutefois, si la part des importations agroalimentaires en provenance de l'Indonésie, de la Thaïlande et de l'Inde s'est accrue, la part des importations en provenance de l'Australie et de la Chine a légèrement diminué.

En ce qui a trait aux importations de produits de la pêche comestibles et adaptés au consommateur en 2008, les États­-Unis ont fourni 10 % des importations, suivis de la Nouvelle-Zélande (16 %), de la Chine (15 %) et de l'Inde (11 %). L'emplacement géographique de la Chine dans l'hémisphère Nord, la similitude des saisons de croissance et la capacité d'offrir des produits agricoles à un prix inférieur sont autant de facteurs avec lesquels les exportateurs canadiens de produits agroalimentaires doivent composer. Les principaux produits que la Malaisie importe de la Chine sont les légumes, tels que le navet, le chou, les carottes, la pomme de terre et l'ail, et les fruits, comme la mandarine, la pomme et la poire. Dans l'hémisphère Sud, la Nouvelle-Zélande est une source d'approvisionnement privilégiée en produits laitiers, l'Australie, en produits de viande et l'Inde, en viandes rouges.

D'intéressants débouchés s'offrent aux exportateurs canadiens de produits agroalimentaires tels que les aliments emballés ou surgelés (barres collation, barres santé, repas prêts-à-servir), le vin (rouge, mousseux et de glace), le poisson et les fruits de mer (homard, moules, saumon, flétan), la viande transformée selon le rite halal, le jus de fruits, les fruits et légumes tempérés frais, les légumes surgelés (surtout les pommes de terre), les fruits secs, les noix, les aliments pour animaux de compagnie, les aliments pour nourrissons (surtout les produits laitiers), les pâtes alimentaires et les céréales de déjeuner.



Accès aux marchés

La Malaisie constitue un excellent point d'entrée pour les entreprises canadiennes désireuses de se lancer sur les marchés émergents de l'Asie du Sud-Est. La demande de produits alimentaires variés et de qualité étant en croissance, les produits importés s'imposent de plus en plus sur le marché des aliments et des boissons de la Malaisie. Les exportateurs qui souhaitent réussir une percée ont intérêt à mettre au point une stratégie d'accès au marché prévoyant le recours à un agent des ventes ou importateur et à un distributeur de l'endroit, qui les aideront à se faire connaître et leur donneront de précieux conseils sur le marché, sur les pratiques commerciales et sur la façon de présenter leur produit pour qu'il respecte les goûts locaux ainsi que les lois et les prix du marché. En général, des mandataires et des importateurs de produits alimentaires distribuent des produits étrangers aux supermarchés et aux épiceries, bien que certaines grandes chaînes de supermarchés ou d'hypermarchés les importent directement.

En tant que membre de l'OMC, de la ZLEA et de l'APEC, la Malaisie adhère aux accords internationaux et aux politiques émanant de ces organismes. La plupart des exigences qui régissent ses importations sont en harmonie avec les règlements de l'OMC ou de la ZLEA, auxquelles viennent s'ajouter des exigences qui lui sont propres. La Loi sur les aliments de 1983 (Food Act 1983) et le Règlement sur les aliments de 1985 (Food Regulations 1985) revêtent une importance particulière puisqu'ils s'appliquent à la fois aux aliments importés et aux aliments de production locale. Économie de marché, la Malaisie assujettit tout de même les importations à plusieurs règlements, et impose des droits de douane élevés et des exigences relatives à la délivrance de licences pour certains produits, dont les exportateurs canadiens devraient prendre connaissance avant de se lancer sur le marché malaisien :

  • Une licence d'importation doit être obtenue auprès du ministère des Services vétérinaires (Department of Veterinary Services Malaysia) pour certains produits agricoles comme la viande, les œufs, tous les produits laitiers, le vin, les plantes, les farines céréalières, et de l'Office du développement des pêches (Fisheries Development Authority of Malaysia) pour les produits de la mer. Le ministère de l'Agriculture (Department of Agriculture) délivre les licences d'importation pour les plantes et les produits d'origine végétale.
  • Tous les produits de viande et les produits d'élevage (à l'exception du porc) importés en Malaisie doivent être certifiés halal par un organisme musulman approuvé par la Malaisie, selon le ministère malaisien du Développement musulman (Malaysian Islamic Development Department [JAKIM]). La licence d'importation, le certificat de santé animale et le certificat d'abattage conforme aux prescriptions islamiques doivent accompagner chaque envoi et être apposés correctement sur l'étiquette.
  • Une certification halal est également recommandée à l'égard d'autres produits sans viande tels que les collations, les confiseries, les produits laitiers et les produits de boulangerie, pour ajouter à leur valeur marchande. Il est aussi recommandé d'apposer visiblement sur l'emballage le logo de l'organisme musulman approprié.
  • Aux 34 points d'entrée du pays, tous les produits alimentaires importés sont assujettis à une vérification, à une inspection et à un échantillonnage aléatoires. Si tous les documents sont réglementaires, les formalités se déroulent sans délai.
  • Les transports, les communications et l'infrastructure sont modernes et efficaces. De plus en plus, la Malaisie est une plaque tournante de l'expédition, la majorité des produits entrant par trois principaux ports, soit Port Klang et les ports de Penang et de Johor. La Malaisie compte également sept aéroports internationaux; l'Aéroport international de Kuala Lampur est l'un des premiers aéroports du pays. Un réseau moderne d'autoroutes et de routes reliant les villes entre elles ainsi que des lignes de chemin de fer ajoutent à l'efficacité du système de transport.
  • La Malaisie impose de nombreuses prescriptions d'emballage et d'étiquetage. Les étiquettes des produits alimentaires importés doivent être rédigées en anglais ou en bahasa malaysia. Il convient de noter que les produits dont l'étiquette porte la mention « Ne contient pas d'huile de palme » ou « Ne contient pas d'huiles tropicales » ne peuvent pas être importés en Malaisie, car le pays soutient fortement son industrie de production d'huile de palme.
  • L'inscription d'allégations santé sur les étiquettes est régie strictement, et les prescriptions relatives à l'étiquetage des produits qui contiennent du porc ou de l'alcool sont également rigoureuses (en raison du nombre élevé de musulmans). L'étiquetage nutritionnel est obligatoire pour certains produits alimentaires importés, dont les divers produits laitiers, les conserves de viande, de poisson, de fruits et de légumes, les sauces et les boissons. Par ailleurs, obtenir l'approbation de nouveaux additifs alimentaires peut prendre du temps. Pour en savoir plus, consultez le Malaysia Exporter Guide Annual du département de l'Agriculture des États-Unis : http://gain.fas.usda.gov
  • Les importations en provenance de pays non membres de l'ANASE sont assujetties à des droits de douane. Bien que la plupart des droits d'importation varient entre 0 % et 30 %, ils peuvent s'élever jusqu'à 200 % dans le cas des produits de luxe, du tabac, de l'alcool, des produits alimentaires transformés et des produits de grande valeur. Le ministère des Douanes et accises (Royal Customs and Excise Department of Malaysia) est chargé de la perception des droits et taxes. Consultez le site www.customs.gov.my pour en savoir plus.
  • Pour réussir sur ce marché, les exportateurs canadiens devraient se reporter aux sites Web suivants en vue d'obtenir de plus amples renseignements sur le tarif douanier et les règlements relatifs aux douanes et aux importations : Service des délégués commerciaux du Canada, www.infoexport.gc.ca, et site du MAECI, www.dfait-maeci.gc.ca.

Pour obtenir des produits considérés comme substituables, les importateurs et les distributeurs font généralement affaire avec les exportateurs qui offrent les prix les plus bas. Ils accordent toutefois une plus grande importance à l'origine des produits non facilement substituables (comme le bœuf et l'agneau), qui doivent être de première qualité, et ils préfèrent s'approvisionner dans certains pays en particulier.


Conseils pour les voyages d'affaires

  • Les heures normales de travail sont du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h, et le samedi, de 9 h à 12 h 30.
  • L'anglais est couramment parlé en Malaisie, mais il peut être nécessaire de recourir aux services d'un traducteur.
  • Les relations d'affaires prospères prennent appui sur une bonne relation personnelle, laquelle s'établit généralement au cours d'un repas. Toutefois, les jeunes hommes d'affaires peuvent accepter d'amorcer une relation avec une entreprise étrangère par voie électronique, sans qu'il n'y ait eu de rencontre en personne.
  • La Malaisie compte diverses religions et ethnies, et il importe de tenir compte de ces facteurs puisqu'ils peuvent avoir un effet sur le régime alimentaire. Il faut également prendre en considération les nombreux festivals et jeûnes.
  • Des séjours réguliers au pays sont l'occasion de nouer de nouvelles relations d'affaires et de maintenir les relations existantes.
  • Les cartes d'affaires sont fréquemment échangées et devraient être remises des deux mains, en signe de respect. Il convient de lire la carte qu'on nous a remise avant de la ranger.
  • Lorsque c'est possible, il faut éviter de passer les plats avec sa main gauche, car elle est considérée comme souillée, et éviter de pointer du doigt et de toucher, ces gestes étant considérés comme irrespectueux.
  • Pour saluer, on serre la main doucement ou bien on fait un « salam » traditionnel en rapprochant la paume de la main de celle de son interlocuteur et en portant ensuite la main au cœur. Les femmes malaisiennes ne sont pas censées serrer la main pour saluer.
  • Les titres tels que « Tan Sri », « Dato », « Encik » ou Monsieur, « Cik » ou Mademoiselle, et « Puan » ou Madame, sont fréquemment utilisés en Malaisie, et la hiérarchie y est très importante.


Secteur et politiques agricoles

Affichant un PIB par habitant à la hausse parmi les plus élevés des pays de l'Asie du Sud-Est, la Malaisie a une économie moderne ouverte et en expansion. La Malaisie accorde une grande importance à ses secteurs de la fabrication et des services. Son secteur agricole contribue pour 10,1 % du PIB et emploie 13 % de la population active malaisienne, soit quelque 1,4 million de personnes. Ce secteur continue toutefois de progresser, la production agricole enregistrant une hausse annuelle de près de 4 %, principalement attribuable à la croissance dans les industries de l'élevage du bétail, des pêches et de la production d'huile de palme. En faisant augmenter les revenus et la consommation en milieu rural, le secteur agricole devrait également apporter une importante contribution à l'économie de la Malaisie en 2010. La production d'huile de palme, en particulier, aura une grande influence. L'industrie pourrait se regrouper, ce qui donnerait lieu à la plus grande plantation de palmiers à huile au monde.

Dans le cadre de son neuvième plan quinquennal Vision 2020, le gouvernement malaisien espérait donner un souffle nouveau au secteur agricole au moyen de politiques visant à améliorer la chaîne de valeur, en misant sur les produits à forte valeur ajoutée et sur l'agriculture commerciale à grande échelle, ainsi que sur la technologie, la recherche et l'innovation, les normes d'accréditation et l'infrastructure. Comme d'autres pays, tels que la Chine ou l'Indonésie, la Malaisie se concentre sur la production intérieure et sur un objectif stratégique national « d'autosuffisance alimentaire ». Afin de garder les taux d'inflation peu élevés et de maintenir les prix des aliments à un niveau abordable, le gouvernement intervient activement dans l'industrie en imposant des règlements sur la fixation des prix.

En Malaisie, les principaux produits agricoles sont le caoutchouc, l'huile de palme, le cacao, le riz, le bois d'œuvre, la noix de coco, le poivre et les cultures vivrières. L'agriculture biologique y est de plus en plus pratiquée. L'intérieur du pays est généralement montagneux, et la Malaisie se prolonge sur des plaines côtières à la végétation luxuriante et diversifiée. Les terres irriguées couvrent 3 650 kilomètres carrés. Les terres arables constituent environ 5,5 % des terres agricoles totales, et les monocultures occupent à peu près 17,5 % de ces terres. La Malaisie dépend cependant des importations pour subvenir à 70 % de ses besoins en matières premières alimentaires et importe des produits tels que les fruits et légumes tempérés, le bœuf, l'agneau, le fromage, le beurre et les pâtes alimentaires.

Le gouvernement de la Malaisie aspire à être l'un des principaux fournisseurs de produits halal, et souhaite faire du pays un centre mondial de la production, de la commercialisation et de la certification de produits halal. Les normes de production halal de la Malaisie sont déjà reconnues dans le monde entier, et le gouvernement aide les fabricants de produits alimentaires à exporter leurs produits halal. L'industrie agricole intérieure n'étant toutefois pas en mesure de fournir suffisamment de matières premières alimentaires, les fournisseurs canadiens pourraient saisir des débouchés.

L'industrie malaisienne de la transformation des aliments en développement contribue pour environ 10 % de la production manufacturière du pays et a fait augmenter la demande d'importations en vrac. Au cours des dix dernières années, la capacité d'exportation de l'industrie a doublé, si bien que la transformation des aliments occupe une place de plus en plus importante dans le commerce agroalimentaire en Malaisie. L'industrie compte quelque 3 200 fabricants, ce qui comprend des joueurs nationaux et internationaux. De grandes sociétés comme Hwa Thai, Yeo Hiap Seng, Nestlé, Unilever et Campbell Soup sont présentes, mais ne représentent qu'une petite part des entreprises en activité en Malaisie. Au nombre des obstacles qui attendent l'industrie, citons le manque de matières premières alimentaires, le peu d'activités de recherche et développement se traduisant par des lacunes sur le plan technologique.

Les personnes intéressées à cibler des fabricants de produits alimentaires sont invitées à consulter la liste des principaux fabricants présents en Malaisie, qui apparaît dans le rapport intitulé Profil du secteur de l'agriculture, de l'alimentation et des boissons – Kuala Lumpur, Malaisie, du Service des délégués commerciaux du Canada. Il est obligatoire de s'inscrire pour avoir accès au rapport. www.deleguescommerciaux.gc.ca/fra/etudes-marches-acces.jsp



Ressources

Haut-commissariat du Canada en Malaisie à Kuala Lampur
Adresse
17th Floor, Menara Tan & Tan
207 Jalan Tun Razak
50400, Kuala Lumpur
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Adresse postale
P.O. Box 10990
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Tél. : (011-603) 2718-3333
Téléc. : (011-603) 2718-3391
Courriel : klmpr-td@international.gc.ca
Site Web : www.international.gc.ca/kualalumpur
Heures d'ouverture : Du lundi au jeudi, de 8 h à 16 h 30, vendredi, de 8 h à 13 h 30
Décalage horaire : HNE +13

M. John Nojey
Délégué commercial
Technologies et machines agricoles, Agriculture, aliments et boissons, Bioindustries, Produits chimiques, Poissons et fruits de mer, Technologies de l'information et télécommunication, Matières plastiques, Services et grands projets
Courriel : John.Nojey@international.gc.ca



Références

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  • Affaires étrangères et Commerce international Canada. Commerce des marchandises.
  • Affaires étrangères et Commerce international Canada. Haut-commissariat du Canada en Malaisie – Notre équipe, Aperçu du potentiel de marché, Profil économique, Réglementation de l'importation, Renseignements pour les visites.
  • Affaires étrangères et Commerce international Canada. Malaisie.
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